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<title>Musique et patrimoine de Carcassonne</title>
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<subtitle>L'histoire de Carcassonne et de ses alentours</subtitle>
<updated>2026-08-15T09:57:24+02:00</updated>
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<title>Henri Sanchez, maraîcher à Puichéric, disparu en déportation.</title>
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<updated>2026-08-14T11:27:50+02:00</updated>
<published>2026-08-14T11:25:00+02:00</published>
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<summary>  Henri Sanchez était né à Puichéric le 29 mars 1906 et père de trois enfants...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/00/01/382599093.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Henri Sanchez était né à Puichéric le 29 mars 1906 et père de trois enfants : André (12 ans), Louis (8 ans) et Marie-Thérèse (7 ans). Ce maraîcher sans histoires avait été requis de force par la préfecture de l’Aude à la demande des Allemands, comme garde-voie. Afin de prévenir les attentats contre les voies ferrées, les autorités d’occupation exigeaient que des français soient mobilisés pour les garder la nuit. Si pour une raison quelconque, un acte de sabotage devait survenir, les requis en seraient tenus pour responsables et désignés immédiatement comme otage. Dans la nuit du 20 au 21 février 1944, les guérilleros font sauter la voie de chemin de fer au niveau du pont de Cabriac situé entre Douzens et Moux. Désignés comme responsables, les requis Henri Sanchez et Constantin Denat, tous les deux de Puichéric, sont arrêtés par la Feldgendarmerie et conduits à Carcassonne.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424977&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/02/02/2246397332.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-08-14 à 11.23.31.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Interrogé dans les locaux de ce service du contre-espionnage allemand, Henri Sanchez est mis en détention pendant plusieurs jours avant d’être transféré à Marseille. Son camarade est à priori relâché ; il ne sera pas déporté. Quelques semaines plus tard, le maraîcher de Puichéric se retrouve au camp de Compiègne. Il part en déportation le 4 juin 1944 dans un convoi de 2064 hommes en direction de Hambourg. La chaleur est accablante dans le wagon à bestiaux. Les déportés voyageront sans eau avant leur arrivée trois jours plus tard au camp de Neuengamme. Il est avéré qu’Henri Sanchez fut envoyé dans un kommando de travail forcé pour l’industrie de guerre nazie. La dernière fois que l’un de ses camarades le vit, c’était le 25 janvier 1945.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424976&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/01/4155506984.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-08-14 à 11.21.39.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Depuis cette date, on ne sait pas ce qu’il est devenu. Toutes les recherches de sa femme ont été vaines. Henri Sanchez est probablement décédé d’épuisement lors de l’une des marches de la mort avant la libération du camp. Son nom figure sur le monument au morts de Puichéric. Officiellement, Mort pour la France, il est déclaré comme disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;____________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Baudrigue : &quot;Je n'irai pas&quot;.</title>
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<updated>2026-08-08T12:58:02+02:00</updated>
<published>2026-08-08T10:24:00+02:00</published>
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<summary>  Je n'irai pas cette année aux commémorations du massacre de Baudrigue, le...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Je n'irai pas cette année aux commémorations du massacre de Baudrigue, le 19 août prochain près de Roullens. Les valeurs que défendaient les victimes sont incompatibles, selon moi, avec la présence officielle de certains élus de la ville de Carcassonne, auprès desquels je ne souhaite pas me montrer. Il y avait notamment des syndicalistes parmi les victimes ; elles travaillaient à la mine de Salsigne. Elles avaient été capturées le 8 août 1944 à Trassanel par les nazis. Elles luttaient pour la liberté syndicale, interdite par le gouvernement de Pétain depuis le 16 août 1940. Je ne représente rien, à part deux livres publiés sur Baudrigue et Jean Bringer. Personne n'en a s'en émouvoir ; c'est une démarche morale personnelle. Cela ne m'empêchera pas de me recueillir à Baudrigue, seul et sans tra la la, à un autre moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le petit buveur d'Augustin Moreau-Vauthier a été volé.</title>
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<updated>2026-08-04T15:58:57+02:00</updated>
<published>2026-08-04T15:58:57+02:00</published>
<category term="Statues et Croix" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Dans le Jardin Pierre Sire, situé au pied du Pont vieux, se trouvait une...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/02/00/1002426588.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Dans le Jardin Pierre Sire, situé au pied du Pont vieux, se trouvait une sculpture en bronze d’Augustin Moreau-Vauthier (1831-1893). L’Etat en avait fait don au Musée des beaux-arts de Carcassonne en 1874. Lors de la création de ce jardin en 1953, on l’avait sorti des réserves afin de la placer près d’une niche en pierres reconstituées. À une date que l’on peut situer au début des années 2000, l’oeuvre a disparu. Le ministère de la culture a déposé une plainte pour vol en 2005, sans qu’à ce jour on sache toujours pas ce qu’elle est devenue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424499&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/02/2244228279.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-08-04 à 12.21.06.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Au fond du jardin, la niche orpheline de sa sculpture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424501&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/00/3622207287.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-08-04 à 15.32.51.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Augustin Moreau-Vauthier entra à l'Ecole des Beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Armand Toussaint. Présenté au salon de 1865, Le petit buveur est d'abord une oeuvre en bronze fondue dans l'atelier de Ferdinand Barbedienne. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;L'Etat en fit l'acquisition lors de l'Exposition universelle de 1867 pour 3500 francs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Dans l'Illustration, Théophile Gautier en donne la description suivante : On s'arrête avec plaisir devant Le petit buveur de M. Moreau-Vauthier, un enfant qui pourrait donner une leçon de superflu à Diogène et lui faire jeter sa coupe d'argile. Accroupi au bord d'un ruisseau, il se désaltère dans le creux de sa main avec un mouvement d'une naïveté parfaite. Le petit buveur a cet âge de dix ou douze ans qui prête par sa maigreur juvénile à de fins détails anatomiques. M. Moreau-Vauthier a traité sans sécheresse ce petit corps fluet comme un Saint-Jean du Donatello. Son Zampognaro, modelé sans doute d'après un de ces petits italiens de la Calabre qu'on rencontre par troupes dans les rues, jouant leurs cantilènes sauvages, est d'une vérité frappante. Il semble qu'on entend les sons aigres s'échappant de l'outre gonflée placée sous le bras du musicien errant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424502&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/02/02/2339682755.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-08-04 à 15.50.00.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;L'artiste a également réalisé postérieurement un modèle en marbre. Présenté au salon de 1869, il fut acquis par Napoléon III et placé dans le parc du château de Compiègne. Il se retrouva ensuite dans les collections du Musée du Luxembourg.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;L'univers des bronzes et fontes ornementales - Yves Devaux - 1978&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Livret illustré du Musée du Luxembourg - 1884&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XIXe siècle - Stanislas Lami&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Crédit photo&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Centre national des arts plastiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;________________________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Albert Médioni, victime carcassonnaise de l'antisémitisme de Pétain.</title>
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<updated>2026-07-30T17:02:49+02:00</updated>
<published>2026-07-30T17:01:00+02:00</published>
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<summary>  Albert Léonce Médioni naît à Constantine en Algérie le 1 er  juillet 1899...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/00/01/855233246.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Albert Léonce Médioni naît à Constantine en Algérie le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1899 de parents de confession juive. Il rencontre Fernande Stora qu’il épouse le 15 novembre 1927 à Sétif, puis le couple vient s’installer à Carcassonne. Albert Médioni y occupe les fonctions d’Ingénieur du génie rural. C’est dans cette ville que voit le jour Jacqueline, leur fille unique, le 13 septembre 1933. La famille réside 4 rue des Calquières, mais elle possède deux propriétés : Le domaine de St-Gimer acquis à Raymond Esparseil en 1937 et la propriété St-Charles à Leuc, vendue par M. Rigail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424225&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/02/772843638.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-30 à 16.54.59.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt; color: #ff6600;&quot;&gt;Le domaine St-Gimer à Carcassonne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Chevalier de la légion d’honneur le 30 juin 1933, puis Officier du mérite agricole, Albert Médioni jouit d’une excellente expertise dans le domaine de l’agriculture. L’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain et la promulgation des lois antisémites, vont tout chambouler dans sa vie. A commencer par l’officier de gendarmerie Chapuis, commandant la section de Carcassonne. Il fait apposer la mention JUIF sur la carte d’identité de Français et les cartes d’alimentation de la famille, y compris sur celles de Jacqueline, âgée de neuf ans. Un juif n’étant plus autorisé à occuper des fonctions dans l’administration publique, Albert Médioni est frappé par l’article 7 de la loi du 3 octobre 1940. Il est contraint de cesser d’exercer en qualité d’ingénieur du génie rural. Il présente une demande de réintégration en octobre 1941, mais le Commissariat aux Questions Juives s’acharne sur lui. Il exige sa radiation, car il exerce le poste de chargé d’études par le génie rural et est payé par l’ingénieur en chef sur les fonds du ministère de l’agriculture. Médioni est rayé des cadres depuis 1940, mais l’impossibilité de le remplacer par suite du nombre insuffisant de ces ingénieurs, dont plusieurs sont prisonniers en Allemagne, fait que son chef a été obligé de l’employer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il ne va pas échapper non plus à l’aryanisation de l’ensemble de ses biens. C’est-à-dire à leur confiscation en vue de leur vente à un non-juif. Nommé comme administrateur provisoire, Jules Barrière, a pour mission la saisie des deux propriétés. Il s’occupa également des autres biens confisqués aux juifs carcassonnais. L’expertise en est confiée à l’architecte Paul Enderlin, 5 bis Square Gambetta à Carcassonne.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424228&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/01/3245985891.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-30 à 16.59.47.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Ancienne villa de la Gestapo à Carcassonne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Sur dénonciation, Albert Médioni est arrêté dans sa propriété de St-Charles le 30 août 1943 par la Gestapo du sinistre René Bach. On ne sait trop ce qui lui est reproché. Ses origines juives ou ses relations avec deux Résistants : Etienne Rives à Alzonne et André Morelli, procureur de la République. Il est d’abord interrogé dans la villa de la Gestapo, 67 avenue Roosevelt, puis transféré à la prison St-Michel de Toulouse. On perquisitionne chez lui, mais sans succès. Le 10 septembre 1943, Albert Médioni part vers Drancy, puis vers Auschwitz le 20 novembre de la même année. Son épouse recevra une carte de lui en janvier 1944 du camp de travail de Monowitz, situé à 5 km d’Auschwitz. Mort d’épuisement ou de maladie, Albert Médioni n’est pas revenu de l’enfer des camps nazis. Le 28 octobre 1946, on lui décerna à titre posthume la médaille de la Résistance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424227&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/02/2808708270.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-30 à 16.56.49.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Usines IG Farben à Monowitz (Auschwitz III). Albert Medion y travailla comme esclave.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Service historique de la défense / Caen&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Mémorial de la Shoah&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Archives départementales de l'Aude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Martialis</name>
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<title>Le vélocimane de Joë Bousquet retrouvé !</title>
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<updated>2026-07-27T13:21:24+02:00</updated>
<published>2026-07-27T13:19:00+02:00</published>
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<summary>  Il dort dans un grenier poussiéreux depuis la mort de son propriétaire....</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/02/02/833932076.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Il dort dans un grenier poussiéreux depuis la mort de son propriétaire. C'était il y a soixante-seize ans. Émouvante découverte que celle que je viens de faire. Qui s'en soucie ? Molière a son fauteuil à la Comédie française, nous, nous avons celui du plus illustre de nos poètes dans un grenier. Oublié, ce vélocimane fut fabriqué par Monet-Goyon à Mâcon pour les mutilés de la Grand guerre. Joë Bousquet était ceux-là depuis qu'une balle l'avait rendu paralysé. L'intérêt de conserver cet objet est donc double. Il associe l'image de Bousquet conservée dans de vieilles photographies, à celle de tous les poilus blessés de guerre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424101&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/01/2270229059.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-27 à 12.54.39.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Jöe Bousquet et son vélocimane&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;J'ai quand même posé la question au détenteur de cette relique : &quot;N'avez-vous pas proposé au Centre de la mémoire Joë Bousquet&quot; à Carcassonne, de venir chercher ce fauteuil pour l'exposer ?&quot; Il m'a répondu qu'il l'avait fait, mais qu'on lui avait répondu qu'il faudrait dégager un budget pour le nettoyer. Donc, le vélocimane est demeuré dans le grenier. Bien qu'il soit dans son jus, je vous assure qu'il se trouve en parfait état de conservation. On dirait que Joë Bousquet ne l'a pas quitté depuis longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1424102&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/02/839423993.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-27 à 12.54.14.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Carcassonne Agglo construit actuellement une grande médiathèque. Il aurait toute sa place dans le hall d'entrée du bâtiment, exposé et protégé sous un Plexiglas. Ne comptez pas que je vous révèle son emplacement actuel. Toutefois, je puis vous affirmer qu'il s'agit bien de celui de Bousquet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;_____________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Martialis</name>
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<title>On a retrouvé La couronne de pines !</title>
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<updated>2026-07-24T16:44:53+02:00</updated>
<published>2026-07-24T16:44:53+02:00</published>
<summary>  Voilà qui devrait faire jaser dans des chaumières. Quatre-vingt-douze ans...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/01/01/649468493.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Voilà qui devrait faire jaser dans des chaumières. Quatre-vingt-douze ans après, le roman homo-érotique de l’écrivain et poète carcassonnais François-Paul Alibert vient enfin d’être publié. En 1934, son édition avait été censurée et même détruite, suite à une descente des douanes chez l’imprimeur. Après la mort de l’auteur, il ne subsistait que deux épreuves annotées. La première avait été vendue le 31 mai 2016 ; la seconde, chez Pierre Bergé et associé, l’enchère avait été emportée le 6 juillet 2022 pour 5308 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1423915&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/01/162198260.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-24 à 16.38.26.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Ami d’André Gide, Alibert publia de nombreux recueils de poésie dont Les épigrammes. Il fut également dans les années 1930, le directeur du Grand théâtre de la Cité ; il publia des pièces dramatiques, aujourd’hui oubliées. La couronnes de pines complète deux autres ouvrages jugés sulfureux autrefois, en raison de ses orientations homosexuelles : Le fils de Loth et Le supplice d’une queue. On pourra se procurer La couronne de pines, éditée par J-M Barféty, dans toutes les librairies. Ce livre reste déconseillé au moins de dix ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1423916&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/01/3663182725.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-24 à 16.40.41.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;La maison de F-P Alibert, 30 rue Andrieu à Carcassonne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1423917&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/00/745226640.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-07-24 à 16.40.50.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;La tombe de F-P Alibert dans le cimetière du hameau de Grèzes-Herminis à Carcassonne.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;__________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>Martialis</name>
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<title>Fernand Merlane (1900-1944), résistant et syndicaliste mort en déportation</title>
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<updated>2026-06-27T19:29:51+02:00</updated>
<published>2026-06-27T19:29:51+02:00</published>
<category term="Portraits de carcassonnais" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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<summary>  Fernand Merlane naît le 21 mai 1900 à Narbonne ; ses parents sont...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/01/00/1863930174.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Fernand Merlane naît le 21 mai 1900 à Narbonne ; ses parents sont boulangers. La famille vient habiter à Carcassonne, 112 rue Trivalle. Le jeune homme effectue son apprentissage chez Plancard, fondeur sur l’allée d’Iéna. Il se marie à Axat le 23 avril 1927 avec Maria Mandreau ; le couple s’installe 115, rue Barbacane. Outre ses activités de gymnaste de la Société l’Avenir, Fernand Merlane s’investit au sein de la Bourse du travail. Au cours du congrès de la CGT de 1938, il est élu comme secrétaire de l’Union locale de Carcassonne. L’arrivée au pouvoir de Pétain sonne le glas du syndicalisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1422571&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/02/546467341.jpg&quot; alt=&quot;Bourse_du_travail_Carcassonne.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;La Bourse du travail est fermée, les défenseurs des ouvriers dans le viseur du gouvernement de Vichy, car communistes. On retrouve Fernand Merlane avec les manifestants du 14 juillet 1942 au pied de la statue de Barbès. Le Service d’Ordre Légionnaire a fourni la liste des principaux opposants à la préfecture. Le mouvement de résistance Combat conduit par Albert Picolo a recruté dans le monde syndical. Merlane entre dans la clandestinité. Le 26 novembre 1943 à 7h du matin, il est arrêté par René Bach, agent français de la Gestapo, chez son employeur Saurel, rue Fédou. Le chef du 2e bureau de la Milice, Georges Promé, l’a dénoncé aux Allemands pour activités résistantes. Le milicien n’a que 24 ans, il sera fusillé à la LIbération.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1422572&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/01/1670791326.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-27 à 19.23.03.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Le camp de Royallieu-Compiègne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Au départ de Carcassonne, il est envoyé au camp de Royallieu situé à Compiègne. Le 14 décembre 1943, Merlane fait partie du transport de 933 prisonniers vers Buchenwald. Dans les wagons à bestiaux se trouvent les résistants de Belcaire : René Bayle, Baptiste Arnaud, Victor Dieuzère, Julien et François Toustou, Jacques Vacquier. A eux s’ajoutent Roger Denat de Sallèles d’Aude et André Verdier de Carcassonne. Le 11 janvier 1944, Fernand Merlane est transféré au camp de concentration de Dora. Dans un rapport du Kapo surveillant son commando de travail en date du 6 juin 1944, on note : «&amp;nbsp;Lors du déchargement d’une poutre de 12 mètres de long, Fernand Merlane a été blessé. Elle s’est déséquilibrée et les prisonniers n’ont pas pu la retenir, ce qui a entraîné l’écrasement de la jambe de Merlane.&amp;nbsp;» Il meurt d’une pneumonie au camp de Dora le 18 juillet 1944.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1422573&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/00/1825977386.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-27 à 19.26.00.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Le 9 août 1945, le conseil municipal de Carcassonne, sous la présidence du docteur Henri Gout décide de donner à la rue du moulin, le nom de Fernand Merlane. «&amp;nbsp;Enfant de Carcassonne et défenseur depuis fort longtemps du syndicalisme ouvrier, l’administration municipale, dans le désir unanime de perpétuer sa mémoire et de rappeler aux générations futures le sacrifice de cet homme épris de liberté et dont l’idéal syndicaliste jouent à de nobles sentiments patriotiques, l’ont conduit au sacrifice de sa vie.&amp;nbsp;» Dans la même délibération, la salle de l’Eden (actuelle, Maison des Syndicats) est nommée Salle Elie Sermet, syndicaliste narbonnais mort en déportation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Gallica, Délibérations CM de Carcassonne, Généanet, Fondation pour la mémoire de la déportation, Arolsen, Procès de René Bach.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Crédit photo &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;F. Merlane : Bourse du travail de Carcassonne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;______________________-&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;____________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>A vos archives !</title>
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<updated>2026-06-17T18:40:34+02:00</updated>
<published>2026-06-17T18:40:34+02:00</published>
<summary>  Dans le cadre de futurs article sur la vie quotidienne des Carcassonnais et...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Dans le cadre de futurs article sur la vie quotidienne des Carcassonnais et des Audois entre 1940 et 1944, je recherche des photographies : vues de la ville, queue devant les magasins, marché, évènements, voitures, etc. Tout ce qui parle de la vie à cette époque pour illustrer mon texte. Même des anciennes coupures de presse. Si vous disposez de ces documents, vous pouvez me contacter ou me les envoyer par mail : andrieu.martial@gmail.com. Je suis certain que vos vieux albums familiaux ou boites à sucre, ont des choses à dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Je vous remercie par avance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Léon Goldstein, enfant juif étranger né à Salsigne dont le père est mort à Auschwitz.</title>
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<updated>2026-06-14T20:11:38+02:00</updated>
<published>2026-06-14T20:07:00+02:00</published>
<category term="Seconde guerre mondiale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Léon Goldstein est né le 24 janvier 1943 à Salsigne. De son père, cet...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/02/01/2803841285.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Léon Goldstein est né le 24 janvier 1943 à Salsigne. De son père, cet ancien chercheur au CNRS qui fit de brillantes études à l’Ecole nationale supérieure de chimie de Toulouse, n’a aucun souvenir. Quelques photographies, des bribes du récit de son arrestation par les agents de la Gestapo de Carcassonne. Sa soeur Rita le tient de sa mère ; elle le raconte dans une vidéo publiée par l’USC Shoah foundation. C’était le 31 janvier 1944. Ce jour-là, la police allemande suivie par un camion de soldats en armes fit irruption à la mine d’or de Salsigne. Les Allemands et leur suppôt français, le sinistre René Bach, exigèrent que l’on aille chercher les mineurs juifs au fond du puits. Parmi eux se trouvait David Goldstein, âgé de cinquante ans. Ce commerçant de Berlin avait fui le régime hitlérien en 1938 pour se réfugier en Belgique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421946&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/01/299973948.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-14 à 19.49.44.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Le magasin de tabac à Berlin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Durant la terrible Nuit de cristal, il avait vu son magasin se faire fracasser par les hordes nazies. Tout juste s’il avait pu préserver sa vie et celle de sa famille, contrairement à bien des juifs tabassés cette nuit-là. Il leur fallu du courage pour laisser toute leur vie derrière eux, sans espoir de retour. Le premier passeur, bien que rémunéré, les a vendus. Ils furent relâché grâce à la mansuétude d’une policier de patrouille. Le seconde tentative&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;vers la Belgique se solda par un succès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421945&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/02/2881530167.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-14 à 19.46.09.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Frida et David Goldstein lors de leur mariage en 1926&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;La famille passa un an à Marneffe, près de Liège. Quand les nazis s’apprêtèrent à envahir la Belgique le 10 mai 1940, le gouvernement du royaume interna les juifs étrangers. Refoulés de leur pays d’origine, les juifs allemands devenus apatrides, furent considérés comme une menace pour la sécurité intérieure. La paranoïa atteignit son paroxysme lorsqu’il fut décidé de les déporter en France. Sous la menace des bombardements, les Goldstein gagnèrent Ax-les-Thermes. Dans cette ville de l’Ariège, le maire leur permis de s’installer. Après quelques semaines, l’obligation légale de se déclarer comme juifs, les signala aux services de la préfecture. Des gendarmes de la brigade locale se présentèrent le 25 novembre 1940 à leur domicile, munis d’un ordre d’internement au camp d’Agde, puis à celui de Rivesaltes. Les souvenirs de Rita, âgée de quatorze ans à cette époque, remontent à la surface : «&amp;nbsp;Des abris précaires, des grands vents sur la plaine marécageuse, des périodes très pluvieuses et froides et d’autres très chaudes. Les républicains espagnols chantaient des chansons de leur pays dont «&amp;nbsp;El Paso del Ebro&amp;nbsp;».&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421949&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/00/1594709331.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-14 à 19.58.18.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Rita Waksman&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Qualifiés d’étrangers en surnombre dans l’économie nationale, les juifs ne devaient pas être à la charge de l’Etat. Le gouvernement de Vichy instaura les Groupements de travailleurs étrangers. David Goldstein ayant accepté de se soumettre à ce travail forcé, on le libéra du camp. Il dut rejoindre le GTE n°318 de Lagrasse, détaché à St-Pierre-des-champs. À Rivesaltes, où le reste de la famille demeura enfermée, les deux enfants du couple furent pris en charge par l’Organisation au Secours des Enfants. Rita fut hospitalisée à l’hôpital de Perpignan ; couverte de poux. Elle attrapa aussi une hépatite, soignée à l’infirmerie du camp. Charles Ledermann et Madame Samuel qui étaient internés volontaires, essayaient par l’OSE de faire sortir les enfants. Toutefois, seuls ceux de moins de 14 ans étaient admis à sortir en colonie. Son frère Oskar qui avait seize ans, bénéficia d’une falsification de son âge. Rita arriva au château de Montintin (Haute-Vienne) ; son frère Oscar au château de Chabannes (Creuse) où elle l’a rejoint en mars 1942. Au mois d’août, les gendarmes se présentèrent au château pour embarquer les adolescents vers le camp de Nexon pour être déporté. Oskar était sur la liste, mais parvint à y échapper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421948&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/02/02/3288241081.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-14 à 19.54.08.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Rita et Oscar à Berlin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Frida finit par être libérée le 16 mars 1942, après plus d’une année de détention. En état de grossesse, elle put retrouver son mari à St-Pierre-des-champs où il avait loué un logement. C’est à l’intérieur du camp de Rivesaltes que le petit Léon fut conçu. Il naquit à Salsigne, car son père y fut muté comme mineur au GTE n°422. On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles David Goldstein échappa aux ralles d’août 1942 et de février 1943, où il était nettement plus exposé qu’à Salsigne. Le silence des syndicats des mineurs et du parti communiste local fit longtemps peser des soupçons de lâcheté sur ces arrestations. Il faudra attendre le mois de janvier 2024 pour rendre officiellement hommage à ces treize mineurs juifs. Non sans mal…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421950&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/00/3993836459.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-14 à 20.00.56.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Les mineurs juifs de Salsigne en 1943&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;David Goldstein fut déporté depuis Drancy par le convoi n°68 du 10 février 1944. Il ne survécut pas dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Citons les douze autres mineurs juifs qui subirent le même sort : Josef Coifmann, Mathias Gartner, Max Gold, Jacques Harth, Karl Kampelmacher, Chaïm Raviky, Robert Grün, Louis Kantorowitz, Ladislaw Knoph, Mayer Stern, Tibor Jäger, Leopold Schloss.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Remerciements&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;A Guy Waksman et Léon Goldstein&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Archives de l'Aude, de l'Hérault et de la Creuse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Archives de l'OSÉ&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;USC Shoah foundation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;________________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Martialis</name>
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<title>Liddy Kahn, réfugiée juive de Francfort cachée aux Martys (Aude).</title>
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<updated>2026-06-08T15:45:57+02:00</updated>
<published>2026-06-08T15:38:00+02:00</published>
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<summary>  Liddy Kahn n’avait que seize ans lorsqu’elle vint à Carcassonne pour la...</summary>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/musiqueetpatrimoinedecarcassonne/600/media/01/02/1354205881.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Liddy Kahn n’avait que seize ans lorsqu’elle vint à Carcassonne pour la première fois avec sa famille. Elle s’en souvint toute sa vie. Issue d’une famille juive allemande, Liddy naît le 8 novembre 1926 à Francfort sur le Main. Julius, son père, est un riche homme d’affaire qui traite avec de nombreux pays dont le Luxembourg, la Belgique et la France. Liddy et sa soeur Rose Marie ne manquent de rien ; elles pratiquent la musique et fréquentent les salles de concert. L’accession d’Hitler au pouvoir change radicalement la vie des Kahn, comme celle de tous les juifs allemands et étrangers installés depuis des générations dans ce pays. Depuis le balcon de l’opéra de Francfort, Liddy se souvient avoir vu défiler les Sections d’Assaut avec leurs torches en 1934. Après que l’usine de son père a été confisquée, Julius décide d’émigrer au Luxembourg. Faisant jouer ses relations, il obtient tous les documents en règle permettant à sa famille de se mettre&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;l’abri. Après l’envahissement du Luxembourg et de la Belgique, les Kahn s’installent à Paris. Ils y demeurent un certain temps avant de décider de tenter de passer en zone non occupée. Le franchissement de la ligne de démarcation se monnaye 200 000 francs auprès d’un passeur. A proximité de Bordeaux, ils parviennent non sans danger à atteindre Dax, puis la ville de Pau. A Palavas-les-flots, alors qu’ils logent à l’hôtel, les gendarmes français viennent les arrêter lors de la rafle du 24 août 1942. Ils sont transférés au camp de Rivesaltes dans l’attente de leur déportation vers Drancy. Grâce à l’intervention d’Armand Marquiset Benoist de Laumont (1900-1981), la famille Kahn est extraite in-extremis du convoi. Cet aristocrate oeuvre en faveur des réfugiés à l’intérieur du camp. En 1936, il a déjà fondé «&amp;nbsp;les amis de banlieue&amp;nbsp;» ; une association en faveur des enfants défavorisés de la région parisienne. Il passera à la postérité en 1946 lorsqu’il créera «&amp;nbsp;Les petits frères des pauvres&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421606&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/02/01/459649689.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-08 à 15.25.08.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© Studio Tronchet / Petits frères des pauvres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Armand Marquiset Benoist de Laumont&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Armand Marquiset leur vient en aide une seconde fois en les mettant en relation avec Marcel Itart-Longueville, un avocat carcassonnais susceptible de leur apporter assistance. Les Kahn sont alors revenus à Palavas-les-flots après leur libération de Rivesaltes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421609&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/00/02/1288349654.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-08 à 15.29.08.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Le cabinet de Marcel Itart-Longueville, 7 rue du Palais&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Au 7 rue du Palais à Carcassonne, la famille Kahn est reçue par Marcel Itart-Longueville. Celui-ci les place entre les mains de son réseau d’amis fiables (peut-être chez Raymond Satgé), afin qu’ils puissent être hébergés. Il leur fait obtenir de faux papiers d’identité. «&amp;nbsp;Je me souviens que je suis allé voler le cachet pour valider les papiers&amp;nbsp;», confia plus tard l’avocat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421613&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/02/02/3911191102.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-08 à 15.18.58.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Les faux papiers de Liddy Kahn&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Désormais, les Kahn deviennent Kabron ; une famille alsacienne des plus catholiques. C’est commode quand on a un accent germanique. La famille ne peut rester à Carcassonne bien longtemps ; la ville est truffée de&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;miliciens et de soldats allemands. On décide de l’exfiltrer vers la montagne noire. Plus précisément, dans le village des Martys à l’hôtel-restaurant Bonnafous. Ils s’y cacheront jusqu’à la Libération.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421610&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/01/2296038065.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-08 à 15.30.32.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #ff6600; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;L'ancienne boulangerie Cousinié à Caudebronde&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;A Caudebronde, Ernest Cousinié occupe les fonctions de maire. Sa signature officialise la nouvelle identité de Liddy et de sa famille. C’est aussi le boulanger. La jeune réfugiée se rend à pied chercher le pain chez Cousinié, à deux kilomètres des Martys. « On avait faim. On avait toujours faim… Un jour j’avais aidé M. Cousinié à charger son pain dans une voiture. Il m’en a donné deux. Nous venions des Martys à pied pour chercher le nôtre », dira t-elle.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421611&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/02/3633920403.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-06-08 à 15.31.58.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;L'ancien hôtel-restaurant Bonnafous aux Martys&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Trois années passées aux Martys, chez les Bonnafous qui, seuls avec le maire du village sont au courant de leur véritable identité. Trois ans à espérer l’issue d’une guerre quand on vit traqué, c’est extrêmement long et angoissant. Aussi, le jour de la Libération du pays fut vécu avec une joie indescriptible. Chacun finit par entrer chez soi. Liddy s’exila aux Etats-Unis où elle se maria avec Jefry Weinberg. Le 12 juin 1984, elle revint à Carcassonne. Ce jour-là, elle retrouva Marcel Itart-Longueville.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421612&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/media/01/01/1160764036.png&quot; alt=&quot;Marcel Itart et Liddy Weinberg.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;© USC Shoah Foundation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;Marcel Itart-Longueville et Liddy Kahn en 1984 à Carcassonne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Son sauveur tomba dans ses bras. L’ancien maire radical-socialiste de Carcassonne mourra en 1993, sans jamais revendiquer le titre de Juste parmi les nations. Liddy rejoignit le ciel le 29 juillet 2013 à West Bloomfeld (Michigan). Elle témoigna dans une video de USC Schoah Foundation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://vha.usc.edu/testimony/43553?from=search&amp;amp;seg=96&quot;&gt;Video-témoignage&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif; color: #ff0000;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;Le Midi-Libre / 12 juin 1984&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: helvetica, arial, sans-serif;&quot;&gt;USC Shoah foundation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;__________________________________&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica, arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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