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Carton rouge

  • Massacre à la Pelle mécanique d'une œuvre d'art

    On avait tout tenté, tant espéré. Nous avions alerté depuis des mois. Et pourtant ! Ils l'ont fait...

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    Massacre à la pelle mécanique de la céramique de l'artiste Jean Camberoque. C'est le titre d'une basse œuvre comme, hélas, notre ville en est coutumière. Le fils de l'artiste les avait pourtant supplié, à force de missives adressées à l'hôtel de ville, d'épargner les carreaux de son père. Ce maître du feu avait obtenu ses galons près des fours de Sant Vicens. Tout une époque, où l'art s'était sublimé grâce à la loi sur le 1% artistique inventée par René Iché, un autre Audois. L'élu en charge de la culture déclara même dans l'Indépendant le 28 janvier :

    "Un élément remarquable sera tout de même conservé à la Roseraie. Il s'agit de la fresque de Jean Camberoque. Ce point a été discuté lorsqu'il s'est agi de délivrer le permis de construire. La fresque sera donc réinstallée dans le nouvel ensemble. Si ce n'était pas le cas, la ville la réinstallerait dans l'un de ses bâtiments".

    Que s'est-il donc passé ? A l'aide d'un burin, les gens du chantier de démolition de la Roseraie, ont essayé de décoller les carreaux de céramique. Après une tentative qui vit le premier se briser, ils ont appelé à la rescousse la pelle mécanique avec le succès que l'on connaît. N'existe t-il pas des entreprises spécialisées, mandatées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles ?

    Que va t-on faire désormais avec ces restes ? Dieu seul le sait.. 

    Une restauration à grand frais ou... la déchetterie, plus sûrement.

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2022

  • La bibliothèque de Lagrasse serait partie en bois de chauffage

    J'ai le regret de vous faire connaître que la bibliothèque en bois qui ornait la salle de lecture de notre ancienne Bibliothèque municipale aurait disparu par crémation. Après avoir été "démontée" en 2010 par l'Agglo, elle avait été entreposée à la Roseraie dans des conditions de conservation plus que contestables. Ce bâtiment qui a servi de siège pour la Communauté d'Agglomération a été ensuite délaissé puis squatté. Les occupants ont, d'après une source fiable, fait du bois de chauffage avec la bibliothèque léguée à la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne par les moines de Lagrasse au XIXe siècle. La Roseraie est actuellement en cours de démolition afin de réaliser des logements pour séniors.

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    De profundis.
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  • Je suis scandalisé ! Honte à Tf1

    En ce moment trop de choses négatives et souvent démagogiques sont écrites ou racontées sur la Bastide Saint-Louis. En qualité de défenseur du patrimoine de Carcassonne, je ne peux laisser passer cela sans réagir. Rassurez-vous, il n’est pas question en cette période électorale de sortir du cadre dans lequel j’entends bien rester sur ce blog. Toutefois, la manipulation télévisuelle de mercredi soir dernier sur un journal de grand audience, m’amène à réagir pour rappeler que nous avons l’un des plus grands centre historique du sud de la France. Notre Bastide Saint-Louis s’étend sur 36 hectares intra-muros, c’est-à-dire à l’intérieur de ses anciens remparts. Se servir de l’exposition de problèmes purement politiques autour de la supposée désertification des centre-ville, en détruisant au passage les qualités historiques et patrimoniales, c’est du suicide. Je dis que tous les coups ne sont pas bons, quand il s’agit de faire peser sur le tourisme de cette ville une grave menace en commandant un tel reportage à dix jours d’un scrutin. Ceux qui dénigrent actuellement la Bastide porteront une lourde responsabilité ; celle d’avoir fait fuir un tourisme déjà menacé par le terrorisme et maintenant, un virus chinois. Carcassonne a besoin d’une belle exposition médiatique ; le monde entier regarde cette ville Patrimoine mondial de l’humanité. Or, jouer sur les peurs pour tenter de faire gagner une élection par le truchement d’un reportage téléguidé avec des témoins bien choisis depuis Carcassonne, c’est non seulement démagogique mais cela détruit l’image de la ville. Si seulement cela avait été vu que par des Carcassonnais… Non pas, le journal de Tf1 ce sont des millions de téléspectateurs chaque soir. J’espère que vous comprendrez quel a été mon écœurement mercredi soir dernier lorsque j’ai vu ce reportage uniquement à charge et déséquilibré contre notre ville. Aucun trait positif n’a été retenu, contrairement à un journalisme qui hier pouvait compter sur de vrais professionnels. Dix secondes à peine pour montrer la place Carnot avec ses façades, c’est bien peu. Que les journalistes mondains parisiens regardent d'abord leur ville qui n'est pas bien reluisante ni propre, avant de donner des leçons chez nous.

    Vivat ! Semper vivat ! Carcassona !

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