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Cinéma - Page 12

  • Quand la Cité accueillait une collection de costumes des films d'Hollywood

    À l'époque de l'âge d'or du ciména américain avec leurs célèbres comédies musicales fimées, les Aston Martin et autres Rolls Royce s'arrêtaient à l'Hôtel de Cité ; on voyait alors descendre des berlines rutilantes, James Stewart ou Grace kelly. Je me dis qu'avec un monument aussi unique que la Cité médiévale, nous aurions pu créer un festival du film. On lui aurait peut-être donné le nom d'André Cayatte, ce cinéaste né à Carcassonne et primé d'un Ours à Berlin. 

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    James Stewart à l'Hôtel de la Cité

    L'exposition

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    Au mois de juin 1978, la grande salle des tours Narbonnaises accueillit une exposition de costumes et de mannequins médiévaux. Elle se transforma pour l'occasion en une espèce de Musée Grévin, car plusieurs modèles avaient été conçus avec le visage d'un acteur du cinéma américain. 

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    L'ensemble de cette collection provenait d'un achat de costumes de cinéma qui avaient été acquis par une habitante de la Cité: Mlle Maya Koumany,une danseuse d'origine Russe. Cette dernière les tenait d'un de ses amis Monty M. Berman (1912-2002), le plus grand costumier d'Hollywood. On dit d'ailleurs qu'il serait venu à plusieurs reprises à Carcassonne. Il avait créé les costumes des Canons de Navarrone, de Lawrence d'Arabie, de James Bond. Il avait habillé Katherine Hepburn, Richard Burton, Sean Connery...

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    Des costumes romantiques pour le cinéma

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    Stan Laurel, à gauche...

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    Une fileuse à son rouet

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    Un moine et deux seigneurs

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    Deux enfants

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    Le fou du Roy

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    La cour

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    Les musiciens

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    Le poète

    Jusqu'au milieu des années 1990, une grande salle du Château comtal avait été aménagée pour accueillir ces mannequins. Elle faisait partie du circuit de visite à intérieur des remparts par le musée Pierre Embry. La salle a été ensuite débarrassée de cette espèce de musée Grevin médiéval qui ne gênait personne, sûrement à la demande du Centre des Monuments Nationaux. Les costumes ont été ensuite vendus à Jean-Michel Signoles, patron à cette époque de l'Hôtel de la Cité. C'est Philippe Decaud qui les a accueillis et exposés dans un musée à l'entrée payante, à côté de son bar Le sénéchal. Aujourd'hui, difficile de savoir où ils sont passés, mais selon lui, ils auraient été vus dans un château cathare.

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

  • "Le petit baigneur" avec Louis de Funès a été tourné dans l'Aude

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    Ce film réalisé par Robert Dhéry en 1967 avec Louis de Funès, Michel Galabru et bien d'autres acteurs a été tourné en partie dans l'Aude. A Azille (scène du garde barrière), au pont de la Cesse à Mirepeisset (scène de la poursuite en bâteau sur le canal) et aux cabanes de Fleury d'Aude.

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    La maison du garde barrière avec le passage à niveau en 1967. A la sortie d'Azille, une scène fut tournée dans laquelle on voit passer le train du Minervois.

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    Robert Dhéry traverse la voie

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    Ce qu'il reste de la voie ferrée à Azille

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    Louis de Funès pendant le tournage à côté de la maison du garde barrière

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     A gauche, la maison du garde barrière a été rasée, mais on voit encore les traces des rails.

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    Michel Galabru et Robert Dhéry à Azille en 1967

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    Les barrières du passage à niveau ont disparu

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    La course poursuite sur le pont canal de la Cesse à Mirepeisset

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    Le Pont canal de la Cesse

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    A Sallèles d'Aude, à l'endroit où le canal du midi fait la jonction.

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    Au même endroit en 2015

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    Les Cabanes de Fleury lors d'une scène du film

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    Aujourd'hui, au même endroit

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • "Le destin" de Y. Chahine, tourné à Carcassonne et primé au Festival de Cannes 1997

    Le Destin

    (المصير)

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    Film Égyptien 

    de

    Youssef Chahine

    (1926-2008)

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    Le scénario de ce long métrage traite des sujets de la tolérance et de l'intégrisme au cours d'une histoire située au XIIe siècle. 

    Dans le Languedoc, au XIIe siècle. Un traducteur des oeuvres du grand philosophe arabe Averroès est brûlé comme hérétique. Son fils, Joseph, parvient à s'enfuir, à gagner l'Andalousie et à trouver refuge auprès d'Averroès lui-même, alors Grand Juge du calife Al Mansour et médecin fort réputé. Nasser, le fils aîné du calife, compte parmi les plus fidèles disciples d'Averroès, tandis que le cadet, Abdallah, ne pense qu'à la danse, à la musique et à la belle gitane dont il est follement épris depuis quelques semaines. Une secte de fanatiques prend le pouvoir. Elle tente tout d'abord d'en finir avec un doux poète, Marwan, avant d'endoctriner Abdallah...

    Un sujet dans l'actualité d'aujourd'hui et terriblement visionnaire.

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    Le film débute par un plan fixe sur la Cité et sur le Pont vieux

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    Le plan suivant montre le Château comtal, puis l'arrivée de cavaliers dans la rue du Four Saint-Nazaire.

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    Le supplicié est traîné par des chevaux jusqu'au bûcher

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    Dernière scène filmée à la Cité, dans la Cour du midi

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    © AFP

    Youssef Chahine

    reçoit le Prix du 50e anniversaire du Festival de Cannes en mai 1997. Un consécration pour ce réalisateur arabe prônant la tolérance et l'ouverture culturelle. On a sans doute oublié que la Cité a bénéficié cette année-là d'une inscription à l'UNESCO et d'un film primé à Cannes. On a sans doute oublié dans Carcassonne, le message de Chahine pour la richesse et la concorde des religions et des civilisations. Certains décideurs seraient bien inspirés pour leur action culturelle de visionner ce film, comme d'ailleurs les professeurs pour élèves de la ville. Un voeux pieu... sans doute. Voici l'interview qu'il accordait sur le tournage au journal télévisé de FR3:

    "D'aucune loi. J'ai pas peur de la Charia. Toutes les lois célestes ou appelez-les comme vous voulez, c'est des lois correctes. Ça dépend qui les applique. Et de quel droit, premièrement ? Est-ce qu'ils ont assez lu ? Est-ce qu'ils lisent bien ? Ou bien, ils ont des connotations spéciales à eux, à chaque mot ? C'est un l'étude de tout cela, à travers le grand philosophe arabe Averroès, qui lui, a beaucoup influencé l'âge des lumières, chez nous." (Youssef Chahine)

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015