Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 9

  • Le voyage de Gustave Flaubert à Carcassonne en 1840

    L'auteur de Madame Bovary et de Salambô, s'est arrêté à Carcassonne en 1840. Il nous livre un récit très précis de ce qu'il a pu observer dans notre ville durant son passage, dans un carnet de voyage qui ne sera publié qu'en 1885.

    flaubert

    Gustave Flaubert 

    À l'âge de dix-neuf ans, une fois son baccalauréat en poche, ces parents lui offrent un voyage dans le sud de la France. Parti de sa Normandie natale pour rejoindre la Corse, via Bordeaux, Bayonne, Irun, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, le Languedoc, la Provence maritime avec Marseille et Toulon. La Bibliothèque historique de Paris possède depuis 1931, les 36 carnets manuscrits des notes de voyages de Gustave Flaubert.

    Capture d’écran 2015-12-13 à 09.32.42.png

    © pmg éditions

    "C'est à Toulouse qu'on s'aperçoit vraiment que l'on a quitté la montagne et qu'on entre en plein midi. On se gorge de fruits rouge, de figues à la chair grasse. Le Languedoc est un pays de soulâs, de vie douce et facile ; à Carcassonne, à Narbonne sur tout la ligne de Toulouse à Marseille, ce sont de grandes prairies couvertes de raisins qui jonchent la terre. Ça et là des masses grises d'oliviers, comme des pompons de soie ; au fond, les montagnes de l'Hérault. L'air est chaud et le vent du sud fait sourire de bien-être. Les gens sont doux et polis. Pays ouvert et qui reçoit grassement l'étranger, le languedoc n'offre point de saillies bien tranchées ni dans les types, ni dans le costume, ni dans l'idiome. Tout le mid en effet y a passé et y a laissé quelque chose : Romains, Goths, Francs du nord aussi, dans la guerre des Albigeois, Espagnols à leur tour, tous y sont venus et y ont chassé tout élément national et primitif ; la nationalité s'est retirée plus haute et plus sombre dans les montagnes, ou plus acariâtre et violente dans la Provence. Quoique je n'aie rien retrouvé du Midi du Moyen-âge (à l'exception de quelques sculptures albigeoises à en juger par leur ressemblance avec les monuments persans à cause de la reproduction du cheval ailé et d'autres symboles ultra-caucasiques que n'a point employé le Nord), la différence n'en reste pas moins sensible entre les deux provinces. En arrivante Nîmes, par exemple, qui est pourtant encore du Languedoc, tout est changé et la population y est criarde et avide ; elle ressemble, je crois, à ce que devait être le bas peuple de Rome, les affranchis, les barbiers, les souteneurs, tous les valets de Plaute. Cela tient sans doute à ce que je les vus à l'ombre des arènes et dans un pays tout romain."

    place carnot.jpg

    "Le lendemain de mon arrivée à Carcassonne, j'ai été sur la grande place. C'est là une vraie place du Midi, où il fait bon dormir à l'ombre pour faire la sieste. Elle est plantée de platanes qui y jettent de l'ombre, et la grande fontaine, au milieu ornée de Naïades tenant entre leurs cuisses des dauphins, répand tout alentour cette suave fraîcheur des eaux que les pores hument si bien."On y tenait le marché: dans des corbeilles de jonc étaient dressées des pyramides de fruits, raisins, figues, poires; le ciel était bleu, tout souriait, je sortais de table, j'étais heureux."

    enceinte-carcassone-f.jpg

    "En face de la ville moderne il y a la vieille, dont les pans de murs s'étendent en grandes lignes grises de l'autre côté du fleuve, comme une rue romaine. On y monte par une rampe qui suit la colline ; on passe les tours d'entrée et l'on se trouve dans les rues. Elles sont droites et petites, pleines de tas de fumier, resserrées entre de vieilles maisons la plupart abandonnées ; de temps en temps un petit jardin avec une vigne et un olivier s'élève entre des toits plats. Sur une place, il y a un grand puits roman dont le dedans est tout tapissé d'herbes ; personne n'y puise plus de l'eau, les plantes poussent au fond dans la source à moitié comblée. La ville est entourée d'un réseau de murs romains par la base, gothiques par la tête, on les répare, on les soutient du moins. Les portes aux mâchicoulis sont encore debout, mais je n'y ai trouvé ni soldat romain, ni archer latin, disparus également sous l'herbes des fossés. Si on regarde du côté de la campagne tout est radieux et illuminé de soleil et flambe de vie. La vieille ville est là, assise sur la colline, et regarde les champs étendus à ses pieds depuis longtemps, comme un vieux terme dans un jardin."

    3894592929.jpg

    "L'église est gothique d'extérieur, romane à l'intérieur."Quand nous y sommes entrés, on moulait une vieille sculpture illisible où l'on ne voyait que confusément des cavaliers, une tour, un assaut. Qu'est devenu maintenant le déblaiment de la chapelle latérale ?

    Dans la cathédrale de la ville neuve, chapelle très remarquable par deux statues, l'une de saint Benoist et l'autre de saint Jean. C'était vendanges tout le long de la route jusqu'à Nîmes, aussi avons-nous vu des charrettes couvertes de baquets rougis, partout on cueillait la vigne dans les champs. Il était environ midi quand nous entrâmes à Narbonne."

    ____________________________

    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Marti découpe Carcassonne en Cartier au Païchérou, ce soir...

    L'évènement que le Tout-Carcassonne attend avec impatience ce sont les tapas et les paluches à serrer en période électorale au Païcherou, ce soir. Ah ? J'ai oublié quelque chose... Suis-je idiot, c'est l'excellent ouvrage mis en paroles par Claude Marti et mis en image par Patrice Cartier. Au milieu de ce concert de louanges méritées, il ne manquera plus que le son. Qui sait si le chanteur occitan ne posera pas au final des accords mistraliens sur les cordes de sa guitare ? Pour mettre tout ce monde d'accord, on pourra se marrer à entendre certains édiles chanter de bon coeur "Aquela Trivala" alors que leurs collègues du Sénat ont refusé de ratifier la Charte des langues régionales. Au pays de Carqueyrolles, tout est bon à manger, même ce qu'on a du mal à diriger d'habitude dans l'isoloir.

    carca couv.jpg

    La couverture de ce livre est une vraie réussite technique. Patrice Cartier a d'abord entièrement restauré la photographie originale en noir et blanc ; le graphiste est intervenu afin de la coloriser dans le style des cartes postales des années 30. Quand vous avez vu la couverture, vous n'avez qu'une envie c'est d'ouvrir l'ouvrage avec curiosité.

    platanes.jpg

    Les pages intérieures constituées par un savant dosage entre l'écrit et son support iconographique, respirent l'intelligence et le bon goût. On chemine chronologiquement à travers une période de vingt années, grâce au récit romancé d'un personnage typique de notre beau pays occitan. À titre personnel, je suis très heureux d'avoir mis une vingtaine de photographies de ma collection personnelle à la disposition des auteurs. Elles ne pouvaient pas être mieux mises en valeur.

    paicherou-vue-a.jpg 

    Donc, n'oubliez pas ! La présentation officielle de "Je t'écris de Carcassonne" c'est à la guinguette du Païchérou à 17h... Vous dégusterez des tapas cuisinées avec amour par Hélène Quintilla. Pour prolonger la soirée, vous pourrez même dîner avec les auteurs. Le repas ne sera pas gras, mais il est probable d'y voir quelques huiles.

    Réservation

    04 68 25 12 05

    __________________________

    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

  • Le nouvel ouvrage de Claude Marquié est en librairie

    Capture d’écran 2015-07-12 à 09.12.23.png

    Claude Marquié, historien et agrégé d'histoire, signera sûrement son livre lors d'une séance de dédicaces dont nous vous donnerons la date dès qu'elle nous parviendra.

    ________________________

    © Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

    Lien permanent Catégories : Livres