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Cinéma - Page 13

  • La fiancée des ténèbres : un film tourné à la Cité de Carcassonne

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    La fiancée des ténèbres

    est un film de Serge de Poligny, tourné dans la Cité de Carcassonne en 1944. Le scénario a été écrit par Gaston Bonheur, un journaliste et écrivain né à Belvianes dans l'Aude.

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    Serge de Poligny pendant le tournage

    © Gaumont

    Argument

    Sylvie est convaincue de sa malédiction et mène une vie sans espoir dans la sombre demeure de son adoptif, à Carcassonne. Un jour, elle rencontre Roland, un jeune compositeur de musique, et décide de fuir avec lui. Mais son père, à la recherche du secret des Cathares, la persuade de renoncer au monde pour retrouver, dans les souterrains, le sanctuaire des Albigeois.

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    La première scène se passe sur le Pont vieux

    Distribution

    Pierre Richard-Wilm (Roland), Jany Holt (Sylvie), Edouard Delmont (M. Toulzac), Line Noro (Mlle Perdrières), Simone Valère (Dominique Samblanca)...etc.

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    Gaston Bonheur, Jany Holt, Pierre Richard-Wilm

    Analyse

    Il existe dans l'histoire du cinéma français un film, unanimement considéré aujourd'hui comme le premier et le seul d'inspiration Cathare. Accueilli, lors de sa sortie, par des ricanements dans une incompréhension quasi générale, à cause de la complexité labyrinthique d'un scénario chargé de références culturelles ; admiré pour la perfection formelle de ses images, La fiancée des ténèbres surprend aujourd'hui et fascine les jeunes générations de spectateurs plus informées des problèmes de l'irrationnel et plus sensibles aussi à un discours qui rompt avec les conventions trop littéraires du cinéma des années 30.

    (Les cahiers de la cinémathèque / Hiver 1975/ N°16) 

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    Interview de Gaston Bonheur

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    Pierre Richard-Wilm dans les lices

    Le scénario de La fiancée des ténèbres est adapté d'une nouvelle que j'avais publiée en 1943, dans l'édition de Paris-soir Toulouse : La mort ne reçoit que sur rendez-vous. J'avais trente ans, ce qui peut expliquer un peu de ce délire romantico-philosophique et j'avais aussi, depuis longtemps, terminé mes propres études de philosophie à Paris. Il faut, peut-être, préciser pour mieux comprendre les intentions de mon texte, que j'étais monté à Paris comme "investi" d'une mission par mes maîtres Joë Bousquet et Estève, mon professeur de terminale : j'aurais dû devenir philosophe ; je suis devenu homme de lettres et c'est Alquié [Ferdinand Alquié, NDLR] qui a pris ma place.

    En arrivant à Paris j'avais  de nombreuses lettres de recommandation auprès de Germaine Dulac, Abel Gance et même Jean Renoir pour qui j'ai même commencé à écrire un scénario sur Le blé et qui aurait dû être tourné à Chartres. C'était une époque où l'on voyait dans le cinéma une forme d'expression qui prolongeait la littérature ; où nous pensions que le fin du fin c'était un cinéma qui tiendrait ses lettres de noblesse de la littérature. Après la défaite de 1940 c'est donc tout naturellement que j'ai participé en zone sud, aux activités cinématographiques de la Côte d'azur avec les frères Prévert et mon ami Marc Allégret, entre autres. De Pâques 1941 à juin 42, j'ai travaillé aux films Impéria.

    C'est dans ce climat que j'ai donc pour l'édition toulousaine de Paris-Soir, dont le rédacteur était René Maine, écrit cette courte nouvelle qui devait retenir l'attention du producteur François Chavannes et celui qui allait devenir mon ami, Serge de Poligny. Il y a eu aussi Jean Anouilh, qui a écrit la scène d'amour sur les remparts ; une scène un peu plaquée, mais qui servit surtout à justifier un salaire.

    Le film est un peu le résultat de deux groupes, des Méridionnaux qui voulaient faire passer quelque chose ; et des parisiens dont la connaissance des goûts du public permettaient de mettre en images, dans un style qui avait fait ses preuves selon les conventions romanesques du moment.

    Pour ce qui est du climat de la vie quotidienne, je m'étais inspiré de faits précis et de personnages réels que je connaissais. C'est ainsi que Charpin représente mon bon maître François-Paul Alibert dans sa faconde joviale. Delmont, immobilisé sur sa voiture d'infirme, recouvert de sa longue cape, représente Joë Bousquet. Avec un peu de Déodat Roché qui, lorsque je l'ai connu en 1930, se prétendait le dernier évêque cathare...

    En partant de l'aventure vécue par le héros comme une épreuve pour atteindre la purification, on peut interpréter l'histoire comme la représentation symbolique d'un itinéraire vers la perfection. Le trésir enfoui sous la Cité serait le Saint-Graal... Et la fête à Tournebelle, le Paraclet... J'avais conçu La fiancée des ténèbres comme un opéra, aux implications ésotériques rigoureuses. En ce sens l'apport fondamental a été celui de Manuel Mirouze qui écrit pour le film une partition très élaborée, éditée sous le titre de Symphonie Albigeoise. [L'air de la chanson occitane "Lo Boier" est reprise dans la musique du film. NDLR]

    Originaire de Toulouse, Marcel Mirouze qui a ensuite dirigé pendant de longues années l'orchestre de Monte-Carlo était parfaitement au courant de mes intentions.

    Aviez-vous connaissance à cette époque, de l'intérêt porté en Allemagne non seulement à la quête du Graal, mais à certaines spéculations qui voyaoent en Montéségur le Fontsalvage de la tradition, et surtout de certaines conceptions ou interprétations wagnériennes, voire nietzchéennes, de la pensée cathare ?

    Bien sûr,  nous connaissions les livre d'Otto Rahn (La croisade contre le Graal) ; mais la littérature sur le catharisme était en ce temps-là, assez rare. Les cahiers du sud avaient pourtant réalisé en 1942, un numéro sur l'occitanie et la pensée cathare. René Nelli y avait collaboré ; mais c'est à peu près ce dont on disposait en France. Par contre, j'ai une anecdocte de tournage du film qui va dans le sens de votre question. Au moment de la réalisation, la Cité de Carcassonne était sous contrôle de l'armée d'occupation, et nous étions en rapport constant avec les officiers. Je me souviens fort bien de l'un d'entre-eux  qui avait installé son bureau dans une des grandes salles et qui avait devant lui une statuette de Trencavel dont il prétendait s'attribuer la fière devise : "Mon épée pour la veuve, mon bouclier pour l'orphelin". Il était persuadé que le combat de la Wehrmacht vengeait les victimes de Simon de Montfort... Ceci dit le tournage du film s'est parfois déroulé sous leur contrôle, mais pour des raisons de sécurité uniquement. C'est ainsi par exemple que pour la scène du drame passionnel sur la péniche, c'est un officier allemand qui a tiré le coup de révolver pour l'enregistrement du son.

    Nous étions dans un climat intellectuel profondément influencé par le surréalisme, et toutes ces idées d'un romantisme plus contemporain, nous hantaient. Malheureusement, le tournage a été interrompu pendant la Libération et les scènes de la fête à Tournebelle ne sont pas ce qu'elles auraient dû être. Pour moi, elles devaient se dérouler près de Gruissan, au vrai Tournebelle.

    Figurants célèbres

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    Durant la scène du bal filmée à l'ancienne guinguette "Le Grougnou", près de l'écluse du Fresquel, on remaquera la présence devant la caméra du peintre Jean Camberoque et de son épouse.

    En DVD

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    Depuis le mois dernier, Gaumont vient de sortir ce film en DVD au prix de 12€90. Vous pouvez vous le procurer chez Leclerc ou chez Cultura à Carcassonne.

    Merci à Noël Pagé pour son aide

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • La tisane de sarments : un téléfilm tourné à Carcassonne en août 1979

    La tisane de sarments

    est un téléfilm français réalisé par Jean-Claude Morin et diffusé le 10 mai 1980 sur FR3 ; il est tiré du livre du même nom écrit par Joë Bousquet en 1936 (éditions Denoël). Parmi les acteurs, on retrouve Philippe Léotard (Joë Bousquet), Anne-Laure Meury (Paule Duval), Henri Serre (Dr Duval), Anne Saint-Mor (Henriette), Françoise Bertin (Françoise)...etc.

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    L'intrigue

    Il s'agit d'un récit autobiographique de ce que fut la vie du poète Carcassonnais Joë Bousquet, condamné à une vie immobile en raison d'une blessure de guerre. Ses réflexions sur la solitude et son infirmité, ses rêves d'amour pour une adolescente et ses rapports avec la droigue pour échapper à sa condition.

    Le tournage

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    Le tournage a eu lieu à Peyriac-Minervois (place de la libération), à Villallier et dans la rue Aimé Ramond à Carcassonne en septembre 1979.

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    Tournage dans la rue Aimé Ramond

    On retrouve de nombreux figurants locaux et l'harmonie municipale. C'est Philippe Léotard qui joue le rôle de Joë Bousquet dans sa rencontre avec l'amour. Anne Saint-Mor est Henriette (sa soeur) et Jean-François Pujol campe René Nelli.

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    Le Tacot club de l'Aude avait prêté pour la circonstance ses véhicules. Ce Ford A de 1931, était la propriété de M. Soucaret. On voit P. Léotard se faire porter par d'autres acteurs du film.

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    Philippe Léotard et Henri Serre

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    La chambre de Joë Bousquet dans la rue de Verdun, reconstituée pour les besoins du tournage. Le Dr Bernard (Henri Serre) est à ses côtés.

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    Août 1979, le tournage de nuit dans la rue Aimé Ramond. On aperçoit l'ancien magasin Radiola de Monsieur Villalonga et l'imprimerie Bonnafous.

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    Philippe Léotard devant l'ancienne maison du Dr Oustric

    La critique

    "Le soin apporté à la réalisation, l'évocation somble et, malgré tout, suggestive de l'époque littéraire, une illustration sonore intelligente, font de l'adaptation du roman de Joë Bousquet un des plus beaux téléfilms que l'on ait vus depuis longtemps"

    (Le Figaro TV / 9 mai 1980)

    "C'est un film de communion avec Joë Bousquet, d'une facture rare à la télévision. Ce roman onirique, cette histoire d'amour fou est devenue un film qui donne le goût très fort de connaître Bousquet et ses livres."

    (L'Humanité / 10 mai 1980)

    "Je travaillais 24 heures sur 24. Il m'était impossible de sortir de mon personnage, n'était-ce que quelques heures. J'étais continuellement concentré, tendu, jusqu'au dernier jour : c'était un rôle écrasant, mais passionnant."

    (Philippe Léotard)

    Sources:

    www.grammaireducinema.com

    I. Debien et C. Ortiz

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Quentin Durward : une série télévisée tournée à la Cité de Carcassonne.

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    Quentin Durward

    est une série Tv franco-allemande d'après le roman de Walter Scott et réalisée par Gilles Grangier. Elle compte pas moins de 7 épisodes dont le cinquième fut tourné en 1971 à l'intérieur de la cité. Le décor naturel de Carcassonne a été choisi pour représenter dans cette histoire, la ville de Liège. On peut dire que notre ville est vraiment mise en valeur au cours de scènes de combat au Château comtal et près de la porte d'Aude pendant 10 minutes. Nombreux sont les figurants à l'écran, filmés au plus près. Peut-être reconnaîtrez-vous l'un des votres...

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    L'intrigue, située en 1468, prend comme cadre la rivalité entre Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Le héros, Quentin Durward, fuit son Ecosse natale pour la France. Il y retrouve son oncle Ludovic Lesly et intègre auprès le lui la Garde Ecossaise de Louis XI, découvrant avec surprise que ce dernier et le marchand qu’il a croisé peu de temps auparavant - et qui s’intéressait étrangement à lui - ne font qu‘un. Parallèlement, Isabelle de Croye, comtesse bourguignonne, est venue chercher refuge auprès de Louis XI pour échapper au mariage auquel Charles le Téméraire la destine. Louis, décidé à faire tomber le comté de Croye aux mains d’un allié, décide de la livrer à Guillaume La Marck. Pour ce faire, il fait croire qu'il l'envoie auprès de l’évêque de Liège, allié de Charles. Quentin Durward, est chargé du convoi ...

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    Le héros principal Quentin Durward est incarné par Amadeus August.

    Le tournage

    L'ensemble des scènes ont été fimées dans la cité médiévale durant l'été 1970. Les lieux choisis furent la Porte d'Aude, l'entrée du château comtal, la cour du mid et les remparts. L'équipe de tournage et de production "Maintenon films" ont été logées à l'Hôtel Montségur, avenue Bunau-Varilla. Plusieurs Carcassonnais participèrent comme figurants, notamment ceux du Centre équestre qui avait mis ses chevaux et cavaliers à disposition du téléfilm. Rien que pour la journée du 2 juillet, ce sont au total onze chevaux qui furent mis en scène.

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    Dominique Coquile, cavalière Carcassonnaise, et Denis le Guillou

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    Une scène à la Porte d'Aude dans laquelle la doublure d'Amadeus August grimpe à l'aide de carreaux d'arbalète plantés dans le mur d'enceinte le logis de l'Inquisition. Si vous passez par là, levez la tête, les pièces en métal rouillé y sont encore...

    Les acteurs

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    Amadeus August se détend entre deux prises

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    Philippe Avron

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    Denis le Guillou

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    Claire Maurier et Amadeus August

    L'équipe technique

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    Gilles Grangier dans la Cour du midi

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    Les techniciens de la production

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    Vous trouverez désormais ce téléfilm en DVD

    Sources

    Un grand merci à Dominique Coquille

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