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  • Je réponds à vos objections et suggestions au sujet du blog

    Je vous remercie pour les nombreux et intéressants commentaires que vous avez laissés faisant suite à mes questions au sujet de ce blog. Tout ceci prouve l'intérêt que vous y portez à des degrés divers et selon vos sensibilités. Je vais donc essayer de répondre le plus précisément possible à l'ensemble des objections.

    La forme

    Vous avez déjà pu observer que j'ai renoncé à maintenir le fond noir qui ne permettait pas à certains d'entre vous, une lecture confortable. Ce blog est hébergé gratuitement par le journal L'indépendant ; on ne peut guère changer ou modifier la plate-forme qu'au niveau des couleurs, de la police d'écriture ou des colonnes. Il n'y a donc pas de place pour une quelconque fantaisie qui s'accommoderait des sujets et de l'histoire. La structure et l'ossature  sont strictement encadrées ; afin de la personnifier, il me faudrait créer un site web. N'étant pas moi-même un expert en ce domaine, je préfère continuer avec cette formule qui m'évite de devoir payer un webmaster, un hébergeur, un nom de domaine...

    Le fond

    De la même manière que je ne dispose pas d'une équipe technique, je ne dispose pas de correcteurs, d'attaché de presse, d'une équipe de rédaction, ni de juristes. Malgré tout, j'essaie avec les moyens qui sont les miens c'est-à-dire, ceux d'un historien amateur passionné, de rédiger des articles variés et inédits chaque jour. Pour cela, je me rends aux Archives départementales de l'Aude entre quatre courant d'air lorsque je suis à Carcassonne ; très souvent pour un court séjour. Mon lieu de résidence est Limoges, ville dans laquelle je suis exilé depuis 18 ans. En dehors des recherches d'archives, j'achète sur internet ou chez des marchands de collections tout ce qui peut être sujet à un article. Parfois, c'est un fil qui devient une belle pelote... Je ne sais pratiquement jamais le sujet qui sera traité le lendemain; je travaille à l'humeur et au flair. Il me faut en moyenne deux bonnes heures de rédaction, voire davantage quand les sujets sont complexes. Tout ceci doit s'amalgamer avec une excellente iconographie dont mes ordinateurs et mes classeurs ne sont pas avares. N'étant pas pingre, ni égoïste, je partage mes recherches mais aussi mes documents avec d'autres chercheurs.

    C'est vrai, je le reconnais, mes sujets sont parfois un peu... noirs. Je ne cherche pas à passer dans les pas déjà marqués ; je préfère sortir des sentiers battus. Si je choisis de parler de l'occupation, de la collaboration ou de la libération de Carcassonne, c'est parce que justement personne n'a osé s'y pencher depuis longtemps. A bientôt 45 ans, je fais partie de la génération qui pose un autre regard sur cette histoire là. C'est un travail énorme sur soi-même d'abord, afin d'éviter les jugements péremptoires en gardant une certaine objectivité à la lecture des archives. La curiosité pour savoir qui a dénoncé ou torturé, ne guide pas ma réflexion ; je sais d'autres "historiens" d'épicerie qui raffolent de ce type de fromages puants qui se répandent sur la place avec la facilité de la langue. La calomnie ou la délation c'est le courage des vaniteux.

    Il est également exact qu'il m'arrive, mais je me soigne, d'utiliser un ton polémiste. J'ai tantôt été taxé d'empêcheur de tourner en rond, tantôt de poil à gratter. A t-on une seule fois mesuré la témérité qu'il faut, pour oser s'exposer à la rage de ceux qui détiennent le pouvoir ? Encore une fois, les menaces de procès en diffamation m'ont empêché de passer certaines de mes nuits. Oui, quoiqu'on en dise, il y a dans le pays des Droits de l'homme, des délits d'opinion qui s'opèrent sous couvert de menaces orales. Je veux bien entendre qu'il me faille traiter de sujets mettant en contradiction les errements d'une certaine classe politique locale, passée ou présente. Je ne serai jamais Marianne, ni le Canard enchaîné qui eux, comme professionnels, disposent de tous les enquêteurs et juristes. Que l'opposition s'oppose, si elle a des chose à opposer. Jamais je ne servirai la soupe, ni à la gauche, ni à la droite, ni au bon Dieu. Je suis très loin d'être un anarchiste, mais je reste libre et maître de ma pensée.

    Enfin...

    La presse d'aujourd'hui n'est plus libre et son impact se réduit ; seuls les blogs osent porter une information instantanée non formatée. Sachez que celui que vous lisez n'est rémunéré par aucune entreprise, ni parti politique. Il compte continuer ainsi tant que la France restera un pays de liberté d'expression, dans le respect du droit.

    Martial Andrieu

  • Hommage à Alain Clinard, artiste-peintre et sculpteur Carcassonnais

    François Valéry chantait il y a quelques années

    "Aimons-nous vivants, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent".

    La mort n'a pas attendu de trouver du talent à Alain Clinard. Dans ce Carcassonne où les artistes locaux d'envergure sont souvent ignorés, voire mal considérés beaucoup d'entre-eux ont choisi la voie de l'exil. Clinard, lui, contre vents et marées s'était attaché à demeurer dans cette ville qui sûrement, ne le méritait pas. Bien sûr, il va rejoindre au panthéon des artistes plasticiens de Carcassonne le caravansérail des illustres : Gamelin, Jean Augé, Jean Camberoque, Jacques Ourtal, Cécile et Anthony Rives, Manau, Yvonne Gisclard-Cau, Beaubois...etc. Tout ceci ne sera que de belles phrases comme autant de poncifs donnant l'illusion qu'à Carcassonne, les élus quels qu'ils furent ou qu'ils soient, se sont souciés un jour de leurs talentueux artistes. Ces derniers n'ont eu finalement qu'un malheur dans la mort, c'est d'avoir été des Carcassonnais...

    J'avais consacré en 2011 un article à Alain Clinard sur mon ancien blog "Histoires de Carcassonne" après m'être longuement entretenu avec lui par téléphone.

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    Alain Clinard est un artiste carcassonnais aux talents multiples: peintre, sculpteur et même créateur de vitraux. Né en 1958 dans la région parisienne, il arrive à Carcassonne au début des années 1980 et participe activement à la vie associative de la ville. Il s'agit là d'un véritable autodidacte dont les oeuvres sont aujourd'hui côtées chez Akoun et vendues à travers le monde. Elles sont toutes réalisées dans son atelier de la rue Trivalle et étaient exposées dernièrement dans sa galerie de la rue Aimé Ramond. Le peu d'attractivité du centre ville l'a amené à devoir renoncer à utiliser désormais ce local.

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    Le premier à apprécier son talent est le maire Raymond Chésa. La mairie qui souhaite parrainer les artistes locaux lui achète sa première lithographie. Celle-ci sera reproduite et offerte aux invités de marque de la ville. La toile ci-dessus a été réalisée en direct lors d'une soirée caritative, le 18 décembre 1991, au cours de laquelle elle fut mise aux enchères et acquise par la ville. Elle se trouve au premier étage de l'hôtel de Rolland (Mairie), dans le couloir du cabinet des adjoints. Alain Clinard, a également réalisé trois aquarelles pour le Conseil général, trois toiles pour la médecine du travail et la CAF.

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    Outre de nombreuses sculptures comme celle-ci, Alain Clinard est moins connu pour ses conceptions de vitraux. Suite à une commande de l'état pour la cathédrale St-Etienne de Toulouse, il crée les 3 vitraux de la sacristie de paroisse. Cette dernière se trouve dans la partie la plus ancienne de la cathédrale. Si vous passez par Toulouse, demandez le sacristain M. Mazas, qui est présent du mercredi au dimanche. Ces vitraux de quatre mètres de haut, fabriqués et posés en 2006, 2007 et 2008 représentent la nativité, les rois mages, la vie et le temps. Alain Clinard a été secondé dans sa tache par Elisabeth Brenas-Pech, maître verrier à Trèbes.

    Alain Clinard a décidé de mettre fin à ses jours hier, à l'âge de 57 ans. A sa famille, je présente toutes mes condoléances et je m'incline devant la mémoire de l'artiste.

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Quel avenir pour la Roseraie, avenue général Leclerc ?

    Que diable compte faire la Communauté d'Agglomération du Carcassonnais de cette ancienne maison de retraite ?

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    L'entrée de la Roseraie en 2014

    C'est la question que tout citoyen avisé devrait poser aux élus à la vue de l'état dans lequel elle se trouve actuellement. N'y a t-il pas moyen de la vendre à un bailleur social ou à une groupe hôtelier ? On cherchait dernièrement un local peu cher pour installer la nouvelle médiathèque, peut-être pouvait-on envisager de l'installer à cet endroit ; le bâtiment appartient déjà à l'Agglo. Au lieu de cela, on a acheté un terrain pollué et en zone inondable rue Pierre Germain (ancien EDF) ; le coût des travaux a incité les nouveaux élus a abandonner le projet de M. Tarlier. On croit savoir que l'Agglo va prendre possession de l'immeuble de la Mutuelle de l'Aude, route de Toulouse, pour y mettre la médiathèque. Ceci à 2 km du centre-ville que l'on dit vouloir dynamiser, alors que dans le même temps on supprime la lecture "Grain d'aile" sous les halles de la rue de Verdun. Est-il utile d'aborder le sujet épineux et polémique de la facture de ce mouvement de Monopoly ?

    L'asile

    Le bâtiment situé sur l'avenue du général Leclerc était autrefois l'asile des Petites soeurs des pauvres, construit par cette congrégation en 1883. À ce sujet, je vous invite à lire ci-dessous l'article que j'avais rédigé en septembre 2014 :

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    La maison de retraite

    En début d'année 1977, la municipalité Gayraud décide la transformation de l'ancien asile des Petites soeurs des pauvres en 53 logements-foyer pour personnes âgées. Le bâtiment est acquis par le Conseil général de l'Aude qui le vend à la ville pour le franc symbolique. Celle-ci le rétrocède à l'Office H.L.M. Le montage financier s'établit comme suit :

    Caisse des prêts aux organismes HLM : 2.818.00 frs

    E.P.R : subvention de 170.000 frs

    O.R.G.A.N.I.C : 141.000 frs

    B.A.S : 500.000 frs

    H.L.M Aude : autofinancement 150.000 frs

    Ville de Carcassonne : 500.000 frs

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    La restructuration des bâtiments et leur transformation est confiée à l'architecte Mlle Cailhau. La gestion est placée sous la responsabilité de Mlle Brieu, sous l'égide du Bureau d'aide sociale de la ville.

    La Roseraie dispose d'une superfine totale de 2905 m2 dont 1575 sont réservés aux logements. À l'intérieur, les aménagements collectifs comprennent une salle à manger de 72 places située dans l'ancienne chapelle, 4 salons, une salle de jeux (46 m2), une cuisine collective (63 m2), une salle polyvalente pour 99 personnes (232 m2) et un jardin de 12 000 m2. 

    Ce sont au total 55 logements qui sont construits pour des personnes âgées non dépendantes. Il s'agit de studios avec cuisine et chambre à l'exception de neuf type F1 et d'un type F2. Chaque pensionnaire bénéficie d'une buanderie équipée de machines individuelles et d'un service de restauration, qu'il peut prendre en salle ou dans son appartement. Les loyers vont de 480 à 890 francs (allocation logement comprise). Selon le maire, tout a été fait pour que l'on puisse se loger et se nourrir même avec le minimum vieillesse de 916,66 francs. En 2015, il est de 800 euros. Le jour de l'inauguration 60% des  logements avaient déjà été pourvus ; un succès qui ira croissant dans les mois suivants.

    Source

    La dépêche / 7 janvier 1978

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