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Carton rouge - Page 25

  • La Poste n'est pas à son poste

    Un courrier que j'avais pris soin d'envoyer de Limoges avec un suivi portant la mention prioritaire, est arrivé à Carcassonne au bout de trois semaines. C'est ce que "La poste" appelle une lettre MAX... Vous me direz, heureusement qu'il était prioritaire! Craignant qu'il ne fut perdu j'ai téléphoné au service de la poste chargé de traîter les réclamations. Ma demande une fois enregistrée, l'interlocuteur me signifia que le service des enquêtes me répondrait d'ici un mois. Je m'exclamais alors: "Trois semaines"? On me répondit: "Monsieur, il faut savoir où il se trouve". "C'est un comble. Et le suivi?" ajoutai-je dans un coup de sang. Le standardiste pas démonté du tout: "La lettre est seulement suivie au départ et à l'arrivée". Belle affaire! En fait, j'appris par la suite que ma lettre qui était partie de Limoges avait transité par le centre de tri de Libourne (Gironde). Vous savez, le fameux 22 à Asnières de Fernand Raynaud... Elle est finalement arrivée à destination trois semaines après et le service commercial (si on peut l'appeler ainsi) ne m'a, sinon pas remboursé mes 2,10 euros, tout du moins expédié une lettre d'excuses.

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    Les mauvaises langues disent que "La poste" ne mérite que la privatisation et que c'est le seul moyen d'avoir un service correct. La vérité selon moi est ailleurs... Je crois que l'état depuis des années fait exprès de pourrir un acheminement du courrier qui n'est pas rentable, pour que l'usager se détourne de son service public. Les bureaux de poste en milieu rural ferment, les centres de tri sont des usines à gaz, les facteurs sont désormais des contractuels dont la conscience professionnelle est à la hauteur de leurs CDD... etc. Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage! La poste est désormais une entreprise comme les autres qui vend des produits et qui se fiche éperdument du service après-vente et de la relation clientèle. Les responsables? C'est bien connu c'est votre facteur qui n'a plus le temps de vous dire bonjour car sa tournée est minutée par ses chefs. Ce sont les employés des centres de tri qui perdent le courrier car pour aller à Carcassonne, il passe par Montpellier.

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    J'ai réfléchi... Mais comment le facteur peut-il acheminer mon courrier puisque à Carcassonne, on ne sait plus à quel numéro s'adresser?

    Je vous invite à lire la petite pièce de théâtre de Georges Courteline écrite en 1897 et appelée: Une lettre chargée. Vous verrez, rien n'a évolué depuis...

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

  • Les vieux? C'est bon pour l'hospice!

    Quand furent entrepris les travaux pour la construction du parking souterrain Gambetta en 2006 sous le mandat de Gérard Larrat, toutes les statues qui ornèrent jusque-là l'ancien square furent déplacées. Comme toutes les transformations de cet ilot de verdure, restons positifs, n'ont pas eu que des points négatifs, on leur promit en échange de leur expulsion un toilettage complet. Ainsi Paul Sabatier, Déodat de Séverac et Paul Lacombe retrouvèrent leur lustre d'antant. Restait à leur trouver un nouvel emplacement et pour eux, qui vécurent toujours dans 1000m2, ce ne fut pas facile. On tenta d'abord de rassurer ces vieux pensionnaires de la nécessité pour eux de vivre désormais dans un lieu plus adapté à leurs besoins. Devant leur scepticisme à quitter les lieux, on finit par leur expliquer que le quotien de ressources multiplié par leur maigre retraite divisé par la surface ocupée faisait d'eux des privilégiés. Ils protestèrent, arguant que cela faisait 80 ans qu'ils étaitent là avec leurs habitudes, leurs souvenirs... On finit par leur avouer, balayant d'un revers de main leur histoire, qu'une opération immobilière de plusieurs millions d'euros n'allait pas être stoppée pour la mémoire de vieux saltimbanques et d'un prix Nobel. Ils n'eurent donc pas d'autre choix que de s'en aller et finalement d'accepter un nouveau logement. On remisa les vieux musiciens dans un jardin clos attenant à une salle de concert, dans lequel les visites sont impossibles car on ne peut y accéder qu'en sautant une ballustre fixée sur un muret d'un mètre de hauteur. Quant au prix Nobel, il fut un temps exposé sous les halles avant de disparaître sur des palettes de chantier aux Serres municipales. Il a fallu l'opiniâtreté de ce blog et d'amoureux du patrimoine pour qu'on se soucie de sont sort en 2010; son monument est actuellement au lycée Paul Sabatier.

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    Après la mort du brillant compositeur carcassonnais Paul Lacombe en 1927, Frédéric Lauth aidé dans sa tache par Jane Serre (nièce du musicien), décide de créer un comité pour l'édification d'un monument à la mémoire du défunt. Frédéric Lauth est un ami intime et surtout le patron d'une usine d'une brasserie située sur le boulevard Omer Sarraut. Il est également organiste et membre de la Société des concerts symphoniques, si chère à Paul Lacombe. Le monument sera confié au sculpteur toulousain Henri Parayre et une souscription est imméditement lancée afin de récolter les fonds. Pendant deux ans le comité recevra des dons d'anonymes, d'amis compositeurs, de politiciens, du ministère, du Conseil général, de la ville, pour enfin régler la somme de 29783,55 francs.
    L'inauguration a lieu le 21 juillet 1929 en présence de la soeur, du frère et de la nièce du compositeur. De longs discours sont prononcés par MM. Tomey (maire), Moulin (musicologue), Bruneau (Membre de l'Institut) et Sarraut (Ministre)
    Le monument est placé contre le kiosque à musique, en face de la maison de Paul Lacombe. Ce n'est qu'après la seconde guerre qu'il sera déplacé dans les allées latérales du nouveau square.
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  • Paul Lacombe ne sera pas joué au Festival de Carcassonne 2014

    Il n'y aura pas cette année de concert symphonique Paul Lacombe au Festival de Carcassonne, malgré les assurances que j'avais reçues de la part d'un responsable culturel du Conseil général avec lequel je travaille sur ce projet depuis plus d'un an. Ce dernier m'avait expliqué avoir le feu vert de l'adjoint à la culture de Carcassonne pour le festival 2014.

    J'avais été donc mandaté en qualité de biographe du compositeur, afin de rechercher les moyens de mettre en place ce concert. Usant de mes relations dans le milieu de la musique classique, j'avais alors contacté le chef d'orchestre parisien Nicolas Couton qui vient d'enregistrer avec d'excellentes critiques la symphonie d'Henri Rabaud.

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    Après lui avoir envoyé plusieurs partitions symphoniques de Lacombe resconstituées par mes soins après plusieurs voyages à la BNF, il entreprit de les copier afin d'en créer les parties d'orchestre nécessaires à l'exécution des oeuvres. D'emblée, il fut enthousiaste quant à l'intérêt de la musique de Paul Lacombe injustement mise de côté selon lui. Il numérisa toutes les parties, note par notes, afin de les entendre à l'ordinateur, créant ainsi un orchestre virtuel.

    Fort de ce travail titanesque, je rencontrais ce responsable culturel à qui je rendis compte de ce travail. A sa demande, Nicolas Couton fit intervenir son agent artistique afin de trouver un orchestre pour le festival 2014. Là encore, des contacts ont été noués entre les deux parties. Le chef d'orchestre élabora un programme avec du Massenet, Vincent d'Indy, César Franck et Paul Lacombe. Tout ceci allait bon train et chacun d'entre-nous n'avait aucun doute sur l'issue de ce projet car nous avions toujours des garanties de réussite de la part de mon contact. L'agent artistique de Nicolas Couton en relation à plusieurs reprises avec cet administratif responsable culturel du Conseil général, eut l'assurance que l'orchestre symphonique de Sofia viendrait jouer cet été à Carcassonne. Le budget avait été ficelé (Tarif de l'orchestre et du chef) et la somme était très en deça de ce que pratiquent les orchestres français, seul gage d'une validation par les élus. Il ne restait plus qu'à budgétiser le déplacement et l'hébergement.

    Ce responsable culturel, depuis septembre, nous a dit qu'il allait rencontrer M. Dupont, le directeur du festival et les élus pour leur présenter le projet. Tout ceci pour le faire valider. La seule contrainte qu'il nous demanda fut que l'agent artistique rendît son devis avant fin décembre. Il le rendit le 7 janvier.

    Au milieu de janvier, j'appris dans la presse le programme du festival et ne vit qu'à ce moment là qu'il n'y avait pas notre concert. Aussitôt, je contactais ce responsable culturel par courriel afin d'avoir des réponses à ce camouflet. Il me dit que l'agent artistique était en cause pour avoir présenté un budget avec 7 jours de retard. Je suis du métier et je sais que les programmations des festivals se décident bien en amont... alors 7 jours de retard?

    Je téléphone donc au directeur du festival et là... J'apprends avec stupéfaction qu'il n'a jamais été au courant d'un tel projet et qu'il l'aurait vu passer. Qu'il n'a jamais été contacté par ce responsable culturel. Je téléphone à un élu en charge de l'action culturelle. Celui-ci me dit qu'il en avait vaguement entendu parler il y a plusieurs mois, mais que ce projet n'est jamais passé en commission du festival.

    En conclusion... Nicolas Couton ne sera pas payé pour tout le travail qu'il a fourni et a perdu des engagements puisqu'il avait réservé le mois de juillet pour concert. A titre personnel, je suis très mal à l'aise par vis-à-vis de ce chef et de son agent, comme chacun peut le comprendre. Ce responsable culturel qui exerce de grandes responsabilités au Conseil général nous a mené en bâteau. Nous faisant même miroiter un enregistrement en direct du festival en vue de la sortie d'un disque. Quelle image une fois encore Carcassonne donne t-elle de son action culturelle? Nous passons pour des amateurs!

    Notez que jamais ce responsable n'a appelé, ni écrit à Nicolas Couton et à son agent pour leur dire que le projet était avorté. Il lui aurait fallu donner des explications... et s'excuser peut-être?

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