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Musique et patrimoine de Carcassonne - Page 428

  • Le buste d'Omer Sarraut, c'est la cabane au fond du jardin !

    Le 29 octobre 1905 est inauguré au jardin des plantes (André Chénier), le monument à Omer Sarraut, ancien maire de Carcassonne décédé en 1887 à l'âge de 43 ans dans l'exercice des ses fonctions. Les plus hautes autorités sont présentes: MM. Dujardin-Beaumetz (secrétaire d'état aux Beaux arts), Camille Pelletan (Ministre de la marine) et Jules Sauzède (Maire de la ville). Il s'agit d'une fontaine avec des représentations en bronze.

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    L'oeuvre est du sculpteur Ducuing et du tailleur de pierre Semat. Sur le devant, il s'agit d'un bronze représentant une femme symbolisant la ville de Carcassonne faisant offrir à un écolier une palme au buste de Sarraut.

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    Le monument au début du XXe siècle

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    Sur l'arrière, il s'agit du bronze d'un vigneron assis, la tête appuyée sur le bras droit, dont le coude repose sur une hotte d'osier. Il a sur ses genoux les journaux que dirigeait Sarraut (La tribune, le courrier de l'état, La fraternité, le Réveil de l'Aude, le Radical du midi)

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    En 1942, les allemands démontent les bronzes et les fondent. Seul le buste de Sarraut est sauvé in-extremis par un habitant dont j'ignore le nom. Il est actuellement placé sur son socle d'origine au fond de ce qui reste du jardin André Chénier. On ne peut pas dire qu'il soit bien mis en valeur.

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    Sur cette carte des années 1980, on remarquera (en haut à gauche) que le buste était encore à cette époque à son emplacement d'origine. La fontaine, elle, avait été transformée en espace vert. Le buste a été déposé au fond du jardin, quand la municipalité Chésa décida de faire le parking souterrain en 1988.

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    Le monument, si toutefois il mérite encore cette dénomination, est réduit aujourd'hui à sa plus simple expression. Seule satisfaction, on l'a transformé en une fontaine... qui ne fonctionne pas la plupart du temps, avec autour d'elle, un espace dont le gazon n'a d'égal que celui des champs de patates.

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Les trésors de ma collection photographique (1)

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    Péniche sur le Canal du midi à la hauteur du domaine de St-Jean

    (Vers 1920 / Plaque de verre)

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    Voitures devant la Porte Narbonnaise

    (Vers 1925 / Plaque de verre)

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    La Cité vue depuis la plaine Saint-Nazaire (La Prade)

    (Vers 1910 / Plaque de verre)

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    Rue du Four Saint-Nazaire

    (Vers 1920 / Plaque de verre)

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    La route de Narbonne et la rue Auguste Comte

    (Vers 1900 / Photographie albuminée)

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    La Grand rue (rue de Verdun) sous la neige

    (Janvier 1914 / Plaque de verre)

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    Le quai Riquet sous la neige

    (Janvier 1914 / Plaque de verre)

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    La villa Odette au bord du Canal du midi

    (1914 / Plaque de verre)

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    Vue sur la Cité depuis la côte de  Saint-Michel

    (1920 / Plaque de verre)

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    Place Carnot, les soldats dégagent la neige

    (Janvier 1914 / Plaque de verre)

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    On élague les platanes du boulevard de la préfecture

    (1914 / Plaque de verre)

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    Tournage du Miracle des loups

    (1924 / Plaque de verre)

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    Tournage du Miracle des loups à la Porte d'Aude

    (1924 / Plaque de verre)

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    Garde champêtre à la Porte Narbonnaise

    (1914 / Plaque de verre)

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  • Ce lourd passé qu'on voudrait taire...

    Je suis convaincu que mes articles sur l'occupation captivent ou agacent, sans jamais laisser indifférent ceux qui les lisent. Le but que je poursuis n'est pas — comme j'ai pu le lire — d'assouvir une quelconque vengence. Au nom de quoi et au bénéfice de qui ? Soyons sérieux ! Je souhaite simplement démontrer grâce aux recherches que je mène, que Carcassonne n'a pas été la ville résistante que l'on voudrait nous vendre. Un article du journal La dépêche paru il y a quelques années, titrait au-dessus d'un article consacré aux commémorations de Baudrigues : "Carcassonne, la résistante". Cela a dû en faire bondir quelques-uns, mais quelques-uns seulement ; les autres, sont morts dans la grotte de Trassanel ou à Baudrigues. Les vrais résistants de la première heure — bien qu'avant l'invasion de la zone sud, on ne puisse pas parler de réseau organisé — ce sont la poignée de courageux meneurs qui sont allés défiler pour la République en chantant la Marseillaise à la statue de Barbès. Ceci au nez et à la barbe du Service d'Ordre Légionnaire, contre l'échange de coup de poings et d'arrestations.

    Bien sûr qu'il y a eu des résistants dans Carcassonne, mais combien au milieu d'une population de 35000 habitants dont 800 faisaient partie des Amis de la Légion ? Une population dans laquelle les commerçants étaient majoritairement impliqués dans les associations maréchalistes. Une épuration à nulle autre pareille à partir d'août 1944 avec des centaines d'arrestations dans tous les milieux, et 600 individus frappés d'une peine d'Indignité Nationale avec confiscation des biens et amendes.

    N'oublions pas également les résistants de la dernière heure, si prompts à tondre de pauvres filles sur l'autel de la rumeur publique. Là, en haut de la rue de la liberté sur le boulevard Jean Jaurès...

    Pourtant, le vendredi 12 juin 1942...

     Le théâtre municipal avait fait le plein

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    Ce jour-là, l'écho de Carcassonne s'énorgueillait de la venue du Dr Grimm au théâtre pour une conférence. Ce grand ami de la France ! Mais de quelle France, parlez-vous ?

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    Friedrich Grimm

    (1888-1959)

    Agent de propagande du régime nazi en France et accessoirement, bras droit de Josef Goebbels. Rien que ça ! Ses conférences rassemblent jusqu'à mille personnes. Il publie des livres et ses discours de propagande sont diffusés sur Radio Paris. Mais si, Radio Paris... la radio sur laquelle parlait Philippe Henriot de sa haine des juifs et de la victoire du Reich, avant qu'il ne se fasse tuer par un groupe de résistants en juillet 1944. D'ailleurs, 400 Carcassonnais ont porté leur signature sur le registre de condoléances placé devant le siège de la Milice.

    Quand je lis certains scores aux élections et que je vois des croix gammées dessinées dans Carcassonne, je me dis que rien n'est vraiment mort dans certaines familles, mais seulement en sommeil...

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