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Patrimoine disparu - Page 37

  • Une statue de Saint-Louis se cache dans la Cité, sous le lierre d'une maison...

    La Cité de Carcassonne n'a pas fini de révéler l'ensemble de ses trésors cachés... Le lierre d'une maison située dans la cité médiévale à l'angle des rues Saint-Louis (anciennement rue Garibaldi) et Dame Carcas cache une niche dans laquelle se trouve une statue de Louis IX. 

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    La statue en bois de Saint-Louis

    Cette maison appartenait autrefois à la famille Roos — grand-parents de Phlippe Decaud, patron du bar Le sénéchal. Elle aurait été construite par l'entreprise Falandry dans les années 1920-1930. La statue était signalée en 1924 dans la rue Garibaldi (aujourd'hui, St-Louis). Elle fut déplacée par M. Roos à l'angle de leur magasin d'antiquités, devenu aujourd'hui commerce de chocolats. Malheureusement, la statue originale fut dérobée. Elle fut remplacée par une copie de près d'un mètre de hauteur en ciment et plâtre, réalisée par Émile Falandry, sculpteur de son état. La grille de protection de la niche est l'oeuvre d'Edmond Taillefer, ouvrier chez M. Ruffas, maître-ferronier dans la rue du Pont vieux.

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    Les propriétaires successifs de cette maison sont nombreux : MM. Roos, Destrube, Binjer, Rives, Bonnet, Aubert et Christian Bouillé.

    Source

    L'indépendant / 27 août 1974

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  • L'ancien cimetière de la Gravette

    Au coeur du quartier de la Gravette dont le nom proviendrait d'une ancienne gravière, se trouvait un cimetière aménagé selon les dispositions du Conseil municipal des 28 février et 18 mai 1894. Ouvert le 23 mai 1896, il reçut les sépultures des miséreux de l'hôpital des "Petites soeurs des pauvres", situé à l'actuelle Roseraie sur l'avenue du général Leclerc. Les habitants des quartiers de la Trivalle et de la Barbacane n'ayant pas de concessions au cimetière de la Cité, reçurent également le droit de se faire inhumer au nouveau cimetière.

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    L'ancien cimetière de nos jours

    Dès juin 1938, la commune de Carcassonne cherchait à créer de nouveaux cimetières. Il faudra attendre finalement l'occupation pour que soit créé le cimetière La conte, par délibération du 22 mars 1942. Il servit uniquement à la Wehrmacht pour y inhumer ses soldats jusqu'en 1944, près de l'entrée qui se trouvait à cette époque en bordure du chemin de Montredon. Celle-ci n'existe plus mais il y a fort à parier que plusieurs caveaux ont été construits sur les tombes des soldats vert-de-gris. Que sont-ils devenus ? Une virée au service des cimetières de la ville vous renseignera peut-être, mais la question risque d'être fort embarassante, voire sans réponse juridique valable. Je vous préviens...

    cimetière la gravette.jpg

    Le cimetière de la Gravette est désaffecté le 12 juin 1957. Aujourd'hui, un parc a remplacé les tombes. Espérons seulement que leurs exhumations se sont déroulées dans les règles, car dans bien d'autres cas, comme à Villalbe, la ville de Carcassonne a fait cela à coup de pelleteuses en dépit de toute dignité pour les morts et leurs familles.

    Sources

    Archives départementales de l'Aude

    Cote 4E 069

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  • L'archéologie médiévale carcassonnaise, c'est du béton !

    Cela faisait des mois que je recherchais les résultats des fouilles archéologiques menées lors du percement des parkings souterrains du square Chénier (1988) et des Jacobins (1990). J'espérais pouvoir vous présenter un bel article sur l'étude historique de notre bonne ville qui s'étendait au-delà de l'actuelle Bastide avant le pasage du Prince noir en 1355. Eh ! bien, vous n'aurez rien... Non pas que nos chers historiens locaux ou scientifiques n'aient pas souhaité me faire partager leurs travaux, mais plutôt qu'il n'existe aucun rapport de fouille sur ces sites. Et pour cause...

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    Inauguration du parking souterrain Chénier en 1988

    Aux dires des archéologues que j'ai contactés, les engins de chantier ont décaissé le square Chénier sans qu'au préalable la mairie de l'époque n'ait fait appel à l'archéologie préventive. Selon eux, la municipalité aurait réfusé de financer le chantier de fouille. Ainsi, c'est tout un pan de l'histoire carcassonnaise qui n'a pas pu être étudié sur ce site ; un ancien cimetière de la ville.

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    Comme si cela ne suffisait pas, deux ans plus tard la construction du parking des Jacobins sera menée de la même façon. Quand les archéologues sont arrivés, les pelleteuses avaient déjà décaissé le terrain. La ville n'avait toujours pas voulu financer les fouilles. Résultat... Seuls quelques clichés montreront des strates dans un sol rougi laissant penser qu'il pourrait s'agir de témoins de l'incendie de 1355, déclenché par le Prince noir lors de son passage. Autrement dit, la ville s'étendait au-delà des murs de la Bastide St-Louis que nous connaissons aujourd'hui. On ne saura rien de ce qui se trouvait à cet endroit. Faut-il parler également de la construction du parking souterrain de l'hôtel des trois courronnes en 1993 ?

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