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Patrimoine disparu - Page 43

  • Le Nid Joyeux: un orphelinat dans la cité médiévale

    "Le nid joyeux" était un orphelinat qui accueillait à la cité dès 1949, des enfants encadrés par les soeurs de St-Vincent de Paul et quelques monitrices comme Madame Sarraute Jacqueline, Madeleine, Hélène, etc... Il succéda ainsi à "L'ouvroir" qui était un établissement de Jeunes filles du même type entre les deux guerres. Les conditions dans lesquelles furent dans un premier temps hébergés ces orphelins (que des graçons), étaient très précaires et à la limite de l'insalubrité. Les soeurs étaient très autoritaires et les enfants déboussolés par ces conditions. Un numéro était attribué à chaque pensionnaire pendant la durée de son séjour qui ne pouvait pas dépasser ses 14 ans (après le Certificat d'études). Les premiers arrivant furent les trois frères Viéro (René, André et Gilbert) puis les frères Rodriguez (Gérard, Guy et Robert), les frères Coste (Raoul et Paul), les frères Fabro (René et Louis) et Rey, Boyer, Arrigna, etc... La fin de cette période rigide coïncida avec l'arrivée de nouvelles soeurs bien plus sympathiques: Soeur Laguette (mère supérieure), Soeur St-Vincent (encadrement des enfants), Soeur Marthe (Cuisine), Soeur Henriette (jardinage, animaux, collecte de vivres), Soeur Thérèse (Intendance). Leur arrrivée transforma l'établissement en un lieu paisible et humain malgré l'absence de l'amour parental.

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    Soeur Laguette et ses parents, soeur Henriette, André Viéro devant l'entrée du Nid joyeux. C'est actuellement l'entrée de l'Hôtel du donjon à la cité.

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    De gauche à droite: Soeur Vincent, soeur Laguette, soeur Thérèse, soeur Henriette et soeur Marthe

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    Les soeurs amenaient les enfants le dimanche à la campagne ou au stade Domec pour les matchs de rugby. Elles jouaient aussi dans les lices à ce sport avec les jeunes pensionnaires. Il y avait aussi d'autres activités comme le cinéma, le cirque et l'été, en colonies de vacance ou à la mer. Il arrivait que certains orphelins soient accueillis par des familles pour passer la journée. Pour André Viéro, ce fut une éternelle reconnaissance pour M et Mme Bataillé qui habitaient le plateau Paul Lacombe.

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    Derrière l'orphelinat, il y avait un jardin où les soeurs faisaient pousser des légumes et un âne "Grisette"

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    Soeur Henriette partait tous les jeudis et samedis matin avec Grisette au marché, pour collecter de la nourriture que les maraîchers offraient par solidarité. André Viéro a souvenir ému pour tous les habitants de la cité: les frères Sarraute, Solanille, Vidal, Pech, Peyo, Pujol, Gaillagot, le commandant Béteille,M. Cadene, l'abbé Pierre Pont et le laitier Combe.

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    Les frères Coste et Gilbert Viéro lors d'une partie de carte.

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    Le Nid joyeux a fermé en 1962 et c'est la famille Pujol qui l'a acheté pour en faire l'Hôtel du donjon. Les soeurs sont partis à la maison de retraite St-Vincent de Montolieu où elles sont inhumées.
     
    Merci beaucoup à M. André Viéro pour ses souvenirs et ses photos
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  • L'église St-Pierre de Villalbe

    Nous savons grâce au cartulaire de Mahul qu'il existait depuis l'époque médiévale une église placée sous le vocable de St-Pierre située à Villalbe basse. Arifonse, abbé de Montolieu et ses religieux cédèrent en 931 Villalbe avec son église à l'évêque St-Gimer de Carcassonne. Le compoix le plus ancien du hameau (1714), conservé aux archives départementales de l'Aude, nous montre sa présence avec son cimetière attenant en bordure du rec de la Malepère. L'église fut ensuite laissée à l'abandon en raison des offices qui furent déplacés dans une chapelle située dans Villalbe haute. Cette chapelle était située en face de l'actuelle cantine de l'école primaire qui était autrefois la maison presbytérale dans la grand rue. Le curé Utrolly en charge de la paroisse y disait la messe, avant la construction de l'église actuelle en 1784.

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    J'ai découvert cette dalle dans le coeur de l'église de Villalbe. L'autel posé dessus depuis des années la cachait. J'ai entrepris alors de décrypter malgré les difficultés, le texte en latin. Une vraie chasse au trésor! Une fois les élements du puzzle rassemblés, JL Bonnet a trouvé qu'il s'agissait de Jean-Jacques Utrolly décécé le 7 avril 1755 à Villalbe. Cette date étant inférieure à l'année de construction de l'église, par déduction le curé avait dû être inhumé dans sa chapelle puis déplacé dans la nouvelle église paroissiale.

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    J'ai réalisé ce plan de la position de l'église et du cimetière attenant, à la sortie de Villalbe. Il résulte du compoix de 1714 et aussi, des souvenirs d'une personne du hameau ayant connu le cimetière. En effet, si l'église a dû disparaître au cours du XIXe siècle, le cimetière était encore là dans les années 1950. Il était bordé par une murette et un chemin avec une allée de platanes (encore visibles) menait au domaine du Chapitre. Oui, mais voilà. La ville de Carcassonne, sans prendre la précaution de prévenir les familles des défunts inhumés à cet endroit, a un jour fait intervenir les pelles mécaniques. 90% des tombes ont été ainsi relevées, pour construire à la place une station d'épuration. Imaginez l'émoi des familles... Je me suis rendu au services des cimetières de la ville de Carcassonne, afin de savoir davantage. C'est l'omerta! Il n'existe même pas d'après eux, de registre des personnes inhumées. Le dessin que j'ai tracé n'a pas de valeur scientifique, il n'est pas à échelle. Toutefois, les mesures indiquées autour de l'église et du cimetière sont exactes. J'ai converti en mètres, les cannes (unité de mesure du XVIIe siècle) à partir du compoix.

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    Ce qu'il reste aujourd'hui du cimetière et de l'ancienne station d'épuration.

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    A l'arrière, il y a encore des vestiges enfouis dans le sol. J'ai même découvert une cave voutée, car il ne peut pas s'agir de l'aqueduc de Pitot. Il ne passe pas à cet endroit. J'ai appris dernièrement qu'il y avait un grand projet de construction d'une nouvelle station d'épuration à cet endroit. Je voudrais juste signaler qu'un chantier de fouilles préventives risque de mettre à jour quelques mystères de l'histoire de Villalbe. Même si... l'ignorance des autorités de l'époque à anéanti tout espoir d'études scientifiques sur ce site.

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  • Les enfants de Carcassonne morts pour la patrie

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    A l'occasion d'une grande fête commémorative, le 14 septembre 1919à 9 heures sont dévoilées et inaugurées les plaques de marbre portant le nom des soldats de Carcassonne tués à l'ennemi, disparus ou morts sous les drapeaux en 1914-1918. Cette cérémonie à l'initiative du conseil municipal dirigé par M. Faucilhon (maire) se déroule dans la grande salle de la mairie.

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    L'hôtel de ville de Carcassonne détuit en 1935

    Le Groupe Musical dirigé par le chef d'orchestre et compositeur Michel Mir et L'Union vocale, sous la direction de M. Trémoulet joueront:

    A nos glorieux morts (Michel Mir)

    Aux morts pour la patrie (H. Février)

    Gloire à la France (F. Bazin)

    La Marseillaise et le Chant du départ

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    A 3 heures de l'après-midi, on joua au théâtre de la cité "La fille de Roland"d'Henri de Bornier. La mise en scène est assurée par Victor Magnat (directeur du théâtre) avec Paul Mounet, Jeanne Delvair et Romuald Joubet dans les rôles principaux.

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    Ces plaques de marbre ont été démontées lors de la destruction de l'hôtel de ville au milieu des années 30. Je ne sais pas où elles furent placées avant de se retrouver sur l'actuel parvis de la cathédrale St-Michel. A cet endroit, il y avait des habitations et la rue de la lune avant qu'une décision municipale en date du 3 novembre 1950 n'ordonne la destruction des maisons pour y faire un jardin public. Les travaux commencèrent au mois de mars 1951. Nous voyons sur cette carte postale que j'ai agrandie les masures des immeubles en face de la cathédrale.

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    Aujourd'hui, les plaques de marbres avec le nom des soldats ont été fixées sur le mur de ce jardin.

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