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Paul Lacombe - Page 3

  • Demandez le programme des Estivales de la Malepère !

    Il est une association modeste par sa puissance budgétaire, mais immense par sa détermination. Chaque année depuis 1989, ses bénévoles proposent une programmation de conférences de haute volée, articulée autour de la culture, des sciences et de l'histoire. Cet évènement culturel unique autour de Carcassonne a besoin de votre présence et du soutien financier des collectivités locales. Notamment, la région Languedoc-Roussillon qui semble préférer subventionner les fêtes gastronomiques, plutôt que la culture en milieu rural.

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    Conférences

    LUNDI 1er JUIN 

     

    « Le Pain a 10 000 ans ! »

    Roland FEUILLAS, Paysan, Meunier et Boulanger de Cucugnan,

    Professeur Henri JOYEUX, Professeur des Universités, Praticien Hospitalier de Cancérologie et de Chirurgie Digestive à l'Université Montpellier 1.

    Le Pain a 10 000 ans ! Quelle est son histoire ? État de l'art, où en sommes nous ? Quelles sont les perspectives ?

    Qu'en est-il exactement de toutes les problématiques de santé liées à ce fameux "gluten" ?

    Le Pain nourriture ? Le Pain plaisir & gastronomique ? Quel doit être notre "Pain quotidien" ?

    Faut-il revenir au temps du "Pain de ménage" et faire son Pain soi même ?

    Le Pain 100% Nature. Une traçabilité totale de la semence à l'assiette, de la fourche à la fourchette.

    Prologue en forme de conte occitan par Joan-Jaume DELPOTZ/DELPOUX.

     

    MARDI 2 JUIN 

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    « Jean-François de La Rocque, Seigneur d'Arzens en Languedoc et colonisateur du Canada »

    Bernard ALLAIRE, Historien Ph. D., chargé de recherche, CMMC, université de Nice.

    Célèbre militaire, Jean-François de La Rocque, sieur d'Arzens, de Poix en Rethélois et de Roberval fut choisi par François Ier pour diriger de 1541 à 1543 la première colonie française au Canada. Malgré cet exploit l'homme fut relégué par les historiens dans l'ombre du navigateur malouin Jacques Cartier qui l'avait précédé en Amérique et n'entra jamais au panthéon des explorateurs du XVIe siècle.  Cet homme qui a traversé l'Atlantique avec navires, colons, artisans et prisonniers pour bâtir une Nouvelle-France nous concerne particulièrement car il est natif de la région de Carcassonne et fut jusqu'à son décès, le seigneur d'Arzens.

     

    MERCREDI 3 JUIN 

     

    « L'intérêt culturel et artistique de l'art gravé du Néolithique Saharien »

    Anne-Michelle et Axel VAN ALBADA, Biologistes, Spécialistes en Art Rupestre.

    Des milliers de gravures furent réalisées sur les grès durs des falaises du Fezzan Libyen, il y a de 5000 à 10000 ans. Certaines sont peut-être plus anciennes. Cet ensemble constitue un des plus grands centres mondiaux d'art rupestre. Ces œuvres, dont beaucoup ont été découvertes récemment, souvent de grande qualité artistique, nous informent sur une civilisation qui expérimenta la domestication des grands bovidés mais développa aussi une mythologie originale dans les millénaires qui précédèrent la première grande crise aride de la zone saharienne, avant l'éclosion de la civilisation de l'Égypte dynastique. Le pays est actuellement un désert inhabitable faute de points d'eau permanents, mais des hommes s'y déchirent pour s'accaparer les hydrocarbures qui se trouvent 1000 m en dessous des gravures depuis bien plus longtemps.

     

    JEUDI 4 JUIN 

     

    « Pouvoir et Environnement »

    Frédéric OGÉ, Chargé de Recherche, HDR, au Laboratoire de Géographie PRODIG CNRS.

    L'environnement peut être appréhendé comme un champ de recherche ou d'action ou de vie polysémique, à valeur positive (qui est contre la défense de l'environnement ?), défini par chacun en fonction de ses intérêts. Mais il peut être aussi analysé comme un champ de pouvoir, un moyen d'élargir son pouvoir (ou celui du groupe auquel on appartient) sur les autres acteurs du fonctionnement de la société humaine, que ce soit au niveau national ou international. On peut donc tenter d'étudier ce jeu entre de multiples acteurs pour comprendre ce qu'est l'environnement et comment il devient objet ou vecteur de pouvoir.

     

    VENDREDI 5 JUIN 

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    « Le patrimoine des vignerons languedociens à l'épreuve de la globalisation économique »

    Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Historienne, Auteur, Professeur des Universités à Montpellier.

    Les vignerons languedociens, et parmi eux ceux de la Malepère, sont d’autant plus concernés par la globalisation économique qu’ils vivent, depuis une quinzaine d’années, les effets déstabilisateurs d’un marché vinicole acquis à la concurrence spéculative. Le débat sur la nouvelle donne commerciale rebondit à chaque publication de parts de marché. Il entretient une ligne de fracture perceptible entre professionnels du vin, mais aussi dans le vignoble; elle s’affiche aux yeux de tous dans le paysage où, entre terroirs et villages, galopent ici la friche, là le béton, toujours dans le sillage des arrachages qui n’en finissent pas d’aligner les hectares, même aux dépens des vins de qualité. Pendant ce temps, les plantations s’intensifient ailleurs dans le monde; tandis que le monde entier convoite le patrimoine vigneron français, qu’en sera-t-il de celui des Méridionaux dits aujourd’hui Sudistes ?

    Prologue en forme de conte occitan par Joan-Jaume DELPOTZ/DELPOUX.

     

    SAMEDI 6 JUIN (17h) 

     

    « Balad'O », par la Compagnie Barolo Solo. Balade artistique entre Caux-et- Sauzens et Villeséquelande, le long du Canal du Midi.

    Animation tous publics originale, artistique et culturelle portée par les associations AVEC et EUREK'ART et soutenue par l'Agglomération de Carcassonne, la DRAC L.R., la Région L.R., le Conseil Départemental de l'Aude.

    Balade au fil de l'eau, dans l'eau, avec l'eau, sur le Canal du Midi, Balad'O est une randonnée spectacle où les spectateurs sont emmenés tels des passagers clandestins, à traverser les frontières... Les musiciens et circassiens suivront ce voyage onirique sur des routes parallèles où ils se transformeront tout au long de cet exil pour devenir mi-hommes mi-animaux aquatiques quand le public aura atteint ce nouveau monde, traversant cette frontière sur un filet de pêche tendu entre deux rives... Spectacle gratuit sur réservation. Informations au 04 68 78 49 69.

     

    DIMANCHE 7 JUIN 

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    Salon du Livre et de la Littérature Régionale

    de 10h à 18h, Foyer Municipal d'Arzens, entrée gratuite.

    Remise du prix « Feuilles de Malepère » 2015

    Vernissage de l'exposition Peintures et Collages de Neville PAINE

    Signature de la Charte des Manifestations Littéraires, Languedoc-Roussillon Livre et Lecture

    Restitution du projet « Auteurs au Lycée » par les élèves du Lycée Paul Sabatier

     

    LUNDI 8 JUIN

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    « Paul Lacombe, un compositeur Carcassonnais »

    Martial ANDRIEU, Artiste lyrique, écrivain, historien.

    Paul Lacombe est un compositeur, né en 1837 à Carcassonne. Il fut élève de Georges Bizet avant de devenir l’un des membres fondateurs de la Société Nationale de Musique en 1871.

    Ses œuvres symphoniques figurèrent à l’affiche, à côté de celles de ses amis les plus illustres. Parmi eux,  Massenet, Chabrier ou encore Fauré. Elles furent primées aux concours de la Société des Compositeurs et distinguées par la critique, mais l’entêtement de Lacombe à ne pas vouloir quitter son pays natal, les plongera peu à peu dans l’oubli. Ultime reconnaissance de son grand talent, son élection à l’Académie des Beaux-Arts en 1901 avant qu'il s’éteigne en 1927. Il nous laisse un impressionnant catalogue de 150 œuvres, que nous envisageons de faire connaître à tous les mélomanes.

     

    MARDI 9 JUIN 

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    « Architecture du génome et expression génique : quel lien entre structure et modifications chimiques des chromosomes et les étapes précoces du développement des cancers ? »

    Kerstin BYSTRICKY, Professeur de Biologie Moléculaire, Université Paul Sabatier Toulouse III et Laboratoire de Biologie Moléculaire Eucaryote, LBME-CNRS.

    Comprendre la complexité du monde vivant est essentiel pour mieux appréhender ses dysfonctionnements, notamment ceux observés en pathologie humaine. Ces dernières années ont été marquées par l’apparition de thérapies basées sur la connaissance des mécanismes moléculaires impliqués dans la régulation de l’expression des gènes. Au-delà de la connaissance de la séquence du génome humain, les modifications de l’ADN et de la structure des chromosomes par des phénomènes extérieurs, dits « épigénétiques » jouent un rôle majeur. Ces liens seront illustrés à travers quelques exemples de régulation des gènes par les hormones dans les cellules cancéreuses mammaires.

     

    MERCREDI 10 JUIN  

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    « Le cannibalisme, une affaire de culture »

    Éric LOWEN, Directeur de l'Université Populaire de Philosophie de Toulouse

    Dans notre culture, nous réservons le cannibalisme aux “sauvages” et aux malades, mais au regard de l’histoire culturelle de l’humanité, cette conviction ne résiste pas. Le cannibalisme a longtemps accompagné les cultures humaines à des degrés divers : cérémoniel, funéraire, magique, sacrificiel... Dans nos arbres généalogiques, nous descendons tous de cannibales.

    En prologue de la conférence, « MANTODEA » pièce de danse contemporaine. Création et interprétation de Sophie BLET.

    « Mantodea » est un solo de danse contemporaine sur les différentes phases de vie de la mante religieuse.

    ‐La gestation, l’univers de l’oothèque : enveloppe protectrice qui modifie les sons extérieurs pour l’interne. Référence au liquide amniotique, au flottement mais aussi aux réactions spasmodiques des réflexes ou du sommeil. Un temps de suspensions avant l’éclosion. 

    ‐L’éclosion : la naissance de l’insecte, le bruissement des ailes, les craquements des différents organes qui se développent. La structure corporelle qui se déploie, le métabolisme instinctif se met en place.

    ‐La nourriture, la survie : l’attente de la faim, l’approche et l’attaque des proies. La vélocité de l’instant. La survie de l’animal face à son environnement.

    ‐La mue, les petites morts : le dédoublement de soi, comment l’être s’extrait de lui ‐même. Le corps qu’elle laisse derrière elle, sa texture. L’évolution qui accompagne ce leitmotiv.

     

    JEUDI 11 JUIN (18h - 19h15) 

     

    « Habiter la Terre : L’environnement et le climat en Languedoc-Roussillon »

    Table ronde avec Gaël DERIVE, expert sur le dérèglement climatique et auteur, Sylvie CROSSMAN des éditions Indigène, Céline MESQUIDA, présidente de la FNE Languedoc-Roussillon, Olivia GROLLEAU, de l’association Lo Barrut (sous réserve)Sylvie VAUCLAIRFrédéric OGÉFrançois BLUCHE, conférenciers des Estivales 2015.

    Événement organisé par Languedoc-Roussillon Livre et Lecture et soutenu par la Région Languedoc-Roussillon dans le cadre de la manifestation régionale Total Festum.

    Gaël Derive, 40 ans, docteur ès sciences, est aujourd'hui l'un des experts les plus actifs et les plus engagés sur les questions de dérèglement climatique. Après avoir travaillé dans les laboratoires de recherche (CNRS, IRD, INRA), il s'implique dans l'un des premiers Plans Climat français des collectivités. Il est l'auteur de deux films remarqués pour leur vision à la fois pragmatique et humaniste du sujet : L'Odyssée du climat (2009) et Une planète & une civilisation (2012). Son nouveau livre est un témoignage, un cri, un appel humain : Nous aurions dû rester des singes (2015, 45 pages, éditions Indigène). Lien web :  www.gaelderive.fr.

    « La planète se moque de posséder une banquise et de grands espaces vierges totalement englacés. La planète se moque d'être recouverte d'un océan plus haut de un ou dix mètres. Mais pour l'espèce humaine, la terre représente tout, une ressource, une protection. » Gaël Derive a osé sortir des rapports scientifiques pour aller éprouver les effets déjà bien réels du dérèglement climatique auprès de Satu, éleveur en Ethiopie ; Nipa, rizicultrice au Bangladesh ; Donildo, chasseur en Amazonie ; Jeannie, l'Inuite de l'Arctique ; Tsering, cultivatrice au Népal et Karakaua, pêcheur aux îles Kiribati. De ces rencontres, le scientifique revient bouleversé, avec cette certitude : si l'on veut éviter à l'humanité de demain la précarité alimentaire, l'absence d'eau potable, l'errance climatique et l'extension des violences, il faut se saisir de cette crise comme d'une chance pour construire des modèles économiques et sociaux qui nous permettront de "prospérer sans croissance". Faute de quoi, peut-être eût-il mieux valu rester des singes...

     

    JEUDI 11 JUIN (20h30) 

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    « Habiter la Terre en astrophysicienne »

    Sylvie VAUCLAIR, Astrophysicienne, Professeur Émérite à l'UPS Toulouse, Chercheur à l'IRAP-OMP.

    Les découvertes astrophysiques contemporaines riment avec la prise de conscience planétaire. Nous vivons une époque étonnante où des sondes spatiales nous renvoient de très loin des images de la Terre, comme un petit point bleu perdu dans l’immensité. Sa finitude, sa fragilité, les limites de ses ressources et en même temps les richesses de la vie qu’elle abrite sautent aux yeux. Son existence et celle de l’humanité peut à présent se situer au sein d’un immense Univers que nous apprenons à connaître petit-à-petit. Ces découvertes contemporaines donnent le vertige et procurent en même temps une certaine exaltation où la science peut se conjuguer avec l’art.

     

    VENDREDI 12 JUIN

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    « Le réchauffement climatique et ses conséquences sur les rivages du Languedoc-Roussillon, en particulier de l'Aude »

    François M. BLUCHE, Médecin biologiste, Ancien Stagiaire du Laboratoire Arago de Banyuls-sur-Mer, Spécialiste Santé-Environnement.

    Le conférencier nous résume d'abord les variations climatiques depuis l'origine de notre planète avec des périodes glaciaires et tropicales, et en énumère les causes. Il nous donne ensuite une vision du climat dans les cinquante prochaines années avec des conséquences dramatiques pour le Monde et notre région en particulier. Pour conclure, en complément des mesures mondiales (limitation des gaz à effet de serre), François Bluche propose une solution actuellement peu utilisée et qui lui semble la meilleure : la géothermie.

     

    Exposition permanente

     

    Après plusieurs expositions de ses œuvres à Carcassonne, dont la plus récente, en mars, à la galerie « la Compagnie des Voyageurs », l'artiste anglais Neville PAINE a accepté d'accrocher ses dernières toiles aux cimaises des Estivales de la Malepère pendant la durée de la manifestation. Les Estivales lui en sont infiniment reconnaissantes et sont honorées de la participation d'un artiste d'un si grand talent et d'une sensibilité remarquable. Son amitié est rare et précieuse. Anglais de naissance, Audois d'adoption depuis 25 ans, il a choisi d'habiter notre région pour y retrouver la lumière du Sud qu'il avait découverte en Espagne. Ses toutes dernières réalisations sont des collages peints, réalisés à partir de superposition de multitude de fragments en découpes aigües, qui apportent un relief saisissant à ses compositions. Régulièrement exposé dans les plus grandes galeries internationales, il mérite, de la part des amateurs d'art, d'être découvert et reconnu comme un des acteurs essentiels de l'expression picturale artistique moderne.

     

    Contes occitans

     

    Dans l'Aude, on ne présente plus en Francès Jean-Jacques DELPOUX. Irréductible occitan, que ce soit dans le cadre des animations de Fasètz la Lenga, des Ivernalas de Cabardès ou de la Marche du Sel, il est toujours présent pour apporter sa verve et sa ferveur aux amis qui le suivent ou le découvrent, au coin d'une cheminée, d'une pierre de bois, à la croisée d'un camin. Pour leur faire partager l'humour et surtout l'émotion d'une histoire, d'une anecdote, ancienne ou juste de la veille, de nostre païs, de nos racines, de nos quartiers, de nos villages, de notre temps d'aujourd'hui qui n'est pas si différent de celui d'avant, selon la façon dont on le regarde... Totjorn dins nostra lenga mairala ! Mais que tous pourront comprendre et apprécier, même ceux dont l'oreille n'est pas occitane...

     

    Danse et concert

     

    SAMEDI 13 JUIN 

     

     Gala de danses sévillanes et flamenco par le groupe « Pasión Flamenca »

    Foyer municipal d'Arzens à 20h30 (Gratuit)


     

    DIMANCHE 14 JUIN

     

    La chorale de la Malepère

    invite le Chœur de l'Emporda, d'Avinyonet de Puigventós, dirigé par Quim Mandado.

    16 h, Concert à l'Église d'Arzens, entrée gratuite. 

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine / 2015

     

  • C'est officiel ! Paul Lacombe au programme du Festival de Radio-France 2015

    Après beaucoup d'efforts depuis cinq ans pour faire reconnaître et réhabiliter la musique injustement oubliée du compositeur Carcassonnais Paul Lacombe - souvent contre vents et marées - je suis heureux et fier de vous annoncer la programmation de l'une de ses oeuvres au Festival de Radio-France en juillet prochain. J'avais connaissance de cette information depuis quelques mois, puisque j'avais été contacté par l'organisation afin de fournir la partition de l'oeuvre.

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    Le choix de la Sonate pour violoncelle et piano Op.100 n'est pas fortuit. J'avais fait interpréter cette pièce en 2012 par des amis instrumentistes de l'Orchestre régional du Limousin, dans le cadre du Festival de Carcassonne. A ce titre, je remercie l'équipe municipale de Monsieur Jean-Claude Pérez qui avait programmé ce concert. La captation vidéo postée par mes soins sur Youtube a fini de convaincre la programmatrice, d'inscrire cette pièce au Festival Radio-France 2015. J'associe également le travail et les contacts noués par Aude à la culture.

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    Paul Lacombe

    retrouve ainsi toute sa place aux côtés des compositeurs Languedociens :

    Déodat de Séverac, Émile Paladilhe, Jane Vieu et Bruno Mantovani.

    J'ai récemment rencontré Monsieur Alain Duault (Radio-Classique) à qui j'ai offert la biographie que j'ai écrite sur Paul Lacombe. Il ne manque plus désormais que l'enregistrement d'un Cd afin de donner à entendre au public toute la délicatesse d'une musique bêtement snobée à Carcassonne par les décideurs culturels, les directeurs de conservatoire, les professeurs et les musiciens. Il est vrai qu'il vaut mieux enfoncer des portes ouvertes ou sauter sur sa chaise comme un cabri en criant : Mozart, Mozart, Mozart... Quel manque de curiosité ! Je n'espère plus rien de Carcassonne, mais que y a-t-il vraiment encore à espérer d'une ville où la culture est enfermée dans des dogmes, des luttes politiques partisanes, des jalousies ?

    Rendez-vous

    Corum de Montpellier

    (Salle Pasteur)

    15 Juillet 2015

    à 18h

    (Entrée libre)

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    Une pensée amicale pour M. Georges Bruyère

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Le quatuor op.101 de Paul Lacombe ressuscité après 110 ans de silence !

    Comme nous vous l'annoncions la semaine passée, une oeuvre du répertoire de musique de chambre de Paul Lacombe sera jouée à Grosse pointe (États Unis d'Amérique) en février prochain. Il s'agit du quatuor op.101 pour piano, violon, alto et violoncelle composé en 1903 et dont j'avais numérisé la partition lors d'un séjour à Paris, à la Bibliothèque Nationale de France. Tout simplement parce qu'il n'existe plus ce matériel à la vente dans les librairies musicales. Bien m'en a pris, car aujourd'hui j'ai pu l'adresser à ces musiciens outre-atlantique, comme je l'ai fait récemment pour les organisateurs du Festival de Radio-France qui joueront cet été la Sonate pour violoncelle.

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    Extrait de ma biographie

    Paul Lacombe, le testament musical d'un grand symphoniste français

     

    Achevé en mars 1903, le Quatuor op.101 pour violon, alto, violoncelle et piano porte la dédicace suivante : « A mon ami Vincent d’Indy ». Une attention, gage d’une amitié fidèle, que l’auteur de Fervaal remercia en ces termes : « La dédicace de votre nouveau quatuor m’est infiniment agréable, venant d’un confrère dont j’aime et apprécie le talent de symphoniste (pas si fréquent actuellement) depuis déjà longtemps. » Il ne s’engagea pas à le lire de suite, arguant un manque de temps dû à ses activités à la Schola cantorum. Il promit toutefois d’aller l’entendre à la Société nationale le 9 avril 1904.

    Lacombe qui cherchait des instrumentistes pour jouer son quatuor à ce concert, fit appel à Louis Diémer. Celui-ci n’étant pas libre, il proposa quelques uns de ses élèves dont Victor Staub qui devait assurer la partie piano en compagnie d’Henri Saïller (violon), de Marcel Mignard (alto) et de Cornélis Liégeois (violoncelle). Dans le courrier musical, Jules Combarieu notait :

     

    « Le quatuor de M. Paul Lacombe, qui ouvrait la soirée, fait honneur à la fois à la Société et à l’auteur, resté fidèle à la musique de chambre ;  son esprit très net et très ouvert n’a pas été atteint par cette manie de modernisme à outrance et à ce goût de l’étrangeté que nous avons parfois à déplorer chez les meilleurs ; mais il est bien de son temps, et sait, quand il le veut, écrire autre chose que d’aimables idylles. » Et malgré quelques réserves : « Ce que je regretterais peut-être c’est que les idées se pressent et font masse compacte, sans qu’on aperçoive suffisamment la structure de l’ensemble, qui, à première audition, m’a paru être conçu dans la forme du prélude ou de la rhapsodie, plutôt que dans la forme traditionnelle. », il conclu à « une œuvre de sérieux intérêt. »

     

     

    Il est intéressant de savoir comment il fut reçu de l’autre côté du Rhin, après que Lacombe l’eût envoyé au critique Eugen Segnitz :

     

     

    J’ai parcouru avec grand intérêt votre nouveau quatuor op.101. C’est une composition très inspirée, une envolée du premier mouvement jusqu’au final. Le mouvement lent est porté par une belle mélodie extraordinairement touchante. Le scherzo est très plaisant grâce à une harmonie bien choisie et originale. Le thème principal du dernier mouvement peut penser à une traduction à la française d’un Robert Schumann grâce à sa concision et sa précision rythmique. Avant tout cela dès la première lecture de l’œuvre on reconnaît la finesse, la clarté et le souffle inspirateur à travers une belle disposition des thèmes attribués aux différents instruments. Tout cela renforce grandement l’effet musical.»

     

     

    La partition sembla faire l’unanimité. Il ne semblait alors y avoir aucune raison pour qu’elle fût rejetée dans le midi de la France, où Lacombe jouissait de nombreux admirateurs. Après une audition à Toulouse le 23 avril 1909 et à Carcassonne deux jours plus tôt en présence du compositeur, elle rassembla tous les suffrages:

     

    « Le premier Allegro débute par une très belle phrase en ut mineur, d’un pur romantisme, qui se poursuit dans de larges développements traités d'après les traditionnelles formes classiques, c'est vrai, mais avec des harmonies d'un modernisme chatoyant. Par ci, par là, nous trouvons une petite pointe de chromatisme ; hommage discret (peut-être voulu) rendu à la mémoire du père Franck. La phrase initiale, après avoir passé dans les doigts des quatre instrumentistes, se termine dans une majestueuse péroraison. Le second numéro s'ouvre par des harmonies suspensives, laissant ignorer, dès le début, la tonalité future ; mais voici que le violoncelle expose une superbe phrase en la bémol, d'une bien belle envolée. Et c'est sur cette mélopée que le compositeur développe logiquement, qu'est bâti tout cet Andante, de façon si ingénieuse et qui est d'un caractère si prenant. L'allegretto est un peut intermède en forme de menuet  tout pimpant ; une sorte de caquetage de joyeuses commères, fort amusant à entendre. Quant au finale, écrit dans la tonalité d'ut majeur, il est construit sur un deux temps d'une grandeallure; c'est pompeux, majestueux et bien rythmé; il y a dans cette ultime partie un travail contrepointique des plus intéressants : la forme canoniquey bat son plein, de même que tous les artifices de la syntaxe musicale ; une manière pour Paul Lacombe de faire savoir aux admirateurs de sontalent, que, lui aussi, était fort en thème et qu'il est en musique, bachelier de rhétorique et de philosophie, voire même docteur."

     

    Écoute du Quatuor op.101

    http://www.youtube.com/watch?v=7KdTauJVDUI

     

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