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  • L'hôtel de ville sous le soleil de Mexico!

    On va sans doute trouver prétentieux qu'un artiste qui vient de se produire dans le cadre du festival de Carcassonne, fasse lui-même le compte-rendu de sa prestation dans un blog dont il est l'unique rédacteur. Et pourtant... c'est le seul moyen dont il dispose pour relayer son concert auprès des personnes n'ayant pas pu y assister. Quelles sont les raisons à cela? Si la presse locale a bien annoncé celui-ci et qu'il faut reconnaître qu'elle a bien fait son travail, en revanche elle n'a pas assuré le service après-vente. Or, les artistes indépendants qui ne passent pas sur les ondes de radio, ni à la télévision ont besoin plus que les cadors du show-business de cette publicité pour exister. Notons, que nous sommes les plus nombreux mais la puissante minorité marchande de disques écrase tout sur son passage. Que fait la presse locale? Elle consacre chaque jour de grands article à ces "vedettes", dont le talent qui lui est reconnu résulte le plus souvent de l'abattage publicitaire qu'il produit: Vu à la TV. C'est le même schéma que les marques de lessives. Sauf qu'ici, le lessivage intervient au niveau du cortex, en des réflexes pavloviens d'hystérie collective. La presse doit vivre et joue sa survie et pour cela, encence des spectacles même mauvais car elle est aussi annonceur et vit essentiellement de la publicité achetée par le festival et les producteurs. D'ailleurs souvent, les producteurs de "vedettes" polyphosphatées appartiennent aux mêmes groupes de presse et majors du disque. C'est toute une industrie à faire du fric au détriment de la qualité artistique.

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    Martial Andrieu rendait hommage à Luis Mariano ce mercredi soir dans la cour de l'hôtel de ville. On fête cette année le centième anniversaire de la naissance du ténor basque.

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    16 succès de Luis Mariano: Mexico, La belle de Cadix, Granada, Valencia... Plusieurs rappels en fin de spectacle et un public debout reprenant en choeur ces tubes de légende. Après une heure et demie, seul sur scène, le Carcassonnais que je suis était heureux d'avoir donné du plaisir à des gens qui ont bien besoin en ce moment.

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    L'hôtel de ville affichait complet soit 220 personnes au total. Ceux qui n'avaient pas pu entrer pour des raisons de sécurité, écoutaient pieusement dans la ruelle Rolland située à l'arrière de la cour. On notait les présences de MM. le maire et la première adjointe, les directeurs du festival et celui de la SACEM. Il y avait également des anciens élus de la précédente majorité, qui avait programmé ce spectacle dans le festival off. Une séance de dédicace de mon disque en hommage à Mariano eut lieu et me permit de goûter aux félicitations et à l'engouement pour ce type de musique.

    Crédits photos

    Julien Roche (Mairie de carcassonne)

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    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

  • Une merveille cachée dans Carcassonne!

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    Vous êtes vous demandé qu'elle merveille pouvait bien se cacher derrière ce mur que l'on aperçoit face à la gendarmerie, avenue du général Leclerc?

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    Ce bâtiment abrite actuellement la Structure Aceuil Enfance du Conseil général de l'Aude. Tour à tour Direction départementale des PTT (1906), puis celle de la Jeunesse et des Sports. Au XVIIe siècle, c'était le fond du parc de la Manufacture Royale de la Trivalle dont on vient d'achever la restauration de la façade au pied du Pont vieux.

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    En empruntant le trottoir du Pont neuf, on distingue une partie de la merveille cachée

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    Mais lorsqu'on se trouve à l'intérieur, c'est Versailles à Carcassonne!

    Cette fontaine monumentale fut batie au XVIII siècle. En pierre de grés, sculpté, et abritée dans une grande niche surmontée d'un fronton circulaire. Elle était alimentée par le surplus des eaux provenant de la source de la Gravette (INFO:Antoine Labarre) et servait à la teinturerie. Les eaux de la riviere Aude faisaient tourner les machines (INFO: Claude Marquie)

    Nous devons ces clichés à Jacques Blanco et à sa perspicacité puisque ce bâtiment est toujours fermé. Encore une splendeur de notre ville, bien mal exposée, entretenue et fermée aux publics!

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  • Une maison templière découverte au hameau de Villalbe ?

    Au hameau de Villalbe, parmi les fresques que l'on peut encore apercevoir sur la façade d'une maison de la rue des Peirous... Une croix de Malte a retenu mon attention. Est-ce une ancienne maison templière ou Président de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude. Après des recherches aux archives de Toulouse où sont conservés, parait-il, les documents sur cet ordre, il confirma l'existence d'une maison templière à cet endroit.

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    Cette bâtisse figure sur le plus ancien des compoix du hameau, celui de 1714. Il est cependant très difficile de déchiffrer le millésime peint sur la façade. Nous savons qu'à côté d'elle une chapelle fut édifiée au XVIIIe siècle par Jean-Jacques Utrolly, curé de la paroisse.

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    Le hameau de Villalbe était dépendant de la commanderie de Douzens mais l'ordre de Malte n'y avait que de petites possessions terriennes. On retrouve sur le Cartulaire des templiers de Douzens, une note du 3 novembre 1182 dans laquelle Pierre d'Escau lègue à la milice du temple, toutes ses possessions dont un bien situé à Villalbe. Au XVIIIe siècle, le sieur Bernard Roque est à Villalbe, marguillier de la confrérie pour la Rédemption des captifs. Il s'agissait d'un ordre chargé de recueillir les aumônes afin de libérer les chrétiens prisonniers des maures en Afrique du nord. Y a t-il un lien avec cette bâtisse ?

    Mise à jour de l'article 6 Février 2018

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