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Actualités - Page 32

  • Trois bâtiments de notre patrimoine vont être classés !

    C'est avec une joie non dissimulée que j'ai le plaisir de vous annoncer que la ville de Carcassonne vient d'obtenir le classement de trois immeubles à l'inventaire des monuments historiques. Ceux qui suivent fidèlement ce blog savent que pour l'un d'entre eux, nous n'avons pas ménagé notre peine pour le faire connaître du grand public et attirer l'attention des élus sur son état. C'est le but de nos articles qui n'ont pas d'autres prétentions que d'alerter, de sauvegarder ou de valoriser. Nous fournissons également des renseignements et des documents aux administrations, même si nous ne nous en vantons pas. 

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    Les services du patrimoine nous ont cordialement transmis le document officiel ci-dessus qui officialise le classement du Groupe scolaire Jean Jaurès, des Bains-douche et du Palais de la Micheline.

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    L'école Jean Jaurès fut inaugurée par Gaston Doumergue - Président de la République - au mois de juillet 1928, lors des Fêtes du bimillénaire de la Cité. 

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    Comme nous l'indiquions dans un article paru la semaine dernière, les Bains-douches de Carcassonne ont été construits en 1911 par l'architecte Léon Vassas. Ils se trouvent dans la rue de Lorraine.

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    Le Palais de la Micheline, communément appelé par les vieux Carcassonnais "Or-Kina Sabatier", se trouve sur l'avenue du général Leclerc. Il était au début du XXe siècle la vitrine de la distillerie de Michel Sabatier. Ce bâtiment est le plus extraordinaire témoin de l'architecture Art nouveau, que nous ayons à Carcassonne. A l'intérieur, la salle des fêtes est un petit bijou. Il vient d'être acquis par la société des vins Foncalieu ; un retour aux sources en quelque sorte.

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    En 2013, Vincent Cassagnaud - architecte en chef des Bâtiments de France - avait émis le souhait que ce bâtiment fût classé. Aujourd'hui, c'est donc chose faite et c'est un beau cadeau d'adieu qu'il laisse à la ville de Carcassonne. Le nom de M. Cassagnaud est à inscrire en tête de ceux qui ont fait avancer considérablement la connaissance et la préservation de notre patrimoine communal. Saluons aussi le travail des services de l'urbanisme et du patrimoine, des élus qui ont travaillé sur ces dossiers.

    Ci-dessous l'un de nos articles 

    http://musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com/archive/2013/08/05/la-salle-des-fetes-de-l-or-kina-sabatier-vaut-elle-de-l-or-1.html

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  • La dyslexie des transcripteurs du cadastre Carcassonnais

    Nous pourrions continuer à nous amuser autour des plaques de rues de cette bonne ville de Carcassonne, tant les coquilles sont nombreuses et variées. Pour s'en dédouaner chaque nouvelle municipalité qui a eu à affronter la critique a cherché à botter en touche : "Ce n'est pas nous, c'était déjà là avant". Comme chaque enfant pris le doigt dans le pot de confiture... Sauf que là, il ne s'agit pas d'enfantillages mais de respect pour les personnages de l'histoire de France, auxquels on doit rendre l'hommage qu'ils méritent. Dans un article publié hier, un journal local relate la communication de la mairie selon laquelle l'ensemble des erreurs va être corrigé. Reprenant le sempiternel refrain "elles étaient là, avant nous", le responsable explique qu'une commission extra-municipale d'historiens et de passionnés, va être mise en place pour pallier désormais à toutes ces erreurs. Là, on voudrait bien sourire mais cette personne ignore que cette commission existe déjà - sûrement parce qu'elle ne se réunit jamais. Sous la municipalité précédente, Madame Martinez - 1ère adjointe - présidait ce cénacle chargé d'attribuer les nouveaux noms de rues et d'en modifier les erreurs. On comptait déjà dans ses rangs MM. Marquié et Bonnet - deux érudits incontestés. Il semblerait que l'efficacité des réunions n'ait pas permis de transformer sur le terrain, les bourdes inscrites sur les panneaux. Pourquoi ? La réponse se trouve dans l'article d'hier. Le responsable explique que c'est le service technique - pas le service culturel, ni du patrimoine - qui s'occupe des modifications et des remplacements des plaques. Autant demander à mon boucher de faire vêler les vaches ! Je rappelle que est "Carcassonne, ville d'art et d'histoire" et "Patrimoine mondial". Ajouterions- nous le label "Ville d'improvisations" ?

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    Les services municipaux font plus de shopping dans les Galeries Lafayette, que d'histoire avec le Marquis de la Fayette. Quant à la particule, elle ne prend jamais de majuscule. 

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    Jacques Offenbach devenu subitement suédois fait un come-back, mais c'est loin d'être comme Bach. Dans cette rue, j'avais fait changer les plaques en 2012. Une seule résiste encore, juste pour se démarquer ou pour rappeler le peu de sérieux de nos communaux.

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    Je me suis amusé à faire le tour du quartier - je suis taquin. A des endroits, la rue Beethoven est seulement indiquée par des numéros. Je croyais que c'était les numéros de ses symphonies... Non, c'est pour faciliter la vie du facteur.

    Le cadastre

    Au service du cadastre Carcassonnais, on doit recevoir la charge en héritage depuis des décennies. Comment expliquer alors qu'ils soient tous atteints par une dyslexie aigüe ? Nous avons observé que de très nombreux noms de quartiers ont été modifiés en dépit de toute recherche historique. Cela ne tient qu'à une lettre, mais qui change radicalement l'histoire locale. Plaignons les chercheurs lorsqu'ils doivent analyser et confronter les plans anciens avec ceux d'aujourd'hui...

    Quelques exemples

    La FerraNdière est devenue La FerraUdière

    (Zone du côté de Salvaza)

    CucurLis est devenu CucurNis

    (Route de Toulouse)

    Le domaine de MoUreau devient MoReau

    (Route de Berriac)

    St-Jean de BrucaFel devient St-Jean de BrucaTel

    (A Grazailles)

    Le chemin de MaleLait devient MaTelait

    (A Villalbe)

    GrazailleS devient Grazaille

    Le GPS

    Autre inconvénient - non sans conséquences - les GPS perdent la boussole. Par exemple, à Villalbe... La rue Joseph Comes (1893-1979) - un ancien conseiller municipal du hameau - prend le prénom de Jean. Pourquoi ? Sur la plaque, il est inscrit J. Comes. La ville ne savait plus si c'était Jean, Joseph ou peut-être encore Josabeth. Au petit bonheur, on a opté par Jean. Manqué ! 

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  • Plus d'un an après ? Quelle célérité !

    Suite à la diffusion de notre article sur le changement de plaques dans la rue Pierre Germain au profit d'un orfèvre de Louis XIV, la mairie s'étant rendue compte de son erreur a fait remplacer rapidement hier les six plaques posées. Quelle célérité ! Heureusement qu'il y a des personnes embauchées par la ville ayant fait de longues et nombreuses études, sinon ce serait la fin de notre civilisation. Ce n'est pourtant pas une première... Souvenez-vous qu'en 2012 nous avions fait changer la rue Jacques Offenbach devenu Suédois par la volonté d'un employé communal, pour lequel cela devait être trop souvent "Open bar" chez lui. 

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    Carcassonne regorge encore de belles surprises. Je ne résiste pas à vous communiquer l'article paru ce matin dans le canard en question.

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    © La dépêche / JL Bibal

    L'orfèvre n'aura tenu qu'un an... 

    "La rue Pierre-Germain est au centre de toutes les attentions. Que ce soit sur le net ou en ville, les réactions ne se sont pas fait attendre. En effet, la mairie de Carcassonne a procédé au renouvellement des plaques de cette rue il y a un peu plus d'un an, et a confondu le compositeur avec son homonyme parisien. Pierre Germain est un célèbre compositeur chaurien né le 24 décembre 1817 à Castelnaudary et mort le 3 janvier 1891 à Carcassonne. C'est d'ailleurs cette même année, que le nom de la rue lui a été attribué. Les plaques de rue de la ville ont pour objectifs d'alimenter le devoir de mémoire et de rendre hommage aux personnalités locales. Mais voilà qu'en un tour de colle, ce dernier est devenu orfèvre du roi Louis XIV, né en 1645 et mort en 1684. «Ne sachant pas qui était cet illustre Audois et surtout n'ayant que Wikipedia sous la main, ils sont allés chercher un homonyme qui n'a rien à voir avec Carcassonne», s'indigne un internaute. Pourtant, il suffisait de faire quelques pas supplémentaires pour observer les anciennes plaques indiquant correctement qu'il était «musicien, compositeur, organiste». Même s'ils sont plusieurs habitants à n'avoir rien remarqué, d'autres se demandaient si «c'était fait exprès». Un habitant de cette rue s'étonne : «J'ai emménagé il y a un an et je croyais qu'elle était en deux parties. Moi, je suis dans celle du compositeur ! Je trouvais ça inhabituel et rigolo d'avoir un nom de rue consacré à deux personnes ». Son voisin, lui, ne trouve pas ça amusant du tout et considère «que la mairie aurait pu faire gaffe et prêter un peu plus d'attention à ce qu'elle écrivait».

    L'historien Claude Marquié est également surpris par cette confusion. «Pour moi, il n'y a qu'un seul Pierre Germain dans la région et il s'agit d'un compositeur. Je pense qu'il y a erreur. Ils se sont certainement trompés», analyse-t-il. Alors que lundi après-midi, nous contactions la mairie pour avoir plus de renseignements, la balle était sans cesse renvoyée entre l'urbanisme et le service technique. Anny Barthès, conseillère municipale déléguée au Patrimoine, nous a finalement rappelé en fin de journée et a reconnu, au cours de cette discussion, qu'une «erreur» avait été faite. «Nous allons changer les plaques et remettre la bonne dénomination avant septembre. Dans un premier temps, nous allons retirer toutes les fausses», assure-t-elle. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Hier matin, des agents de la mairie étaient déjà sur place pour procéder au changement des plaques. «Nous avons retiré six plaques erronées et les avons remplacés par des plaques neutres. Ce sont des plaques provisoires en attendant de recevoir les bonnes», expliquent-ils. Cette étourderie a donc été rapidement rectifiée et la rue Pierre-Germain rendra à nouveau hommage au compositeur, comme il se doit."

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