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Commerces d'autrefois - Page 17

  • La saga des clubs musicaux Carcassonnais du Congo au Conti

    Tout commence au 12 rue de l'Aigle d'or à la fin du XIXe siècle avec le Café-Restaurant Lambert-Burniquel. A cette époque, Carcassonne comptait près de 100 établissements de ce type. Entre les deux guerres, le café change de propriétaire ; il passe successivement de Sentanac à Lagarde jusqu'à la Libération.

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    Le Congo

    En 1945, deux associés Rigail et Bouisset transforment l'établissement en cabaret et lui donnent le nom de la colonie dans laquelle ils ont fait fortune. Le cabaret est ainsi baptisé: "Le Congo". Jusqu'en 1955, les plus grands jazzman de l'époque y viendront faire le "boeuf" avec de jeunes instrumentistes carcassonnais issus du "Hot Club de jazz"

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    Pierre Alay, André Delmas et Raymond Buisan

    La devanture du Congo était faite de banbous et l'intérieur avait une décoration très africaine.

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    Jenny Alpha (1910-2010), chanteuse et comédienne réunionnaise, en février 1948 au Congo. Elle est accompagnée par Loulou Boyer (piano), Teddy Rambaud alias André Delmas (contrebasse), Claude Alay (clarinette) et André Malacan (batterie), tous musiciens carcassonnais.

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    Le chanteur Johnny Hess (1915-1983), inventeur du style musical Zazou au Congo. On lui doit la chacun populaire "Je suis swing". A ses côtés, la chanteuse française Anne Chapelle. On vit aussi des musiciens de jazz célèbres comme James Moody, Georges Arvanitas, Mezz Mezzrow, Guy Lafitte, Marcel Zanini, etc...

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    https://www.youtube.com/watch?v=Ht4hGxczUZo

    Il y eu aussi la grande époque de Robert Chaliès qui vit défiler au Congo, Eddy Barclay au piano et Henri Salvador à la guitare. Notons également le passage de Jacques Brel, Mouloudjy, Johnny Hallyday, etc...

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    Une soirée au Congo avec Jean Pidoux (clarinette), André Malacan (trompette), Jean Osmont (saxophone), Loulou Boyer (piano).

    Le Club

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    "Le club" va succéder dans les années 50 au "Congo" après son rachat par René Guardiola. On y fera toujours du jazz avec Titi Laffargue et Roger Alonso, entre autres.

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    René Guardiola et Marius Laffargue (Contrebasse)

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    Le club, version pattes d'éph', dans les années 70. Derrière le comptoir, Albert (serveur) et René Guardiola (patron). Avec le sandwich, Roselyne Cros que je remercie pour sa photo.

    Le Conti

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    Pour connaître le Conti dans sa configuration actuelle, il faudra attendre la reprise de l'établissement par Manuel Pena. Ce dernier travaillait au Grand café Continental en face la gare, qui appartenait à Pierre Pavanetto. En 1992, cet établissement est vendu à une célèbre chaîne de Fast Food et Manuel, comme d'autres carcassonnais, devient orphelin de son Conti. Il achète alors, rue de l'Aigle d'or ce qui était devenu la discothèque "Le club" ainsi qu'une partie du mobilier du Grand Café Continental et lui donne le nom de: "Le Conti". Tous les carcassonnais l'appelleront familièrement en souvenir de Pavenetto "Le petit Conti".

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    L'établissement aujourd'hui est la propriété de Frédéric Seguy, depuis 2002. Au premier étage dans les années 1990, il y avait une belle salle de billard et une excellente convivialité créée par les frères Pena.

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    Le Conti en 2017 fait toujours danser la jeunesse Carcassonnaise.

    https://www.facebook.com/Clubbing-Le-Conti-828122317282913/

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  • Les cars Bourdier, excursions et transports scolaires

    Malgré le peu d'informations historiques que je possède sur cette entreprise, il m'a paru indispensable d'en évoquer le souvenir. La plus ancienne trace des cars Jean Bourdier, nous la trouvons dans un annuaire de 1950 au n°22 de la rue Pierre Sémard. C'est d'ailleurs à cet endroit que se trouvait le dépôt des autobus effectuant les excursions et les transports scolaires vers les différents villages autour de Carcassonne.

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    Le dépôt des cars Bourdier dans les années 70

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    Au même endroit en 2016

    L'entreprise possédait au moins de deux agences dans Carcassonne pour ce qui concerne les excursions :  voyages à Lourdes, en Andorre ou à travers l'Europe grâce à l'agence de voyage FRAM dont elle était le correspondant.

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    En 1976, l'agence Bourdier se trouvait sur l'emplacement de l'ancien garage Daydé à l'hôtel Terminus, 1 avenue Joffre. 

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    Si l'on remonte le temps, l'agence Bourdier était dans la rue de la gare. La boutique resta longtemps fermée tout en conservant son aspect d'origine. C'est aujourd'hui la bijouterie Secrets d'or.

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    Prenez votre ticket ! 

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    Un autobus Berliet de l'entreprise Bourdier

    Les transports scolaires partaient de l'autogare ; d'abord située sur le boulevard Omer Sarraut, puis boulevard de Varsovie en face de la passerelle du Canal du midi. Les courriers du Roussillon et du Languedoc effectuaient également ce type de transports. Leur dépôt se trouvait boulevard Paul Sabatier.

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    Les cars Bourdier ont été repris par l'entreprise Teissier en 2004. Désolé d'avoir rédigé cet article avec si peu d'informations, mais j'invite toute personne ayant des renseignements permettant de l'enrichir à se mettre en rapport avec ce blog.

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  • Des meubles Rouger à l'imprimerie Gabelle, rue Barbès

    Nous allons vous montrer de quelle manière il est possible de retrouver après un siècle, l'emplacement d'un ancien commerce dans Carcassonne, avec juste pour indice une carte postale publicitaire. N'étant pas en ce moment sur place, j'ai fait appel à Jacques Blanco afin de tenter de reconnaître les lieux. Ainsi a t-il pu me confirmer avec exactitude ce que mon annuaire de 1904 indiquait à cent mètres de là... La numérotation des rues dans Carcassonne ayant changé depuis, seul l'oeil avisé du secrétaire des Amis de la ville et de la Cité était à même de spécifier l'endroit avec précision. Je me chargeais ensuite de remonter le temps grâce aux archives départementales consultables en ligne (registres d'Etat-civil, recensement civil et militaire) et à mes propres documents. Aujourd'hui, nous sommes en mesure de retracer l'aventure des meubles Rouger, qui précéda l'imprimerie Gabelle, au n°44 rue Barbès.

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    Orens Rouger - tourneur, de son état - se marie le 19 octobre 1859 avec Charlotte Canis, sans profession. De cette union, naîtront : Jean Rouger le 3 novembre 1867, Charles Marius Rouger le 16 mai 1870 et Marius Rouger en 1886. Les frères Rouger exerceront tous le métier de tapissier d'ameublement.

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    En 1901, la famille Rouger demeure au n°7 de la rue Barbès. Elle a perdu Orens, le patriarche décédé depuis. Ce sont donc les enfants qui ont la charge d'une affaire de fabrication et de vente de meubles. Elle s'appelle "Au grand chandelier" et occupe un vaste bâtiment à l'angle des rues Barbès et Pinel. Les frères Rouger seront dispensé de service pendant la Grande guerre ; l'aîné de la fratrie a la charge de l'entreprise. En 1927, une publicité dans le programme du carnaval de Carcassonne nous informe que la Maison Jean Rouger vend des Chambres à coucher, des salles à manger, des sommiers, des matelas ainsi qu'un grand assortiment de meubles de Provence.

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    L'ancienne Maison de meubles Jean Rouger

    André Gabelle, imprimeur né en 1844, tient son entreprise en 1904 au n° 64 de la rue de la gare. Avec sa famille, il loge au 8 rue Victor Hugo : Gabelle Elise (son épouse) née en 1858 à Burlatz, leurs deux filles Jeanne (1887) et Cécile (1890) et la domestique Salvaire Eugénie née en 1873 à Pezens. L'imprimerie Gabelle avait repris l'affaire de Pierre Polère. En 1897, elle partageait son activité au n° 50 rue de la mairie, avec Bonnafous et Thomas.

    Reste à comprendre quand Rouger a vendu son magasin à Gabelle. Pour cela, nous avons plusieurs indices... La publicité du programme de 1927, nous informe encore de son existence. Il n'est pas présent dans l'annuaire de 1931 ; en revanche, l'imprimerie Gabelle se trouve mentionnée au n° 44 rue Barbès. C'est donc qu'entre 1927 et 1931, Gabelle a pris l'emplacement de Rouger. On peut également en déduire que la façade Art-déco avec l'enseigne "Les imprimeurs Gabelle" date de cette époque.

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    © Jacques Blanco

    L'imprimeur Gabelle s'est retiré de la rue Barbès en 2008, mais l'enseigne demeure. Actuellement, on refait la façade et espérons qu'elle sera conservée. Voilà comment avec presque rien comme informations, on arrive à retracer l'histoire de ce bâtiment.

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