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Seconde guerre mondiale

  • Inédit ! Les méthodes d'interrogatoire de la Gestapo pendant l'Occupation

    Ancienne villa de la Gestapo, 67 av Roosevelt, rasée en 2016

    Au cours de mes recherches sur les activités liées à l'Occupation allemande à Carcassonne, je suis tombé par hasard sur une archive déclassifiée depuis 2017. Ce document précieux pour la compréhension des méthodes d'interrogatoire du S.D (Gestapo), ne se trouve pas aux Archives de l'Aude. A sa lecture, nous observons que l'instrument de répression nazi n'improvisait pas. Tout était rigoureusement codifié sous le contrôle des autorités supérieures du Reich : Intimidation, mensonge, cynisme puis la manière la plus brutale afin d'obtenir des aveux ou des renseignements. Tout ceci doit couper court à toutes les légendes selon lesquelles, ceux qui sont sortis des griffes de la Gestapo ont bénéficié de la mansuétude des agents de ce service. Par conséquent, nous laissons les lecteurs se faire une idée sur les circonstances de la libération des prisonniers le 19 août 1944 de la Maison d'arrêt de Carcassonne. Ils pourront, qui sait, trouver des réponses aux raisons pour lesquelles Bringer, Ramond, Roquefort, Hiot, Gros, Bertrand et les autres ont été assassinés à Baudrigue. Surtout, ils sauront raconter l'inexplicable libération de Delteil, Arnal, Haguenauer, Plana, Chiavacci, Co, Chiocca, Munaretto, Raynaud, Marès, Pons. Tout aussi impliqués que ceux qui subirent le châtiment cruel, leurs dépositions transpirent les arrangements sur une version commune et le mensonge.

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    La Maison d'arrêt de Carcassonne

    Méthode d’interrogatoire et de détention de la Gestapo

    1. Bureau principal de la sécurité du Reich
    2. Ordres secrets du SD révélant les mesures d’interrogatoires du 3e degré.

    Reichssicherheitshaulpamt (Bureau principal de la Sécurité du Reich)

    A/ A tous les services de police d’état

    B/ A la police secrète

    Information

    A/ A tous les inspecteurs de la sûreté (SIPO) et SD

    B/ A l’inspecteur général de la SS. Totenkopfstandarten renforcée

    Détention préventive 

    Sur l’ordre du Reichsfûhrer SS et chef de la police allemande, tous les détenus dirigés en temps de guerre vers un camp de concentration sont dirigés sur une section pénitentiaire spéciale. Sont à excepter les suspects internés pour des raisons préventives (spécialement « Kartel » - gens fichés- qui ont été envoyés dans un camp, ou ceux faisant l’objet d’une note spéciale.

    Pour augmenter l’effet de la terreur, dans chaque cas les points suivants sont à observer.

    — En aucun cas, même si la période d’internement a été indiquée par le Reichsfûhrer SS et chef de la police allemande, la durée de cette période ne doit être communiquée.

    — Indiquer toujours la durée de l’internement par « Jusque’à nouvel ordre ».

    — Ne pas hésiter à augmenter la terreur dans les cas difficiles, par une habile propagande d’oreille à oreille, qu’on a entendu dire que le détenu, en raison de la gravité de son affaire ne peut être libéré que dans deux ou trois ans.

    Dans les cas particuliers, en plus des mesures à prendre dans les camps de concentration, le Reichsfûhrer SS et chef de la police allemande, ordonnera des bastonnades. Ces instructions seront à l’avenir communiquées également à la Staatspolizei. Dans ce cas aussi on ne doit pas hésiter à renforcer le paragraphe 3, si on le juge utile pour augmenter l’effet de terreur.

    Pour répandre de telles communications il faut naturellement choisir des personnes appropriées et de toute confiance.

    Pour obtenir des aveux sur l’acte reproché, on ne doit pas employer l’interrogatoire renforcé. Non plus, ce moyen ne doit pas être employé envers des personnes encore utiles à la justice. Les cas spéciaux doivent également être soumis à son approbation. 

    Le système renforcé peut être appliqué même après les bastonnades. Il peut comprendre :

    — Nourriture élémentaire (eau et pain)

    — Couche dure

    — Cellule obscure

    — Manque de sommeil

    — Exercices exténuants et aussi par distribution de coups de bâton

    (pour plus de 20 coups de bâton on doit faire venir un médecin).

    Les interrogatoires renforcés ne doivent être appliqués, que si l’on constate qu’au cours d’interrogatoires précédents le détenu a eu connaissance de renseignements importants concernant l’ennemi ; ou concernant des liaisons ou plans et qu’il se refuse à les communiquer. 

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2022

  • La grande évasion de Jean Cahen Salvador

    Jean Cahen Salvador naît le 25 décembre 1908 à Paris (VIIIe) et exerce avant la Seconde guerre mondiale de hautes fonctions au sein du Conseil d’État. Dès la constitution du gouvernement Pétain, il est suspendu et mis à la retraite d’office en 1940, en raison de ses origines juives. La promulgation des lois sur le statut des juifs l’amène à fuir Paris, situé en zone occupée par les nazis. Il trouve refuge à Carcassonne, certainement aidé dans sa démarche par son ancien confrère au Conseil d’État, Paul Henri Mouton (1873-1962), lui-même suspendu par Vichy. Il y épouse, Simone, la fille de ce dernier le 6 août 1940. De cette union naissent respectivement à Carcassonne, les 4 octobre 1941 et 19 août 1943, Gilles et Anne-Marie Cahen Salvador. Le beau-père, Paul Henri Mouton, inventeur de la loterie nationale, fait partie d’un réseau de résistance qui tient des réunions clandestines au domaine de la Jasso, près du bord de l’Aude. Le couple Cahen Salvador et ses enfants, vivent au n°13 de la rue de la République.

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    Le lieu de résidence des époux Cahen Salvador à Carcassonne 

    Arrêté à Carcassonne le 2 septembre 1943 en raison de sa religion juive, Jean Cahen Salvador est envoyé au camp de Drancy. Son beau-père, malgré ses réseaux, n'a rien pu faire. A partir du 15 septembre, une poignée d'internés va organiser le creusement d'un tunnel clandestin à partir des caves de Drancy. Jean Cahen Salvador participe à cette périlleuse aventure pour recouvrir la liberté. Aidés dans leur tâche par le colonel Blum, chargé d'administrer le camp par les SS, les prisonniers font des prouesses avec une simple pioche. Deux mois plus tard, le tunnel fait 35 mètres de long, soit deux mètres avant les limites du camp. L'évasion est prévue pour le 11 novembre 1943, jour où l'appel doit se faire une heure plus tard. Hélas, le 9 novembre, cette entreprise a été dénoncée aux allemands. Les SS fouillent les caves et finissent par découvrir le tunnel. Henri Swarz est passé à tabac et finit par donner le noms de quelques complices parmi les plus gaillards à ne rien avouer. 

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    Camp de Drancy en 1943 gardés par la police française

    La gestapo de la rue Lauriston doit venir sur place pour faire sauter le tunnel avec des grenades, mais celui-ci résiste.  Les internés vont être obligés de boucher l'entrée avec des briques et du mortier. "Pour des juifs vous avez très bien travaillé. On a besoin de gens comme vous en Allemagne", leur dit Aloïs Brunner. Ils vont être déportés vers Auschwitz par le convoi n°62, non sans avoir réussi à dissimuler des outils.

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    Ancienne gare de Bobigny, départ pour Auschwitz

    Le 20 novembre 1943 à 5h du matin, les tunneliers de Drancy montent dans un autobus en direction de la gare de Bobigny. Jean Cahen Salvador raconte : "Au départ de l'autobus, on a chanté la Marseillaise ce jour froid de novembre". Les gardes mobiles français se sont même mis au garde-à-vous. Arrivés à Bobigny, les gens du tunnel n'ont pas été séparés et ont été mis dans le même wagon à bestiaux. Un wagon uniquement composé d'hommes. Après les recommandations d'usage d'un SS sur les tentatives d'évasion, le train s'ébranle en direction de l'Est de la France. Les hommes savent que le convoi arrivera vers 6h à Bar-le-Duc, puis à la côte de Lérouville où le train sera obligé de ralentir. C'est là qu'il faudra sauter. Au préalable, il faut faire sauter les barreaux de la lucarne du wagon pour s'échapper. Eugène Handschuk et Serge Bouder sortent leurs tourne-vis, mais rien n'y fait. Tout est bien solidement scellé et la nuit arrive. Alors, les frères Roger et Georges Gerschel se mettent à l'ouvrage. Ils tirent avec leurs deux mains sur les barreaux en s'appuyant de leur pied sur la cloison de bois. Leur force est herculéenne. Ils parviennent finalement à faire sauter les barreaux. 

    jean cahen salvador

    C'est par ce trou de souris que vont s'échapper les frères Gerschel, Oscar Handschuk et ses deux fils, Serge Bouder, Maurice Kalifat, Jean Cahen Salvador. Au total, douze des quatorze tunneliers plus sept autres n'ayant pas participé au creusement. Henri Swarz et Robert Dreyfus resteront dans le convoi et n'en reviendront pas. Tout comme le colonel Blum, entassé dans un autre wagon.

    Ces hommes seront recueillis et trouveront refuge chez des agriculteurs et des cheminots de la région de Bar-le-Duc. On les change de vêtements, on leur donne à manger et même de l'argent pour prendre le train. Marcel et Odette Ménard seront reconnus "Juste parmi les nations". Les évadés atteignent la gare de Bar-le-Duc, puis repartent en direction de Paris avec de faux papiers. Jean Cahen Salvador arrivera à Gex (Ain) en provenance de Paris en passant par Lyon et Bellegarde. Sa femme Simone et ses enfants le rejoignent. De là, ils gagnent Versonnex, puis à pied les bois de Villars Dame. Grâce à Charles Pomaret, ils trouvent refuge en Suisse jusqu'à la fin de la guerre.

    jean cahen salvador

    En 1980, le tunnel est redécouvert lors de la construction d'un gymnase

    C'est ainsi que Jean Cahen Salvador échappa à la mort. Deux autres juifs arrêtés à Carcassonne et faisant partie du convoi n°62 n'ont pas eu cette chance. Il s'agit de Charles Lévy qui travaillait à Saint-Denis (Aude) comme comptable et d'Albert Médioni qui résidait à Leuc chez un propriétaire.

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    © Alain Pignon

    Madame Cahen Salvador lors d'une assemblée générale de l'Association des Amis de la Ville et de la Cité en 1980

    Après la guerre, Jean Cahen Salvador retrouvera son poste au Conseil d'État et mourra en 1995. Son épouse, Simone Cahen Salvador (1913-2003) née Mouton, officiera longtemps comme présidente de l'Association des Amis de la Ville et de la Cité. Quant à leur petite fille Sidonie, c'est actuellement la directrice de la Société de films Gaumont.

    Sources

    Documentaire "Les évadés de Drancy" / Nicolas Lévy-Beff/ 2016

    Blog "Musique et patrimoine" / 2015

    "Passages clandestins des juifs en Suisse" / Ain.fr

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  • Charles Fourès (1916-1989), résistant Gaulliste et anti-pétainiste

    Roger Charles Fourès naît à Carcassonne le 8 avril 1916. Mobilisé lors de la déclaration de guerre en 1939 au 81e R.I.A, il est ensuite fait prisonnier par les Allemands à partir du 12 juin 1940 et envoyé de l’autre côté du Rhin. Au Stalag VI G, près de Cologne, ses sentiments profondément anti-allemand lui inspirent de saboter tout travail qui lui est confié. Fourès cultive auprès de ses camarades la haine du Pétain à travers le Trait d’Union, journal collaborateur publié par Vichy. C’est un Gaulliste convaincu. Ses frères d’armes en captivité se nomment : Raymond Boquet (professeur de lettres à Castres), Augustin Béziat (Représentant à Carcassonne), Charles Laffargue (Lieutenant à Meknès), Pistre (Boucher à Villepinte), Cathala (Propriétaire à Leuc), Moutounet (Habitant à Rambouillet).

    charles fourès

    Entrée d'un Stalag

    Le 8 août 1941, Charles Fourès parvient à s’évader en compagnie de Charles Laffargue. « Nous avons franchi à pied deux frontières, deux lignes de démarcation (Germano-Belge à Malmédy-Stavelot et Franco-Belge à Waterloo-Roubaix). La zone occupée à Amiens et la zone libre à Castillon par Libourne grâce au Bar des Allées qui nous a servi de passeur. Nous sommes arrivés à Carcassonne le 16 août 1941. Au moins d’octobre, j’étais en contact avec la Résistance de l’Aude, embryonnaire à cette époque. A Carcassonne, diffusion de tracts. Contacts avec Mesdemoiselles Bénet de Quillan, Madame Degon, Raoul de Volontat, Audirac à Espéraza, le docteur Marx. En même temps, une ossature de résistance se dessine à Carcassonne au début de 1942 avec le Chef de l’Armée Secrète, le colonel Picard. Madame Degon établit ma relation avec un régional Franc-Tireur nommé Hervé. Je suis nommé départemental pour la diffusion de journal».

    charles fourès

    Pendant une année, Fourès diffuse clandestinement Franc-Tireur. Le paquet est remis à la bibliothèque de ses parents à la gare de Carcassonne au nom de Roland, son pseudo. La distribution s’effectue avec Vitalis-Cros à bord de la camionnette de la librairie de sa mère. Fourès constitue un réseau de responsables autour de lui : M. Germer, rue du 4 septembre, servait de boîte postale ; Perdigou de Cazilhac, Rivérola, Berseille, Gayraud, Fort, Testa, Reynès, Armagnac de Conques qui sera tué au maquis de Trassanel.

    Après l’arrestation de Hervé, le journaux n’arrivent plus. Charles Fourès rentre aux M.U.R (Mouvements Unis de Résistance) et s’approche de Lucien Roubaud, chef départemental. Le chef de l’Armée Secrète devient Gayraud, rue Raspail. « Je suis contacté à ce moment en tant que prisonnier évadé par Fontaine et le colonel Planes de Montpellier, ainsi que par M. Tricou. Je suis désigné comme chef départemental M.N.P.G.D (Mouvement National des Prisonnier de Guerre Déportés) avec comme adjoint M. Couderc. Le mouvement s’intègrera ensuite avec les F.F.I pour toutes les missions de camouflages, propagande, renseignements, sabotages, etc.

    Courant 1943, dissimulé sous une fausse identité, il se met en relation avec Sablé (Chef départemental du N.A.P - Noyautage des administrations publiques), Graille (liaisons régionales) Daraud alias Bel (Chef départemental Maquis), Bonnafous alias Richard, Morguleff alias Georges, etc. Fourès a trouvé un emploi de contrôleur aux Allocations familiales, rue Frédéric Mistral. A deux pas de la librairie de Vitalis-Cros. Cette administration a joué un grand rôle dans la Résistance audoise à l’insu de son directeur. Seuls Madame Guilhem (secrétaire) et M. Fort (comptable) étaient au courant. « Je ne couche plus chez moi. Je possède une chambre chez Arnal, droguiste. Une autre chambre est réservée à cette adresse pour les autres camarades de passage ».

    charles fourès

    La droguerie Arnal, Bd Omer Sarraut

    Début 1944, Jean Bringer lui est envoyé pour rentrer dans la Résistance audoise par Pech, inspecteur de police. Bringer devient chef départemental des F.F.I qui viennent de ses créer ; Fourès entre à son service comme adjoint. Il fait la connaissance de Louis Amiel, Jean Delpech, Azéma, Ferrier, Dardié, Francis Vals, Rose Beauviel, Louis Raynaud, André Coumes, Ribeill, Delteil. La chambre chez Arnal sert aux réunions des chefs départementaux et régionaux, aux dépôts de papiers compromettants, d’armes. L’équipe des tueurs du milicien Kromer, loge chez lui. La bonne d’Arnal découvre le stock d’armes. La chambre est évacuée. Transport des armes en plein jour de chez Amiel, chez Fourès avec le camion de Trotte, primeur. Perquisitions de la Milice chez Arnal, la planque est grillée.

    « Je suis chargé en même temps par M. Roubaud de former le R.O.P (Recrutement, Organisation, Propagande), aidé par MM. Monnié et Castel. La ville est divisée en secteurs. Ce mouvement est destiné, en cas de débarquement allié dans la région, à prendre l’initiative des opérations par la présentation aux alliés d’un mouvement de renseignements. Des brassards sont confectionnés par Riverola.

    charles fourès

    La librairie Cros, rue Frédéric Mistral 

    « Juillet 1944 : Jean Bringer est arrêté et remplacé par Morguleff. Fourès, contacté par l’Intelligence Service devient « Le Saint ». Les réunions deviennent plus nombreuses, le danger est plus grand. Un plan est établi pour essayer de sauver Bringer avec Coumes, Ferrier et Daraud. On surveille les voitures de la Gestapo. Un coup de main est envisagé par le maquis de Raynaud, mais il est anéanti trois jours après. Durant cette période, j’ai assuré la fabrication de faux papiers. Les messages attendus passent enfin et je monte au maquis de Picaussel avec Morguleff et Berseille le 15 août 44. Ce fut ensuite la reconnaissance dans Carcassonne libérée sur ma moto avec Berseille, une voiture portant le drapeau tricolore avec le commandant Alaux, le capitaine Soual, le capitaine Tallon, le lieutenant Guy David.

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    Obsèques de Jean Bringer. Charles Fourès, à droite, tient les cordons du poêle 

    A la libération. Fourès prend les fonctions de président du Comité d’épuration. Il démissionne, car il ne supporte pas de voir des jeunes miliciens de 20 ans se faire fusiller. Les vrais chefs de la Milice, eux, s’étaient enfuis en Espagne. Après la Libération, Il est désigné par l’Etat-major des FFI pour devenir Sous-Préfet de Narbonne. Il refuse, car considère qu’il n’a pas fait de la Résistance pour obtenir un poste administratif. Francis Vals, Président du Comité départemental de Libération, prend alors sa place et deviendra ensuite le maire socialiste de Narbonne jusqu’en 1971. Nous voyons ici qu’il y a une différence entre ceux qui briguaient des fonctions électives pour leur parti, et les autres. Finalement, Charles Fourès participera au lancement de « La République du Midi », journal censé remplacer « La dépêche du Midi » qui s’était compromis avec Vichy. Quelques années plus tard, il rejoint le Midi-Libre en tant que responsable départemental de la publicité. Il mourra le 19 mai 1989 à 73 ans.

    Décorations 

    Médaille militaire, Croix de guerre avec palme, Médaille de la Résistance, Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance, Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

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    Cécile Fourès reçoit l'Ordre National du Mérite

    On ne peut parler de Charles Fourès sans évoquer le souvenir de son épouse, Cécile Farges. Ce couple s’était rencontré chez Maître Nogué où elle travaillait. Par amour pour lui, la jeune femme dactylographiait clandestinement des documents chez Arnal pour Jean Bringer. Elle servait également d’agent de liaison en dissimulant les papiers dans le guidon de sa bicyclette. Madame Fourès est décédée l’année dernière dans sa 96e année. C’était la dernière à avoir connu Jean Bringer, alias Myriel.

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