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Paul Lacombe - Page 5

  • Le quatuor op.101 de Paul Lacombe ressuscité après 110 ans de silence !

    Comme nous vous l'annoncions la semaine passée, une oeuvre du répertoire de musique de chambre de Paul Lacombe sera jouée à Grosse pointe (États Unis d'Amérique) en février prochain. Il s'agit du quatuor op.101 pour piano, violon, alto et violoncelle composé en 1903 et dont j'avais numérisé la partition lors d'un séjour à Paris, à la Bibliothèque Nationale de France. Tout simplement parce qu'il n'existe plus ce matériel à la vente dans les librairies musicales. Bien m'en a pris, car aujourd'hui j'ai pu l'adresser à ces musiciens outre-atlantique, comme je l'ai fait récemment pour les organisateurs du Festival de Radio-France qui joueront cet été la Sonate pour violoncelle.

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    Extrait de ma biographie

    Paul Lacombe, le testament musical d'un grand symphoniste français

     

    Achevé en mars 1903, le Quatuor op.101 pour violon, alto, violoncelle et piano porte la dédicace suivante : « A mon ami Vincent d’Indy ». Une attention, gage d’une amitié fidèle, que l’auteur de Fervaal remercia en ces termes : « La dédicace de votre nouveau quatuor m’est infiniment agréable, venant d’un confrère dont j’aime et apprécie le talent de symphoniste (pas si fréquent actuellement) depuis déjà longtemps. » Il ne s’engagea pas à le lire de suite, arguant un manque de temps dû à ses activités à la Schola cantorum. Il promit toutefois d’aller l’entendre à la Société nationale le 9 avril 1904.

    Lacombe qui cherchait des instrumentistes pour jouer son quatuor à ce concert, fit appel à Louis Diémer. Celui-ci n’étant pas libre, il proposa quelques uns de ses élèves dont Victor Staub qui devait assurer la partie piano en compagnie d’Henri Saïller (violon), de Marcel Mignard (alto) et de Cornélis Liégeois (violoncelle). Dans le courrier musical, Jules Combarieu notait :

     

    « Le quatuor de M. Paul Lacombe, qui ouvrait la soirée, fait honneur à la fois à la Société et à l’auteur, resté fidèle à la musique de chambre ;  son esprit très net et très ouvert n’a pas été atteint par cette manie de modernisme à outrance et à ce goût de l’étrangeté que nous avons parfois à déplorer chez les meilleurs ; mais il est bien de son temps, et sait, quand il le veut, écrire autre chose que d’aimables idylles. » Et malgré quelques réserves : « Ce que je regretterais peut-être c’est que les idées se pressent et font masse compacte, sans qu’on aperçoive suffisamment la structure de l’ensemble, qui, à première audition, m’a paru être conçu dans la forme du prélude ou de la rhapsodie, plutôt que dans la forme traditionnelle. », il conclu à « une œuvre de sérieux intérêt. »

     

     

    Il est intéressant de savoir comment il fut reçu de l’autre côté du Rhin, après que Lacombe l’eût envoyé au critique Eugen Segnitz :

     

     

    J’ai parcouru avec grand intérêt votre nouveau quatuor op.101. C’est une composition très inspirée, une envolée du premier mouvement jusqu’au final. Le mouvement lent est porté par une belle mélodie extraordinairement touchante. Le scherzo est très plaisant grâce à une harmonie bien choisie et originale. Le thème principal du dernier mouvement peut penser à une traduction à la française d’un Robert Schumann grâce à sa concision et sa précision rythmique. Avant tout cela dès la première lecture de l’œuvre on reconnaît la finesse, la clarté et le souffle inspirateur à travers une belle disposition des thèmes attribués aux différents instruments. Tout cela renforce grandement l’effet musical.»

     

     

    La partition sembla faire l’unanimité. Il ne semblait alors y avoir aucune raison pour qu’elle fût rejetée dans le midi de la France, où Lacombe jouissait de nombreux admirateurs. Après une audition à Toulouse le 23 avril 1909 et à Carcassonne deux jours plus tôt en présence du compositeur, elle rassembla tous les suffrages:

     

    « Le premier Allegro débute par une très belle phrase en ut mineur, d’un pur romantisme, qui se poursuit dans de larges développements traités d'après les traditionnelles formes classiques, c'est vrai, mais avec des harmonies d'un modernisme chatoyant. Par ci, par là, nous trouvons une petite pointe de chromatisme ; hommage discret (peut-être voulu) rendu à la mémoire du père Franck. La phrase initiale, après avoir passé dans les doigts des quatre instrumentistes, se termine dans une majestueuse péroraison. Le second numéro s'ouvre par des harmonies suspensives, laissant ignorer, dès le début, la tonalité future ; mais voici que le violoncelle expose une superbe phrase en la bémol, d'une bien belle envolée. Et c'est sur cette mélopée que le compositeur développe logiquement, qu'est bâti tout cet Andante, de façon si ingénieuse et qui est d'un caractère si prenant. L'allegretto est un peut intermède en forme de menuet  tout pimpant ; une sorte de caquetage de joyeuses commères, fort amusant à entendre. Quant au finale, écrit dans la tonalité d'ut majeur, il est construit sur un deux temps d'une grandeallure; c'est pompeux, majestueux et bien rythmé; il y a dans cette ultime partie un travail contrepointique des plus intéressants : la forme canoniquey bat son plein, de même que tous les artifices de la syntaxe musicale ; une manière pour Paul Lacombe de faire savoir aux admirateurs de sontalent, que, lui aussi, était fort en thème et qu'il est en musique, bachelier de rhétorique et de philosophie, voire même docteur."

     

    Écoute du Quatuor op.101

    ↓

    http://www.youtube.com/watch?v=7KdTauJVDUI

     

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

  • La musique du compositeur Carcassonnais Paul Lacombe sera jouée prochainement aux États-Unis !

    Nous n'avons bien sûr pas attendu l'an de grâce 2014 pour savoir que depuis presque un siècle, les salles de concerts en France boudent la musique romantique de leur pays. Si l'on compte que l'on a laissé peu à peu aux placards les partitions des plus illustres d'entre-eux comme Massenet, Saint-Saëns, Bizet, Chabrier ou Chausson, on trouvera alors normal de point y trouver de Paul Lacombe. Tant et si bien que ce sont presque à chaque fois les mêmes refrains que l'on nous sert dans les concerts... Je n'ai rien contre W.A Mozart mais comme l'a souligné le maître Jacques Charpentier : "on en a fait un alibi culturel". Le moindre trissotin à l'esprit de brochure développé par l'écoute approfondie de Radio Classique, nous vendra les vertus de la bienséance à propos du génie Mozartien. Ce ne sont que billevesées et mondanités de spécialistes des portes ouvertes ! Si l'on considère selon le vieil adage que nul n'est prophète, vous connaissez la suite...

    Le pays de Lacombe qu'il a si bien immortalisé dans ces phrases orchestrales, le lui a rendu fort mal. Chabrier, lui, avait compris assez tôt qu'il n'y avait rien à attendre d'Ambert pour devenir célèbre. Si seulement l'auteur de l'Aubade printanière, qui lui valut un succès mondial, s'était attaché à penser à sa postérité, le Larousse qui sème à tous vents, n'aurait pas oublié sa semence musicale dans son encyclopédie. Avec des si, on referait le monde. Certes, mais alors nous supprimerions les critiques parisiens faiseurs de musique aseptisée, les directeurs de salle de concerts à l'âme portée uniquement sur la recette, les éditeurs fossoyeurs de partitions, sans compter les quelques influents argentés habitués aux airs de cocottes des Folies bergères. Ah! J'oubliais le principal... Lacombe aurait-il été Allemand, Anglais ou Italien qu'on l'aurait non seulement joué dans l'un de ses pays, mais grandement programmé dans le nôtre. Le génial Hector Berlioz n'avait-il pas écrit que les Français n'aimaient la musique qu'en fond sonore ?

    On ne peut refaire le monde d'hier ; quant à celui d'aujourd'hui, il n'ira pas en s'arrangeant avec la dictature musicale — si l'on peut dire — de l'empirisme auditif galvanisé par les hurleurs de décibels. Aussi, nous ne boudons pas notre plaisir à vous faire savoir que Paul Lacombe sera joué à

    Chamber music at the Scarab club

    Grosse pointe

    (États-Unis d'Amérique / Michigan),

     Dimanche 1er février 2015 à 15 heures.

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    On jouera le 3e trio op.134

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    Grosse pointe unitarian church

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    Merci à la violoncelliste Nadine Deleury (à droite) de m'aider à ressusciter la musique de Paul Lacombe. Dommage qu'il faille aller si loin pour l'entendre...

    En écoute ci-dessous une répétition

    3e trio op.134

    ↓

    http://www.youtube.com/watch?v=mV1YMIrCX0U

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  • La musique de Paul Lacombe au festival de Radio-France en 2015 !

    C'est une grande nouvelle avant d'être une grande satisfaction personnelle que j'ai l'honneur de vous annoncer. Hier matin, la directrice de la programmation du

    Festival de Radio-France et Montpellier Languedoc-Roussillon

    m'a contacté par téléphone pour m'annoncer que la

    Sonate op.100 pour piano et violoncelle

    de

    Paul Lacombe

    figurerait au programme en juillet 2015. Cette oeuvre sera jouée dans un même concert consacré aux compositeurs régionaux.

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    Depuis le Congrès de musique régionale de 1906, la musique de Paul lacombe n'avait pas été interprétée dans la capitale régionale. Que dire alors de l'ensemble de son oeuvre tombée injustement dans les oubliettes des concerts, jusqu'à que nous reprenions il y a cinq ans seulement, la destinée de ce musicien. C'est le fruit d'un long travail de recherches et de communication autour de concerts, conférences et d'un livre biographique. J'y ai toujours cru !

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    En juillet 2012, Gilles Leconte (piano), Éric Lyda (violoncelle) et moi-même étions programmés dans le cadre du Festival de Carcassonne pour un concert en hommage à Lacombe. Mes amis avaient alors interprété cette Sonate op.100 ; un choix judicieux d'en avoir mis un enregistrement sur Youtube, a permis à la programmation de Radio-France de s'en faire une idée précise. Notons également que le Quatuor op.101 sera joué en février au Canada.

    https://www.youtube.com/watch?v=CjEqz9G9DU4

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     "Paul Lacombe, le testament musical d'un grand symphoniste français"

     vient d'être versé à la

    Bibliothèque musicale de Radio-France

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