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Architectes - Page 4

  • Architectures d'une Bastide Saint-Louis en couleurs

    Il faut espérer qu'un jour peut-être, une maison d'édition aura envie de publier un bel ouvrage sur l'architecture des immeubles de la Bastide Saint-Louis. A n'en pas douter, ce sera grâce à l'ensemble de la réhabilitation des façades opérée par la ville de Carcassonne, financées en partie par les propriétaires et exécutée par le talent de nos artisans. S'il est vrai que certaines couleurs suscitent quelques interrogations, la grande majorité de la rénovation fait ressortir les charmes d'un centre-ville que l'on n'avait jamais vus. L'expréssivité architecturale met au jour les différentes époques durant lesquelles cette bastide s'est construite. Il s'agit là d'un véritable livre d'histoire où la Renaissance côtoie l'Art déco et l'Art nouveau. Nous vous proposons un petit tour d'horizon de ce catalogue dans lequel les étudiants en architecture pourraient trouver grand bénéfice à l'étudier.

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    Immeuble construit sous Louis-Philippe, place Carnot

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    Maison Bor, angle de la rue Chartrand

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    Café Le Carnot, place Carnot

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    Ancien magasin Lordat, place Carnot

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    Millet optique, angle de la rue Barbès

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    Chaussures Galy, rue de l'Aigle d'or

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    Ancienne épicerie Canavy. Immeuble Art déco, construit sous la municipalité Tomey dans les années 1930

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    Immeuble Art déco, angle de la rue Ramond

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    A l'angle de la rue Courtejaire et Ramond

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    Hôtel de ville, Art déco

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    Immeuble Art nouveau, rue Clémenceau

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    Immeuble fin XIXe siècle, angle rue Chartrand

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    Immeuble Gastilleur, angle rue de Verdun

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    Immeuble Art déco, rue Courtejaire

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    Immeuble Almayarc-Canavy, place Carnot. Art nouveau

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2020

  • Guiraud Cals, l'architecte oublié de la Cité de Carcassonne

    Guiraud Cals naît à Carcassonne le 23 février 1822 d’un père teinturier et d’une marchande de poisson. Autant dire que rien ne prédestinait cet homme à devenir l’architecte qu’il fut par la suite, mis à part peut-être, son intérêt pour les ruines de la Cité médiévale à l’instar de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille. Nous considérons comme regrettable l’oubli dans lequel l’administration actuelle des Monuments historiques a plongé nos illustres Carcassonnais, sans lesquels, la restauration de la vieille dame de pierre n’aurait pas été possible. On laisse le lecteur profane dans l’ignorance, pire on lui laisse penser que le mérite revient uniquement à Eugène Viollet-le-duc. Sans remettre bien sûr en cause l’excellent et indispensable travail de ce grand architecte, nous avons le devoir de défendre ceux qui ont travaillé à ses côtés. Guiraud Cals fut désigné comme inspecteur des travaux de restauration et veillait à ce que les plans de Viollet-le-duc - qui, au passage, ne venait qu’une fois par an à Carcassonne - fussent scrupuleusement respectés par les artisans du chantier. Nous laisserons aux érudits le soin de vous conter comment Cals à participé à la restauration de la Basilique Saint-Nazaire…

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    Viollet-le-duc

    En 1868, Eugène Viollet-le-duc donne sa démission d’architecte des édifices diocésains de Carcassonne au Garde des Sceaux. Il propose Guiraud Cals comme successeur : « Cet agent présente toutes qualités requises (…) attaché depuis 1846 aux travaux des Monuments historiques (…) ayant déjà bâti avec succès plusieurs églises et restauré quelques grands édifices. Le 2 novembre 1850, Cals obtient le poste laissé vacant par l’illustre architecte et le gardera jusqu’à sa mort le 10 septembre 1880 à Carcassonne. Notons également à propos de la Cité, que Guiraud Cals assumera momentanément la maîtrise d’œuvre des restaurations, après le décès de Viollet-le-duc en 1879. Son frère, Pierre Cals, occupe le poste de gardien des fortifications.

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    La nef de la cathédrale de Mirepoix

    Cals se maria en 1850 avec Marguerite Limousis avec pour témoins les sculpteurs Auguste Adolphe Perrin et Isidore Nelli, le grand-père de René Nelli. Des ses fonctions d’architecte diocésain, nous pouvons retenir au moins de choses importantes. En 1853, il dresse un rapport appelant à la restauration de l’église de Rennes-le-château qui interpelle encore aujourd’hui les chercheurs du trésor de l’abbé Saunière. Il fait également modifier la nef de la cathédrale de Mirepoix et le percement des rosaces. Tout ceci fait dire à Raymond Rey dans « L’art gothique du midi. (Laurens / 1934) : « La cathédrale de Mirepoix, la plus large des nefs françaises, procède directement des églises de Carcassonne. » On comprend pourquoi… 

    Mandaté par le Ministère de l’Intérieur er des cultes, Guiraud Cals dresse les plans de restauration de la cathédrale Saint-Michel au mois de juin 1879. Plus exactement, il s’agit de plusieurs projets dont nous vous présentons ci-dessous les dessins conservé aux Archives Nationales.

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    Projet de chaire à prier dans la cathédrale Saint-Michel

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    Projet de crypte à construire en avant de la façade occidentale

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    Projet de porche et de chapelle annexe à établir en avant de la façade occidentale

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    Projet de porche pour chapelle paroissiale, d'une salle de catéchisme et d'un parvis.

    Au moment où Carcassonne s’agrandit de nouveaux quartiers vers l’Est, Guiraud Cals fait l’acquisition en 1871 de terrains appartenant à Eugène Castel, héritier d’Emmanuel Teisseire. Ces parcelles à bâtir se situe dans le nouveau faubourg du Palais de Justice. Après des procédures complexes avec la ville au sujet de l’alignement des rues, c’est à cet endroit que l’ancien adjoint au maire de Dougados finira par construire sa maison. En retrouvant les actes de vente, nous avons fini par matérialiser son emplacement à l’angle des rues d’Alsace et de Lorraine. Hélas, Guiraud Cals n’en profitera que peu de temps. Sa mort prématurée à l’âge de 58 ans, laissera une veuve dans le besoin avec la contrainte de revendre cette demeure à M. Rousseau, contrôleur des Eaux-et-forêts en 1881. Ainsi s’achève la vie de cet architecte oublié dont nous possédions, à notre connaissance, aucune biographie.

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    La maison édifiée par Guiraud Cals

    Sources

    Cet article, comme tous les autres, présente des recherches tout à fait inédites que nous avons matérialisées en rouge dans le texte. Nous demandons aux agents, rémunérés par l’administration et qui visitent notre blog bénévole en quête de renseignements, de bien vouloir le citer dans leurs rapports à chaque fois qu’ils prennent une information. Nos écrits ne sont guidés que par la passion pour Carcassonne et l’intérêt général qu’elle nous inspire. Ce sont des valeurs dépassées aux yeux de certains dans ce bas monde, où le lucre a force de loi morale désormais. La culture ne se monnaie pas, elle se transmet. C’est ce qui la distingue des biens de consommation. Alors citer et remercier les bénévoles de la culture est la moindre des délicatesses.

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2019

  • Léon Vassas, l'architecte du Grand théâtre de la Cité

    Natif de Montpellier où il voit le jour le 13 mars 1870, Léon Vassas fait d’abord ses études à école privée Notre-Dame en 1882. Cinq ans après, c’est à l’Ecole régionale des Beaux-arts dans la classe d’architecture qu’il suit les cours de M. Gontès. L’élève est doué et sous le parrainage de son professeur, il est admis en mai 1889 à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. La ville de Montpellier lui octroie même une bourse d’études. Au mois de décembre 1896, Léon Vassas sort diplômé de la prestigieuse école grâce au sujet sur lequel il a travaillé : Une salle de concert.  Inspecteur des travaux du Grand Palais des Beaux-arts et architecte à l’Exposition Universelle de 1900, il arrive à Carcassonne en 1901 où il nommé, suite au décès de Saulnier, inspecteur des édifices diocésains. Architecte de la Cité avec Boeswillwald, il participe aux derniers travaux de restauration sous la conduite de ce dernier et fait raser les dernières maisons dans les lices.

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    © Généanet

    Parmi les réalisations publiques de Léon Vassas, il faut mettre à son crédit l’Hôtel de la Cité dont il dessine les plans dans un style néo-gothique, le Grand Théâtre sur l’emplacement de l’ancien Palais épiscopal en 1908 exécuté par l’entreprise Adroit, la table d’orientation inaugurée le 25 juillet 1909 par le Touring-Club de France, le monument à Cros-Mayrevieille dessiné par Boeswillwald, les Bains-Douches derrière l’école Jean Jaurès en 1910, etc. En dehors de Carcassonne, Vassas a participé en 1898 à la reconstruction du théâtre d’Evreux ; il dessina les plans de l’école-mairie de Villeneuve-Minervois en 1910.

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    Les Bains-douches

    Parmi les réalisations privées, la maison Lamourelle dans le pur style Art-Nouveau est connue des Carcassonnais. On ne peut pas en dire davantage de la maison à l’angle du boulevard Jean Jaurès et de la rue de la Liberté qui appartient à la famille Pech de Laclause. Elle ne manque pourtant pas d’intérêt dans un quartier entièrement remodelé après la destruction du Bastion de la Figuère.

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    Maison Lamourelle, avenue Pierre Sémard

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    Maison Pech de Laclause, boulevard Jean Jaurès

    Si Léon Vassas - architecte remarquable pour l’ensemble de ce qu’il a laissé dans notre ville - ne bénéficie pas de l’hommage que son œuvre mérite, c’est pour des raisons liées à l’Occupation. Suite aux très mauvaises actions de l’un de ses fils contre la Résistance, on a rayé de l’histoire locale la mémoire de la famille Vassas de la ville de Carcassonne. Léon Vassas, chevalier de la légion d’honneur et Officier de l’Instruction publique, décéda dans sa maison du 90, boulevard Barbès, le 12 novembre 1948. Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière Saint-Michel.

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    Le caveau Vassas-Sabatier à St-Michel

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