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Le musée lapidaire de la Cité et son histoire (suite)

Nous l'avons vu dans nos précédents articles, les vestiges archéologiques exposés au musée lapidaire dans le château comtal sont le fruit d'un long parcours du combattant. Enrichie par les érudits de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne, cette collection se trouva d'abord dans une salle du musée des beaux-arts vers 1880, avant que Marcou ne la récupère pour y installer des écoliers. Les vestiges entassés dans la cave durent attendre l'année 1927 pour que la municipalité et le conservateur du musée, M. Pierre Embry, ne décident de créer un musée lapidaire dans la Cité. Nous avons visité ce lieu et nous vous avons exposé notre point de vue sur son état actuel. Si tout le monde s'accorde à ne retenir que la date fondatrice de 1927, le musée lapidaire s'est amélioré et enrichi au milieu du XXe siècle.

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© Chroniques de Carcassonne

Au mois d'octobre 1956, le musée lapidaire fut l'objet d'une rénovation complète grâce aux crédits alloués par le ministère des beaux-arts. Les travaux portèrent sur huit salles, dont trois d'entre-elles furent ouvertes dès 1957. Tout ceci permit d'installer les collections et les pièces que le public put voir pour la première fois depuis 1929. Parmi les trois salles ouvertes au public en 1957 : l'une gallo-romaine et les deux autres consacrées à la sculpture romane et gothique. Dans la grande salle du musée, une magnifique baie offrit aux visiteurs une vue incomparable sur Carcassonne et la ville basse. Sauvés par Raymond Esparseil lors de la destruction de la maison Grassialo sur l'actuelle place de Lettre de Tassigny (Poste centrale), Pierre Embry fit installer ces fenêtres dans le musée en 1957.

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© ec-photos.fr

Dans la salle ronde du donjon, le public admira cette vasque bénédictine provenant de l'abbaye de Lagrasse. Il s'agit de la fontaine d'ablution la plus belle au monde. Elle fut transportée à Carcassonne après la Révolution et vendue plus tard par son propriétaire à la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne pour la somme de 1200 francs de l'époque. La Société la destina au musée des beaux-arts, mais pour les raisons que nous avons évoquées, elle se trouve à la Cité. C'est dire si ce musée lapidaire appartient d'abord aux Carcassonnais et non pas, à l'état qui n'en est que l'affectataire. 

Je fais remarquer à Monsieur G, guide-conférencier de haute instruction, que le l'érudit "auto-proclamé" a utilisé cette fois des photographies provenant d'autres sites internet. Qu'il peut par conséquent dénoncer également leur utilisation auprès Centre des Monuments Nationaux. S'il a du temps, il peut aussi le faire pour les milliers de photographies de la Cité publiées sur la toile. Heureusement que le cerveau ne rétrécit avec la petitesse de l'esprit, on aurait de sacrées déformations morphologiques chez certains.

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