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Commerces d'autrefois - Page 16

  • L'histoire du Grand café glacier, aujourd'hui disparu

    Fondé en 1920 par Antoine-Félix Miailhe, le Grand café glacier appartient à la liste déjà longue des établissements Carcassonnais qui ont aujourd'hui disparu. Une époque où les cafés étaient tenus par des patrons impliqués dans la vie associative et festive de la ville. On était limonadier de père en fils ; c'était une vraie profession représentée dans l'Aude par un puissant syndicat. Nous pourrions citer Not, Lapasset, Roldan, Miailhe, Calmet, Biscans, Lasserre, etc... Aujourd'hui, mis à part les cafés de la Comédie et Chez Félix, on peut dire qu'il n'existe plus guère de vrais héritiers de ces temps-là.

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    La terrasse du Grand café glacier

    Jusqu'en 1974, cet établissement se trouvait 6, boulevard commandant Roumens. Après sa fermeture, il fut rasé afin d'agrandir la clinique Delteil. C'est aujourd'hui, la maison de retraite Montmorency.

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    Simone Pujol dans les bras de sa grand-mère en 1928

    Simone Pujol - la fille du patron née en 1922 dans le café - évoque les concerts de l'harmonie municipale au kiosque à musique, juste en face de la terrasse.

    "Tous les jeudis soir, pendant l'été, papa installait les chaises de la terrasse dans l'autre sens et tout le monde écoutait religieusement. Le marchand de cacahouètes passait de table en table, il y avait toute une ambiance. Même si, la nuit, toutes les épluchures attiraient les rats."

    Quelques vingt mètres plus haut se trouvait le cinéma l'Eden (aujourd'hui, Maison des syndicats) 

    "A l'entracte, les spectateurs se glissaient jusqu'au Glacier pour boire un chocolat au lait que mon père avait baptisé Félix. On ne dirait pas non plus un café mais un "masa".

    Félix Miailhe ne faisait pas de distinction dans les années 1930 entre les clients Carcassonnais et les autres. Au moment des la guerre civile espagnole, les réfugiés prirent le café pour lieu de rassemblement. Tant et si bien qu'il fut nommé le café des Espagnols.

    "Il n'y a pas qu'eux ! On a connu les Alsaciens-Lorrains, la justice Belge, les annamites et aussi les Résistants, pendant la guerre. Et jamais de bagarre, ni de problème. Tout le monde cohabitait en harmonie."

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    Notons que si le Café Glacier fut le rendez-vous des réfugiés et des Résistants, le café Not (place Carnot) fut le rendez-vous des Miliciens et des membre du PPF. C'était surtout le siège des gros négociants en vins... Le populaire café Glacier accueillit les associations du club taurin, de l'USC XV, du Caméra-club, le club d'échecs. On se souviendra également de Pepito, garçon de café en 1965 et oncle de Robert et de Manu Pena. 

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    Fête des forains au Café glacier en 1954

    Lors des carnavals, c'est là que les Pandores et que les Bigophones Carcassonnais venaient pour la grande parade. Un brassage des idées et des cultures...

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    Il ne reste plus rien du Grand café glacier

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    © Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2017

  • La saga des clubs musicaux Carcassonnais du Congo au Conti

    Tout commence au 12 rue de l'Aigle d'or à la fin du XIXe siècle avec le Café-Restaurant Lambert-Burniquel. A cette époque, Carcassonne comptait près de 100 établissements de ce type. Entre les deux guerres, le café change de propriétaire ; il passe successivement de Sentanac à Lagarde jusqu'à la Libération.

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    Le Congo

    En 1945, deux associés Rigail et Bouisset transforment l'établissement en cabaret et lui donnent le nom de la colonie dans laquelle ils ont fait fortune. Le cabaret est ainsi baptisé: "Le Congo". Jusqu'en 1955, les plus grands jazzman de l'époque y viendront faire le "boeuf" avec de jeunes instrumentistes carcassonnais issus du "Hot Club de jazz"

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    Pierre Alay, André Delmas et Raymond Buisan

    La devanture du Congo était faite de banbous et l'intérieur avait une décoration très africaine.

    Jenny Alpha au Congo. Carcassonne Fev 1948.jpg

    Jenny Alpha (1910-2010), chanteuse et comédienne réunionnaise, en février 1948 au Congo. Elle est accompagnée par Loulou Boyer (piano), Teddy Rambaud alias André Delmas (contrebasse), Claude Alay (clarinette) et André Malacan (batterie), tous musiciens carcassonnais.

    Reportage Johny Hess copie.jpg

    Le chanteur Johnny Hess (1915-1983), inventeur du style musical Zazou au Congo. On lui doit la chacun populaire "Je suis swing". A ses côtés, la chanteuse française Anne Chapelle. On vit aussi des musiciens de jazz célèbres comme James Moody, Georges Arvanitas, Mezz Mezzrow, Guy Lafitte, Marcel Zanini, etc...

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    https://www.youtube.com/watch?v=Ht4hGxczUZo

    Il y eu aussi la grande époque de Robert Chaliès qui vit défiler au Congo, Eddy Barclay au piano et Henri Salvador à la guitare. Notons également le passage de Jacques Brel, Mouloudjy, Johnny Hallyday, etc...

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    Une soirée au Congo avec Jean Pidoux (clarinette), André Malacan (trompette), Jean Osmont (saxophone), Loulou Boyer (piano).

    Le Club

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    "Le club" va succéder dans les années 50 au "Congo" après son rachat par René Guardiola. On y fera toujours du jazz avec Titi Laffargue et Roger Alonso, entre autres.

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    René Guardiola et Marius Laffargue (Contrebasse)

    Le Club rue de l-Aigle d-or ann-es 70 001.jpg

    Le club, version pattes d'éph', dans les années 70. Derrière le comptoir, Albert (serveur) et René Guardiola (patron). Avec le sandwich, Roselyne Cros que je remercie pour sa photo.

    Le Conti

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    Pour connaître le Conti dans sa configuration actuelle, il faudra attendre la reprise de l'établissement par Manuel Pena. Ce dernier travaillait au Grand café Continental en face la gare, qui appartenait à Pierre Pavanetto. En 1992, cet établissement est vendu à une célèbre chaîne de Fast Food et Manuel, comme d'autres carcassonnais, devient orphelin de son Conti. Il achète alors, rue de l'Aigle d'or ce qui était devenu la discothèque "Le club" ainsi qu'une partie du mobilier du Grand Café Continental et lui donne le nom de: "Le Conti". Tous les carcassonnais l'appelleront familièrement en souvenir de Pavenetto "Le petit Conti".

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    L'établissement aujourd'hui est la propriété de Frédéric Seguy, depuis 2002. Au premier étage dans les années 1990, il y avait une belle salle de billard et une excellente convivialité créée par les frères Pena.

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    Le Conti en 2017 fait toujours danser la jeunesse Carcassonnaise.

    https://www.facebook.com/Clubbing-Le-Conti-828122317282913/

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2017

  • La saga des clubs musicaux Carcassonnais du Congo au Conti

    Tout commence au 12 rue de l'Aigle d'or à la fin du XIXe siècle avec le Café-Restaurant Lambert-Burniquel. A cette époque, Carcassonne comptait près de 100 établissements de ce type. Entre les deux guerres, le café change de propriétaire ; il passe successivement de Sentanac à Lagarde jusqu'à la Libération.

    Sentenac (2).jpg

    Le Congo

    En 1945, deux associés Rigail et Bouisset transforment l'établissement en cabaret et lui donnent le nom de la colonie dans laquelle ils ont fait fortune. Le cabaret est ainsi baptisé: "Le Congo". Jusqu'en 1955, les plus grands jazzman de l'époque y viendront faire le "boeuf" avec de jeunes instrumentistes carcassonnais issus du "Hot Club de jazz"

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    Pierre Alay, André Delmas et Raymond Buisan

    La devanture du Congo était faite de banbous et l'intérieur avait une décoration très africaine.

    Jenny Alpha au Congo. Carcassonne Fev 1948.jpg

    Jenny Alpha (1910-2010), chanteuse et comédienne réunionnaise, en février 1948 au Congo. Elle est accompagnée par Loulou Boyer (piano), Teddy Rambaud alias André Delmas (contrebasse), Claude Alay (clarinette) et André Malacan (batterie), tous musiciens carcassonnais.

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    Le chanteur Johnny Hess (1915-1983), inventeur du style musical Zazou au Congo. On lui doit la chacun populaire "Je suis swing". A ses côtés, la chanteuse française Anne Chapelle. On vit aussi des musiciens de jazz célèbres comme James Moody, Georges Arvanitas, Mezz Mezzrow, Guy Lafitte, Marcel Zanini, etc...

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    https://www.youtube.com/watch?v=Ht4hGxczUZo

    Il y eu aussi la grande époque de Robert Chaliès qui vit défiler au Congo, Eddy Barclay au piano et Henri Salvador à la guitare. Notons également le passage de Jacques Brel, Mouloudjy, Johnny Hallyday, etc...

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    Une soirée au Congo avec Jean Pidoux (clarinette), André Malacan (trompette), Jean Osmont (saxophone), Loulou Boyer (piano).

    Le Club

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    "Le club" va succéder dans les années 50 au "Congo" après son rachat par René Guardiola. On y fera toujours du jazz avec Titi Laffargue et Roger Alonso, entre autres.

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    René Guardiola et Marius Laffargue (Contrebasse)

    Le Club rue de l-Aigle d-or ann-es 70 001.jpg

    Le club, version pattes d'éph', dans les années 70. Derrière le comptoir, Albert (serveur) et René Guardiola (patron). Avec le sandwich, Roselyne Cros que je remercie pour sa photo.

    Le Conti

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    Pour connaître le Conti dans sa configuration actuelle, il faudra attendre la reprise de l'établissement par Manuel Pena. Ce dernier travaillait au Grand café Continental en face la gare, qui appartenait à Pierre Pavanetto. En 1992, cet établissement est vendu à une célèbre chaîne de Fast Food et Manuel, comme d'autres carcassonnais, devient orphelin de son Conti. Il achète alors, rue de l'Aigle d'or ce qui était devenu la discothèque "Le club" ainsi qu'une partie du mobilier du Grand Café Continental et lui donne le nom de: "Le Conti". Tous les carcassonnais l'appelleront familièrement en souvenir de Pavenetto "Le petit Conti".

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    L'établissement aujourd'hui est la propriété de Frédéric Seguy, depuis 2002. Au premier étage dans les années 1990, il y avait une belle salle de billard et une excellente convivialité créée par les frères Pena.

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    Le Conti en 2017 fait toujours danser la jeunesse Carcassonnaise.

    https://www.facebook.com/Clubbing-Le-Conti-828122317282913/

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