Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres

  • En librairie, la biographie inédite de Paul Giro sur Joë Bousquet.

    Faut-il nous émouvoir de n’avoir pas vu paraître depuis fort longtemps, une biographie inédite du poète alité de la rue de Verdun ? Oui, sans aucun doute. Paul Giro réussit la gageure de sortir la mémoire de Bousquet du carcan régionaliste, dans lequel on s’applique à l’enfermer depuis trente ans. D’ailleurs, c’est précisément à cette date que l’auteur, sur les conseils d’amis, commença sa recension. Expurgeant toutes idées convenues, s’en tenant strictement à l’étude critique d’une abondante correspondance, Paul Giro nous livre un autre regard sur Joë Bousquet.

    Capture d’écran 2025-03-26 à 18.52.09.png

    « Le domaine où ces idées reçues sont peut-être les plus répandues est celui de la période militaire de sa vie, que couvre le premier tome de cette ambitieuse biographie. Non, le blessé de Carcassonne n’a pas devancé l’appel lors de la Grande guerre ; non, à aucun moment de cette guerre il n’a été lieutenant ; non, cette blessure ne se produisit pas, le 27 mai 1918, sur le territoire de Vailly (Aisne), mais sur le plateau de Brenelle ; non, au sein des troupes françaises, on ne comptait pas l’Oberleutnant Max Ernst ; non,, ce qui a frappé Joe Bousquet, ce ne fut pas une « balle allemande », mais un éclat de schrapnel ; et enfin non, ce projectile — qui le priva de l’usage de ses jambes pour les restant de ses jours — ne lui sectionna pas la colonne vertébrale… En s’appuyant sur de nombreux documents inédits (et en particulier la considérable correspondance de Joe Bousquet), Paul Giro remet à sa place véritable cette blessure trop fameuse — dont on fait le centre et la matrice de tout, y compris du processus créatif dans lequel le poète devait ultérieurement s’engager. Avant elle, en vérité, il souffrit d’un « mal d’enfance » (pour reprendre le titre de l’un de ses livres), d’un « mal natal » : cette mélancolie, au sens presque nosologie, l’a empêché à jamais, à la suite du traumatisme subi lors d’une naissance catastrophique, de se sentir comme étant tout à fait au monde. La vie amoureuse de Bousquet, qui a fait la matière de tant de gloses, est, depuis ses irrétrouvables rêves d’enfance, mise ici au premier rang des « champs d’application » de sa mélancolie… Jusqu’à ce soir de novembre 1916 où, assistant au Werther de Massenet à l’Opéra de Béziers, le sous-lieutenant Bousquet rencontra une jeune femme qui lui inspira sur-le-champ ce qu’André Breton nommera « le mystérieux, l’improbable, l’unique, le confondant et l’indubitable amour » : elle s’appelait Marthe Marquié. Comme dans une tragédie grecque, un processus était dès lors fatalement enclenché, qui devait atteindre son acmé le 27 mai 1918. »

    Capture d’écran 2025-03-26 à 20.02.30.png

    Paul Giro est né à Carcassonne le 17 avril 1950 dans la rue Armagnac, cinq mois avant la mort de Joe Bousquet. Après des études au lycée Paul Sabatier où il fit la connaissance de René Nelli, il entra en Khâgne au lycée Pierre de Fermat de Toulouse. À Paris, il intègra d’abord Science Po puis l’ENA. Haut fonctionnaire, il fut Chargé de mission au Conseil constitutionnel auprès de Robert Badinter. 

    Joe Bousquet, d’une mort l’autre fait partie d’une trilogie dont le premier tome se nomme Mourir (1897-1918). Les deux autres tomes sortiront aux printemps 2027 et 2028. On peut se le procurer à Carcassonne à librairie Breithaupt, rue Courtejaire. On peut aussi le commander en ligne aux éditions Claire Paulhan. 460 pp. 28

    Editions Claire Paulhan

    Séance de dédicaces au Festival du livre, samedi 12 avril à 17 h, Grand Palais (Paris)

    _____________________________

    Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2025

  • Nouveau livre : Jean Bringer, chef de la Résistance de l'Aude

    Quatre-vingts ans sont passés ! Jean Bringer, le chef de la Résistance de l'Aude assassiné à Baudrigue (Roullens) par les nazis n'avait toujours fait l'objet d'une étude historique. Aucun hommage, ni célébration. Tout juste un nom de rue attribué après la Libération, en remplacement de celle de la préfecture. Que savait-on de lui ? Rien. On ne sembla d'ailleurs pas s'intéresser à ce qu'il fut ; sa personne servit souvent les postures devant le monument aux morts du square Gambetta. Il fallait donc à l'occasion de ce 80e anniversaire offrir à ce héros, grand patriote, non seulement une biographie mais plus encore. Une enquête sur les circonstances de son arrestation, après avoir signé l'an dernier un ouvrage sur les martyrs de Baudrigue.

    Capture d’écran 2024-08-08 à 10.10.02.png

    Bringer c'est d'abord le parcours d'un militaire chargé d'encadrer, d'unir et de commander une armée hétéroclite de maquisards. L'abnégation d'un homme face au destin d'une France occupée, abandonnée par un pouvoir pétainiste décidé à collaborer avec l'ennemi. C'est bien cela Myriel - son nom de guerre. C'est ensuite, un homme qui n'était pas de chez nous, un père qui ne vit pas son fils grandir, un époux irréprochable. Enfin et surtout, un honnête homme avec le sens de l'honneur accroché à l'âme. Pourquoi l'a-t-on livré aux Allemands le 29 juillet 1944 à moins d'un mois de la Libération ? Vous le découvrirez dans cet ouvrage, mauvaise conscience d'une certaine résistance carcassonnaise cupide et lâche.

    Capture d’écran 2024-08-10 à 09.45.57.png

    Afin de réunir documents et témoignages, quatre années de recherches ont été nécessaires dans différents dépôts d'archives en France et à l'étranger ; une année supplémentaire pour synthétiser et tenter de rendre intelligible un récit destiné au plus grand nombre de lecteurs. Un grand merci à Jocelyne Bringer, belle-soeur de notre illustre héros, pour son soutien moral. Ce livre a été entièrement réalisé par mes soins et uniquement financé par moi-même. Merci d'avance pour votre soutien.

    Capture d’écran 2024-08-10 à 09.46.17.png

    Aujourd'hui, la mémoire de Bringer et de ses compagnons de route est dans la lumière. Si quelques uns ont été malhonnêtes, la grande majorité s'est battue avec désintéressement pour une France libre, républicaine, démocratique, sociale et solidaire. Contre le despotisme, le racisme, la démagogie et la honte. N'oublions pas l'héritage qu'il nous ont légué. Sachons le conserver et le transmettre.

    Jean Bringer, chef de la Résistance de l'Aude. Qui l'a dénoncé ?

    135pp, nombreuses photographies

    22 € 

    Commandes à : andrieu-martial@wanadoo.fr

    Dédicaces le samedi 17 août à 11h à la librairie Breithaupt (Carcassonne)

    Conférence le 20 août à 18h, salle des Consuls (Mairie de Limoux)

    _________________________________

    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2024

  • Un Carcassonnais assassin du Président des États-Unis d'Amérique ?

    La déclassification récente de documents "secrets défense" par l'administration Trump aux Etats-Unis a permis aux historiens de travailler à nouveau sur le mystère de l'assassinat de Kennedy. Il ressort, dans un livre paru le mois dernier, qu'un individu ayant été instructeur de tir à Carcassonne au camp de Romieu serait le second tireur de Dallas. Autrement dit, c'est lui qui aurait porté les coups derrière la palissade, après de ceux de Lee Harvey Oswald. Cet homme porte le nom de Henri Ernest Pugibet (1918-1992), membre d'une organisation française de Vichy proche des nazis. Après la guerre, les services de l'OSS l'auraient recruté pour obtenir des renseignements précieux sur les communistes. Après quoi, devenue CIA, l'agence serait à l'origine du coup monté contre Kennedy afin de l'éliminer avec l'adresse au tir Pugibet. C'est ce que ce dernier a confié sur son lit de mort en 1992 à Mexico.

    Capture d’écran 2023-12-02 à 09.53.48.png

    Deuxième tireur

    Cédric Meletta

    Ed. Bouquins / 20 €

    ______________________________-

    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2023