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Actualités - Page 37

  • L'église Saint-Martin dans le quartier Pasteur va être rasée

    Voilà une décision qui ne va pas manquer de raviver de tristes et déchirants souvenirs auprès des habitants du quartier des Capucins. Ils savent dans quelles conditions on a rasé leur couvent en 2002... Quatorze ans après, c'est cette fois le quartier Pasteur qui devrait s'émouvoir de voir disparaître son église la semaine prochaine paraît-il, sous les coups des bulldozers.

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    L'église Saint-Martin

    fut édifiée par les soins du chanoine Andrieu - curé de St-Vincent - et consacrée le 19 octobre 1953 peu de temps après l'émergence de ce nouveau quartier. D'ailleurs, son vrai nom est le quartier Saint-Martin ; c'est l'usage familier qui, au cours du temps, lui donna le patronyme du célèbre savant. Il y a 63 ans, les terrains n'étaient que marécages et appartenaient à la famille Garric. Peu à peu des pavillons sortirent de terre en même temps que se dessinaient de nouvelles artères. L'église trouva naturellement sa place, comme ses semblables dans d'autres nouveaux quartiers de la ville.

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    Selon nos renseignements, le lieu de culte - situé derrière la maison de retraite Béthanie - était tombé en déshérence depuis quelques temps. Comme tout bâtiment non entretenu, il devint la proie des méfaits des intempéries ; tant et si bien que l'on décida de ne plus y dire l'office. Il semble que pour des raisons de sécurité, l'évêché se soit résolu à le détruire. Cela devrait être fait la semaine prochaine... Nous connaissons actuellement les problèmes rencontrés par les paroisses pour maintenir les prêtres en place et réhabiliter les lieux de cultes. A ce titre, l'exemple le plus marquant est celui de la chapelle des Carmes, rue Clémenceau. 

    Toutefois, nous trouvons regrettable de devoir en arriver à de telles extrémités. Certes, cette église n'a pas actuellement de valeur patrimoniale. Qu'en dira t-en dans 50 ans ? Les goûts d'aujourd'hui ne sont pas ceux de demain. Qui détruirait maintenant la Tour Eiffel alors qu'après l'Exposition Universelle de Paris en 1900, les parisiens la jugeaient immonde ? 

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    A l'intérieur de cette église se trouve un maître autel du XIXe siècle provenant de la chapelle Saint François-Xavier (ci-dessus) ; elle accueille actuellement le Cercle Taurin Carcassonnais dans la rue Barbès. Il semblerait que lui aussi soit destiné au pilon.

    Si l'on prend comme référence les travaux de Claude Seyte sur les cloches du département, on notera ce qu'il dit au sujet de celles de Saint-Martin :

    La cloche de gauche, encore munie de son joug de bois, provient de la chapelle des Carmes. Elle est datée de 1822. La cloche à l'anse trilobée a été fondue par De Besse en 1727 ; elle provient de l'hospice des vieillard qui est allé à Leucate.

    Espérons que l'on prendra soin de ces cloches, si elles y sont encore. On peut regretter que l'on n'ait pas tenu les riverains du quartier au courant de cette destruction prochaine. Peut-être auraient-ils pu lever une souscription pour la sauver...

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

  • La sculpture de Barry Flanagan est partie de Carcassonne

    On m'a signalé récemment la disparition d'une oeuvre du sculpteur Barry Flanagan qui se trouvait depuis plusieurs années dans le petit jardin de la capitainerie du port du Canal du midi. Ce blog avait d'ailleurs rédigé un article sur l'artiste britannique qui s'était installé à Montolieu à la fin de sa vie.

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    Le lièvre dans une barque

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    Renseignement pris auprès des V.N.F (Voies Navigables de France), le propriétaire de l'oeuvre a souhaité reprendre son bien qui n'était qu'en dépôt à cet endroit. La sculpture serait retournée à Montolieu... Il faut dire que l'accueil que Carcassonne lui avait réservé depuis 20 ans était pour le moins discret. Une meilleure exposition dans un centre d'Art contemporain - qui n'existe pas à Carcassonne - aurait peut-être plaidé en faveur du maintien de l'oeuvre dans la capitale audoise. Dois-je évoquer le souvenir de la nef de pierre d'Ariel Moscovici qui dort toujours sur une palette de chantier à l'extérieur des Serres municipales, depuis la destruction du square Gambetta en 2003 ?

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  • Votre avis m'intéresse

    Chers lecteurs,

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    Comme vous le savez, ce blog est très lu. Il atteint en moyenne 400 lecteurs par jour avec des pointes - selon les articles - à plus de 1000. La rédaction d'articles élaborés sur la culture ou l'histoire demandent un grand travail de recherche et de rédaction. Je sais que vous en avez conscience... Dois-je ignorer qu'au sein des administrations à vocation touristique ou des services du patrimoine, mes articles sont imprimés ? Non, bien sûr - prennent-ils soin ensuite de citer d'où vient la source qui leur a permis de les renseigner ? 

    Alors pour tout cela, je ne demande rien - simplement que comme le chantait Trénet, vous ne passiez pas sans me voir, sans même me dire bonsoir. Laissez un petit message de temps en temps... Il y a une belle chanson de François Valéry : "Aimons-nous vivants, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent." 

    N'attendez pas de moi comme autrefois que je rédige des articles créant des polémiques. Ce temps est révolu ; il m'a trop coûté et surtout des ennuis. J'ai rendu des services à la collectivité en faisant évoluer certaines choses, au détriment de ma santé et de mes propres intérêts. Pendant ce temps, les pousse-au-crime sont restés sagement à l'abri et ont bénéficié des fruits de mon travail - quand ils ne l'ont pas critiqué ensuite, car on distingue facilement les pleutres dans la société ; il mangent grassement sur le dos des autres et font leur nid comme le coucou.

                                                                              Martial Andrieu