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Patrimoine disparu - Page 41

  • Le kiosque du portail des Jacobins

    Les plus anciens se souviendront sûrement du kiosque à journaux que tenait M. Ramon jusqu'en 1985 au portail des Jacobins. La bâtisse qui était accolée au rempart de la bastide avait remplacé dans les années 1950, une plus ancienne dans le style Belle époque. M. Ramon (nommé "Mimi" pour les familiers) et son épouse vendaient également des bonbons, la presse quotidienne et étaient correspondant du magasin des Galeries Lafayette.

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    Jacques Blanco s'est procuré auprès de M. Ramon, âgé aujourd'hui de 94 ans, ce tableau peint par Galou illustrant le kiosque avant 1985. Il fut rasé après la contruction du parking souterrain des Jacobins, quand la municipalité Chésa décida de mettre en valeur le rempart et de rafraîchir le portail. Un kiosque du même style se trouve actuellement en face du Palais de justice, bd Jean Jaurès.

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

  • Où est passée Notre-Dame des voyageurs, M. René Sourou?

    Par quel talent de prestidigitation a-t-on pu faire disparaître la statue "Notre dame des voyageurs" derrière une exposition de serviettes (médiévales, bien sûr)? A l'époque où cette niche n'était pas encore masquée par un débalage tout droit importé du marché chinois, il y avait à l'intérieur de celle-ci une statue d'un mètre et vingt centimètres du XVe siècle. Pour s'en rendre compte, il faut s'arrêter devant ce magasin dans la rue Cros-Mayrevieille à la cité, que nous ne blâmons pas; il faut bien qu'il vive et il n'est pas le seul. Mais alors, comment peut-on admettre que dans un monument classé à l'UNESCO rien ne soit réglementé.

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    Les serviettes ont été gentiment enlevées afin que l'on puisse prendre la photo. Là, dans la niche se trouvait une statue du XVe dont je veux croire qu'elle a été mise en lieu sûr pour éviter sa dégradation. M. Sourou nous dit depuis 5 ans quelle est en resturation, mais jamais ne nous a invité à le vérifier. Il est vrai que M. René Sourou était antiquaire de son état et que la statue est peut-être partie à la vente. Il serait intéressant de savoir si elle était inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, non?

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    "Notre dame des voyageurs" est une statue en bois polychromé du XVe siècle. Elle avait été placée là, dans une niche de l'ancien immeuble Pennabayre, pour protéger la rue et les passants.

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    Une vue du magasin avec les serviettes devant la niche, à l'angle de la rue du Plô et de la rue Cros-Mayrevieille

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  • L'usine Sainte-Marie, allée de Bezons

    Au début du XIXe siècle était édifié au bord de l'Aude et à l'endroit où se trouve actuellement le boulevard Paul Sabatier, une importante filature de 84 ares nommée Usine Sainte-Marie. Ce bâtiment ne formait qu'un seul et même corps, composé de deux ailes jointes à l'extrémité par une galerie surmontée d'un étage en plusieurs endroits. La matrice cadastrale nous donne confrontant à l'est Birot, à l'ouest Castel et Jourdanne, au nord le chemin de la rivière, au sud le ruisseau de l'égoût de la ville. Suite à la faillite Bellotiny et Cié, banquiers à Béziers, l'ensemble de l'usine est saisie les 14 et 15 juillet 1970 à Marie Sabatier et Jules Cazanave, son époux. L'adjudication a lieu le jeudi 25 juillet 1972 à Carcassonne sous l'autorité de Maître Pistre, avoué, 27 rue de la Préfecture. L'usine sera tranformée par M. Bruguière en distillerie au début du XXe siècle. Elle sera dirigée par la famille Grossetête jusqu'à sa fermeture en 1958.

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    L'usine Sainte-Marie avec ses cheminées dans les années 50

    Cet imposant bâtiment comprenait l'habitation du maître et concierge, les salles ayant servi pour la filature, magasins, arrière-magasins, hangars, lieux d'aisance, cours, jardin, étendoir, salles pour l'établissement des machines à vapeur et pour la fabrication du gaz.

    Description

    Au milieu de la cour se trouvait le bâtiment des chaudières et du gaz, ainsi que la salle qui servait pour le lavage des laines. A l'extrèmité de l'étendoir se trouvait le jardin d'agrément, fermé par une grille et une porte en fer et entouré d'un mur de clôture. Il nous est dit que le bâtiment est construit en bonne maçonnerie et couvert de tuiles canal. Il présente, à l'extérieur, les ouvertures suivantes: au nord une porte-cochère en fer, deux fenêtres au rez-de-chaussée, trois fenêtres au premier étage concernant l'habitation et, à côté, deux fenêtres barrées en fer donnant jour aux magasins et aux salles de filature, plus deux autres petites ouvertures; au levant une porte et deux ouvertures au premier étage donnant jour aux magasins et salles, plus une autre petite porte et six petites ouvertures.

    En entrant à gauche, se trouvait un petit appartement ayant servi de loge pour le portier. A l'écurie contigüe, autrefois savonnerie, en partie détruite, il y avait une porte. Bâtiment au milieu de la cour, salles des laveuses et des chaudières. Cet immeuble comprenait encore un hangar sur la ligne de l'aile gauche du bâtiment, lieux d'aisance pour les hommes, lieux d'aisance pour les femmes construits à la suite de l'aile droite. Un grand étendoir pour les laines au milieu duquel se trouve une allée conduisant au jardin. Ce dernier possédait une serre couverte et vitrée, construite en tuiles canal, mais à cette époque dans un état de vétusté faute d'entretien.

    Détail du matériel à la vente

    Salle servant d'atelier et de forge

    Une enclume, une forge avec soufflet et accessoires, quatre étaux, une bascule pour taroder montée sur un établi, quarante deux cléfs à écrous de diverses qualités, deux clefs anglaises, 20 mèches à fer, un étau à main, une scie à scier le fer, 3 compas, 5 feuillères, une hâche de forge, 9 marques en fer

    Salle de la filature

    Les tuyaux et appareils pour la distribution du gaz servant à éclairer la salle

    Arrière salle contigüe

    Une machine pour monter les balles de laine,Un réservoir avec ses tuyaux, Une échelle à crampons pour le service du manège, un cercle en fer à crochets pour emballer la laine.

    Aile gauche

    Grande machine à vapeur pour le service des peigneuses et des machines à dégraisser, un baromètre, une pompe à deux corps avec accessoires, servant à alimenter les chaudières., tuyaux et appareils à gaz.

    Salles des peigneuses

    Un grand séchoir avec les appareils et accessoires, une caisse en fonte pour réservoir de vapeur, une pompe à deux corps pour alimenter les chaudières

    Salle des emballages

    Une presse à emballer

    Salle des sécheuses

    Fourneau et accessoires en très mauvais état, deux étendoirs pour la laine et sesz accessoires

    Salles des laveuses au milieu de la cour

    Une grande cuve en bois pour échauder la laine avec accessoires

    Local des chaudières

    Deux grandes chaudières à vapeur de la force de 30 chevaux chacune. Ces chaudières donnaient la force à toute l'usine. Un thermomètre. Les appareils pour la fabrication du gaz.

    Source

    Le bon sens / 3 juillet 1872

    Quartiers et faubourgs au fil du temps/ H. Alaux/ 2002

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