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Musique classique - Page 11

  • Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, un audois à la Cour du Roi

    Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville,

    né à Narbonne le 25 décembre 1711. Son père est musicien à la cathédrale Saint-Just et prodigue à son fils les premiers enseignements, avant que ce dernier ne s'installe à Paris en 1738.

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    Violoniste virtuose et compositeur, Jean-Joseph entre au Concert spirituel et est promu l'année suivante, musicien du roi. En 1744, il occupe les fonctions de sous-maître de la Chapelle royale. Son oeuvre compte de nombreux motets, ballets, opéras et oratorios. Mondonville s'éteint à Belleville, le 8 octobre 1772.

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    Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville 

    (Maurice Quentin de la Tour / 1749)

    Il existe de nombreux enregistrements des ces oeuvres réalisés par William Christies et les Arts florissants, Choeur du collège d'Oxford, Centre musique baroque de Versailles.

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    Dans son numéro de juin, Opéra magazine nous apprend la sortie pour 2017 de l'enregistrement sur Cd de l'un de ses opéras. Isbé, d'après un livret d'Henri François de la Rivière, fut créé en 1742 à l'Académie Royale de Musique. Cet ouvrage a déjà été donné le 6 mars dernier au Palais des arts de Budapest en version concert. C'est dire si la musique de Mondonville qui trouve sans doute son inspiration dans la lumière de notre Languedoc, s'exporte à travers l'Europe.

    "Même en version de concert (mais au juste, qu’aurait apporté de plus – à part la restitution visuelle des ballets et des divertissements, une production scénique?), l’ouvrage de Mondonville captive de bout en bout. Isbé créé en 1742 est contemporaine de la reprise d’Hippolyte et Aricie de Rameau (créé en 1733), avec la restitution du fameux Trio des Parques aux impossibles vertiges harmoniques. Mondonville curieux et scrupuleux de ce que faisaient ses contemporains, met en scène lui aussi un trio de voix masculines. Inévitablement comparé à Rameau, Mondonville se distingue pourtant sans difficultés : son écriture apporte un autre type d’éclat, un autre point d’accomplissement d’une exceptionnelle cohérence. C’est cette unité de la vision globale qui fusionne mieux qu’ailleurs (Ballets, divertissements, intermèdes…) la continuité du drame, qui surprend et convainc totalement. En cela, Mondonville annonce Gluck, par son souci du drame, avant l’essor des tableaux pris séparément."

    (Classiquenews.com)

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    Classiquenews.com

    Il est dommage que notre département et notre ville ne sachent pas profiter de cette richesse musicale. Ouvrir des horizons et signer des partenariats avec un moteur tel que, par exemple, le Centre baroque de Versailles permettrait d'impulser une véritable politique culturelle dans nos festivals et de gagner en visibilité.


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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

  • Suzanne Sarroca : de la Trivalle au Royal Opera House de Londres

    Suzanne Sarroca

    est née dans le quartier de la Trivalle à Carcassonne le 21 avril 1927, où sa mère tenait une épicerie. Après ses études primaires à l'école de la cité, elle découvre le chant après la projection du film "La Malibran" de Sacha Guitry dans un cinéma de Carcassonne.

    "Ma mère chantait et avait une belle voix, me dit-elle. Mais personne dans ma famille ne faisait de musique ; c'est grâce au professeur de solfège du lycée que je fus convaincue d'aller me faire entendre à Toulouse. Au Conservatoire, j'eus Claude Jean comme professeur de chant. M. Izard - le directeur du Théâtre du Capitole - me fit débuter au Festival de Carcassonne dans "Werther" de Massenet. En deux ans, je commençais une carrière de soliste dans plusieurs grands opéras nationaux, puis internationaux."

    En 1951, elle chante Carmen au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Ensuite les rôles s'enchaînent à l'Opéra de Paris dont celui de Tosca qui sera le plus remarqué. Elle fait une carrière internationale à Buenos Aires, Genève, Londres (Covent Garden), Rome...

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    A Carcassonne, elle émerveille le public en 1960 dans "Faust" de Gounod. Hélas, à la fin de la représentation, Jean Alary qui était directeur du festival, lui annonce le décès de son mari. En 1974, elle triomphe au Festival de Carcassonne dans la Tosca de Puccini ; le public est debout après son air "Vissi d'arte, vissi d'amore". Suzanne Sarroca restera avec Régine Crespin, l'une des plus belles voix françaises de la seconde moitié du XXe siècle. Hélas - une nouvelle fois - il ne faut pas compter sur sa ville natale pour honorer son illustre citoyenne ; son nom ne figure sur aucun bâtiment culturel - comme l'auditorium ou la Fabrique des arts. On lui préféra peut-être l'amuseur public Gualdo qui, comme elle, vécut à la Trivalle, mais dont les vocalises s'arrêtèrent au pied du Pont vieux. 

    Requiem de Verdi. 1978.jpg

    Sa dernière apparition sur la scène carcassonnaise date de 1979 dans le Requiem de Verdi avec Alain Vanzo et l'orchestre du Capitole dirigé par Michel Plasson. Aujourd'hui Suzanne Sarroca habite à Paris, mais revient quelques fois à Carcassonne dans sa maison de famille de la rue Camille Saint-Saëns. Cette personne d'une grande gentillesse et humilité m'a offert son amitié. Les gens les plus talentueux sont les plus simples.

    musique

    L'acte de résistance de Suzanne Sarroca

    Le 11 novembre 1943, Suzanne Sarroca et quelques autres camarades de classe du lycée de jeunes filles de Carcassonne vont réaliser un acte de résistance à la Collaboration. Cela fait un an jour pour jour que les Allemands occupent Carcassonne avec le concours de l'administration de Vichy.

    Ces jeunes femmes âgées seulement de 16 ans décrochent le portrait de Philipe Pétain sortent la photographie du cadre. Elles se saisissent du drapeau Français, hissent les couleurs sur le mât dans la cour du lycée et se mettent à chanter la Marseillaise.

    Cet acte de rébellion formellement interdit par Vichy leur vaudra des sanctions allant de l'exclusion pendant huit jours à la privation de sorties. 

    Source : (Archives de l'Aude / Rapport du préfet / 20 nov 1943)

    Sources

    Merci à Suzanne Sarroca 

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016 

  • Suzanne Sarroca : de la Trivalle au Royal Opera House de Londres

    Suzanne Sarroca

    est née dans le quartier de la Trivalle à Carcassonne le 21 avril 1927, où sa mère tenait une épicerie. Après ses études primaires à l'école de la cité, elle découvre le chant après la projection du film "La Malibran" de Sacha Guitry dans un cinéma de Carcassonne.

    "Ma mère chantait et avait une belle voix, me dit-elle. Mais personne dans ma famille ne faisait de musique ; c'est grâce au professeur de solfège du lycée que je fus convaincue d'aller me faire entendre à Toulouse. Au Conservatoire, j'eus Claude Jean comme professeur de chant. M. Izard - le directeur du Théâtre du Capitole - me fit débuter au Festival de Carcassonne dans "Werther" de Massenet. En deux ans, je commençais une carrière de soliste dans plusieurs grands opéras nationaux, puis internationaux."

    En 1951, elle chante Carmen au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Ensuite les rôles s'enchaînent à l'Opéra de Paris dont celui de Tosca qui sera le plus remarqué. Elle fait une carrière internationale à Buenos Aires, Genève, Londres (Covent Garden), Rome...

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    A Carcassonne, elle émerveille le public en 1960 dans "Faust" de Gounod. Hélas, à la fin de la représentation, Jean Alary qui était directeur du festival, lui annonce le décès de son mari. En 1974, elle triomphe au Festival de Carcassonne dans la Tosca de Puccini ; le public est debout après son air "Vissi d'arte, vissi d'amore". Suzanne Sarroca restera avec Régine Crespin, l'une des plus belles voix françaises de la seconde moitié du XXe siècle. Hélas - une nouvelle fois - il ne faut pas compter sur sa ville natale pour honorer son illustre citoyenne ; son nom ne figure sur aucun bâtiment culturel - comme l'auditorium ou la Fabrique des arts. On lui préféra peut-être l'amuseur public Gualdo qui, comme elle, vécut à la Trivalle, mais dont les vocalises s'arrêtèrent au pied du Pont vieux. 

    Requiem de Verdi. 1978.jpg

    Sa dernière apparition sur la scène carcassonnaise date de 1979 dans le Requiem de Verdi avec Alain Vanzo et l'orchestre du Capitole dirigé par Michel Plasson. Aujourd'hui Suzanne Sarroca habite à Paris, mais revient quelques fois à Carcassonne dans sa maison de famille de la rue Camille Saint-Saëns. Cette personne d'une grande gentillesse et humilité m'a offert son amitié. Les gens les plus talentueux sont les plus simples.

    musique

    L'acte de résistance de Suzanne Sarroca

    Le 11 novembre 1943, Suzanne Sarroca et quelques autres camarades de classe du lycée de jeunes filles de Carcassonne vont réaliser un acte de résistance à la Collaboration. Cela fait un an jour pour jour que les Allemands occupent Carcassonne avec le concours de l'administration de Vichy.

    Ces jeunes femmes âgées seulement de 16 ans décrochent le portrait de Philipe Pétain sortent la photographie du cadre. Elles se saisissent du drapeau Français, hissent les couleurs sur le mât dans la cour du lycée et se mettent à chanter la Marseillaise.

    Cet acte de rébellion formellement interdit par Vichy leur vaudra des sanctions allant de l'exclusion pendant huit jours à la privation de sorties. 

    Source : (Archives de l'Aude / Rapport du préfet / 20 nov 1943)

    Sources

    Merci à Suzanne Sarroca 

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