Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le dernier ghetto où l'on cause

C'est le titre d'un article de l'écrivain Robert Brasillach publié en mars 1944 dans le journal national antisémite et collaborationniste "Je suis partout". Ce papier contre Joë Bousquet et ses amis, dénonce l'existence dans la rue de Verdun à Carcassonne d'un salon littéraire, dans lequel se cachent des juifs et des ennemis de Vichy. 

728768.png

"À Carcassonne, se tient un petit cénacle qui comprend l'écrivain juif Benda, l'écrivain hermétique Joë Bousquet, René Nelli, Ferdinand Alquié (professeur de philosophie), Morelli (ex-procureur de la République), Maurice Nogué. Tout ce joli monde attend avec impatience que l'on devine l'arrivée des libérateurs."

Depuis 1940, la chambre de J. Bousquet accueille les réfugiés du tout Paris artistique et littéraire. Ils fuient la zone occupée et la répression contre les juifs. Ainsi par exemple, Raoul et Agui Ubac, René Magritte, Iréne Hamoir, Louis Scutenaire arrivent à Carcassonne chez Bousquet. La philosophe Simone Weil (1909-1943) préfèrera dormir sur les bancs de la gare de Carcassonne avant de gagner Marseille, malgré l'hospitalité du poète Carcassonnais. Julien Benda se cachera dans le centre-ville dès 1942. A ceux-là ajoutons les visites et relations avec André Gide, Gallimard, Aragon et Elsa, Nancy Cunard... 

De très nombreuses toiles ont orné les murs de la chambre de J. Bousquet ; peintes à Carcassonne pendant la captivité, offertes ou laissées par amitié au poète. A ce titre, je vous conseille la lecture de l'excellent article ci-dessous consacré aux relations entre le peintre Max Ernst et Joë Bousquet.

index.php?option=com_content&view=article&id=273:1928-1950-max-ernst-et-joe-bousquet&catid=7:choses-lues-choses-vues&Itemid=6

_________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

Les commentaires sont fermés.