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  • La maison natale d'André Cayatte, cinéaste

    André Cayatte (1909-1989), réalisateur de nombreux films cinématographiques, est né à Carcassonne le 3 février 1909. Après de sérieuses études, il devient avocat au barreau de Toulouse puis de Paris, avant de se lancer dans le journalisme et finalement, le cinéma. Cayatte est un farouche opposant de la peine de mort depuis que son cousin, aumônier à la prison de Carcassonne, pour n'avoir pas supporté d'être contraint d'assister à une exécution capitale, s'était suicidé.

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    Je ne citerai pas ici les films d'André Cayatte car d'autres sites le font mieux que moi. Simplement, retenons parmi eux Mourir d'aimer (1971) avec Annie Girardot.

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    Ce film est fortement inspiré d'un fait réél. Celui de Gabrielle Russier (1937-1969) qui s'était suicidée pendant son jugement suite à sa liaison avec un jeune élève.

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    Les parents d'André Cayatte étaient épiciers dans la rue de Denisse

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    C'est dans cette maison qui fait angle avec les rues Denisse et Pinel qu'est né André Cayatte. Vous y passez souvent devant sans savoir; demain, ne sera plus comme hier. Où se trouve la plaque sur la façade qui devrait indiquer le nom de ce célèbre carcassonnais? Où se trouve l'école qui porte son nom? Il fallait pourtant être militant pour oser s'opposer dans les années 50 et 60 à loi sur la peine de mort. Rien, la ville n'a rien retenu de lui. Tiens, Maître Tarlier, si vous montiez un festival du film... Festival André Cayatte, contre l'injustice et pour le droit à la présomption d'innocence, cela aurait de la gueule dans cette ville plus prompte à juger qu'à défendre!!!

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  • Guillaume Almayrac, compositeur carcassonnais

    Il y a maintenant six ans une dame me confiait un recueil de partitions pour piano: "Tenez" me dit-elle, "je vous le donne car je sais que vous le conserverez car mes enfants le mettront au feu, il appartenait à mon grand-père qui avait composé toutes ces musiques." "Votre grand-père?" dis-je avec circonspection. "Oui, il s'appelait Guillaume Almayrac. J'ai effectivement gardé ce recueil chez mes parents sans vraiment l'ouvrir pendant tout ce temps, puis mes recherches sur Paul Lacombe m'ont amené à me souvenir de lui. Dernièrement, je m'y suis penché avec davantage d'intérêt. J'ai découvert de nombreuses partitions manuscrites et des épreuves d'éditeur avec des dédicaces. Ainsi, la Valse en fa est-elle dédiée à Paul Lacombe et une autre œuvre à Michel Mir, chef des concerts symphoniques de Carcassonne. J'ai aussitôt lancé mon enquête à la recherche de ce Guillaume Almayrac, afin de connaître un peu sa vie...

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    Guillaume Almayrac, rentier de son état, était propriétaire de la maison de tissus Almayrac-Canavy qui se trouvait à l'actuel café "Le Lonchamps". Sa famille détenait aussi le château de Villecarla sur la commune de Villedubert, propriété actuelle du chef cuisinier André Pachon.

    Il est né dans la seconde moitié du XIXe siècle et est décédé en 1956 à Carcassonne à l'âge de 90 ans. Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Saint-Vincent. Titulaire d'une maîtrise de droit, il parlait couramment le latin et le grec. Je ne sais comment il apprit la musique, mais ses compositions attestent qu'il connaissait fort bien l'écriture musicale. Dans les familles bourgeoises de cette époque, fort nombreux étaient les musiciens amateurs. La vie de Guillaume Almayrac nous renseigne sur l'activité musicale carcassonnaise du début du XXe siècle. Il était cousin avec la famille Gastilleur, également marchand, dont Victor écrivit le texte da la cantate "La cité" composée par Déodat de Séverac pour le premier embrasement de la cité.

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    Sur la façade du "Longchamps", les initiales entrelacées d'Almayrac-Canavy.

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    La valse en fa, dédiée à Paul Lacombe et éditée chez Decourcelle à Paris. Les partitions de G. Almayrac sont également conservées à la Bibliothèque Nationale de France.

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     L'illustration de cette partition de G. Almayrac porte la signature du peintre carcassonnais Jacques Ourtal (1868-1962)

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  • Noël Ramon: Martyr du Quai Riquet

    20 août 1944... Noël Ramon, un artisan tôlier de 40 ans, est exécuté froidement sous les yeux de sa femme et de sa fille devant son atelier par les troupes allemandes en déroute. La scène se passe route Minervoise, après qu'un coup de feu venant d'une maison du Quai Riquet ait retenti au moment où passait une colonne de la Wehrmacht. L'histoire au fil du temps s'efface et il ne reste que les vestiges d'une plaque commémorative, qui hier encore serait partie à la benne sans la mobilisation de ce blog. Le nombre de victimes d'attaques terroristes ne nous émeut plus guère. Ce n'est qu'un chiffre... En revanche, la photo des victimes et ce qu'elles étaient, permet de nous identifier à elles.

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    Noël Ramon

    (1904-1944)

    Noël Ramon est né à Béziers le 25 décembre 1904. Il fait son service militaire à Béziers en 1926 au 81e Régiment d'Infanterie. Après l'armistice de 1940, il sera démobilisé le 15 juillet 1940 au dépôt 369 à Carcassonne.

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    Il installe son atelier de tolerie au numéro 1, route Minervoise.

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    La plaque à Noël Ramon sur le mur en face de son atelier

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