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La Cité - Page 12

  • L'histoire de l'Auberge de Jeunesse de la Cité

    En parcourant sur internet les différents sites faisant la promotion de l'Auberge de Jeunesse de Carcassonne, nous nous sommes rendus compte qu'aucun d'entre eux n'en évoquait l'histoire. C'est sûrement parce qu'ils l'ignorent ou qu'ils n'ont pas fait l'effort de se renseigner. Ce blog va donc une nouvelle fois leur rafraîchir la mémoire en espérant que désormais, ils intègreront dans leur communication le passé de cet endroit. 

    Les fondateurs historiques

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    Robert Shirrmann

    En 1895, naît en Allemagne le mouvement des Wandervögel - les oiseaux migrateurs - qui sillonnent la campagne, demandent refuge aux paysans, désirent retrouver le contact avec la terre, l'eau, les forêts. En 1907, un maître d'école allemand, Richard Shirrmann, installe des couchettes dans sa classe pour recevoir des jeunes pendant les congés d'été. Marqué par la Grande guerre, l'instituteur milite en faveur de la paix et oeuvre pour la création d'Auberges de Jeunesse dans d'autres pays.

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    Marc Sangnier

    (1873-1950)

    En France, les Auberges de Jeunesse vont être introduites en 1925 par un militant de grand prestige : Marc Sangnier, journaliste, homme politique Démocrate-Chrétien, fondateur du "Sillon" (Mouvement social chrétien) puis de la Jeune République (Mouvement d'action catholique qui adhéra au Front Populaire contre l'avis du Vatican). La première auberge - l'Epi d'or - il la fonde chez lui à Bierville (Essonne). Deux ans après, il crée la première fédération des Auberges de Jeunesse (LFAJ).

    En 1933, les mouvements syndicaux créent le Centre Laïque des Auberges de la Jeunesse (C.L.A.J) dont le président est Paul Grunenbaum-Ballin (1871-1969), vice-président du Conseil d'état. Ce mouvement ne s'entendra pas avec la LFAJ en raison de ses divergences sur la question laïque. Toutefois, les membres sont accueillis indifféremment dans les deux organisations.

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    Le mouvement va connaître son plus grand essor en 1936, grâce à Léo Lagrange, Ministre de la Jeunesse et des Sports du Front Populaire.

    Le fondateur Carcassonnais

    Carcassonne ne restera pas étrangère à l'évolution. En 1935, un professeur de Lycée de la ville, Monsieur Caminade imitant Robert Shirrmann, mit deux pièces de son appartement à la disposition des "ajistes' de passage. C'est ainsi que l'on nomme les usagers des Auberges de Jeunesse. Il faudra attendre 1945 pour que se voit créer l'Auberge de Jeunesse de Carcassonne, à son emplacement actuel dans la Cité médiévale.

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    Grâce à Michel Jordy - photographe et directeur de l'Hôtel de la Cité - propriétaire des bâtiments et ancien adjoint au maire du Dr Tomey, qui avait consenti un bail de 30 ans pour un loyer d'un franc mensuel, un groupe de jeunes "ajistes" s'est mit au travail. Sans l'aide des pouvoirs publics, le groupe local a aménagé l'Auberge qui a pu accueillir dans des conditions modestes jusqu'à 80 jeunes à la fois. Les soutiens financiers sont venus plus tard, avec M. Bapt - Directeur départemental de la Jeunesse et des sports; afin d'améliorer les conditions d'hébergement.

    A l'expiration du bail en 1975, les successeurs de M. Jordy ont souhaité récupérer leur bien. La municipalité a donc fait l'acquisition du bâtiment et l'a rénové entièrement. La capacité est passée à 200 lits. En 1981, l'auberge de Jeunesse avait reçu 693 personnes. Elle passa à 977 l'année suivante. Les Auberges n'étant pas que des hôtels à bas prix, il fut créé un poste d'animateur permanent occupé par Yvon Gilabert. Le conseil d'administration en 1982 était constitué par : Guy Baron (Président), Joseph Dovetto (Vice-président), Bill Stansfield (Secrétaire) et Edouard Belmas (Trésorier).

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    © La dépêche

    En 2014, l'Auberge de Jeunesse de Carcassonne idéalement placée au coeur de la Cité médiévale classée à l'UNESCO avait accueilli près de 10 000 personnes. Elle continue à rassembler et à rapprocher dans la fraternité, les hommes et les femmes au-delà de leurs religions et de leurs origines. 

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  • Et si le "Club Méditerranée" s'était implanté à Carcassonne en 1983 ?

    Au début des années 80, la ville de Carcassonne cherche a attirer davantage de visiteurs autour de sa cité médiévale et surtout à les faire séjourner plus d'une journée. Les chiffres de la fréquentation touristique sont en augmentation de 15% entre 1981 et 1882 avec 18 481 étrangers et 21 160 Français. A cette époque, les clubs de vacances rendus célèbres par le film "Les bronzés" sont en plein essor...

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    Une idée va alors germer dans la tête de M. Chapus lors d'une discussion avec Jacques-Gérard Cornu. Ce dernier - réalisateur pour la télévision des "Dossiers de l'écran" - possédait une propriété dans la Malepère, juste à côté de celle de Fernand Ancely - maire de Carcassonne. M. Chapus à qui nous devons l'idée du slogan publicitaire sur la Blanquette de Limoux "Le plus vieux brut du monde", indiqua à son ami qu'il était indispensable d'avoir 850 000 visiteurs par an à la Cité. Après obtenu l'aval de Fernand Ancely, M. Chapus contacta Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée, qui trouva la proposition interessante. L'homme d'affaire ariégeois vint alors à Carcassonne avec son bras droit - M. de Vilmorin - avant que MM. Chapus et Cornu ont préparé une étude de faisabilité avec la ville.

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    Gilbert Trigano et Fernand Ancely

    Début octobre 1982, l'étude de la future Cité des loisirs de Carcassonne est signée. Elle met en perspective la création d'un village de vacances de type Club Méditerranée. A cela s'ajoute un centre d'artisans, composé d'ateliers-boutiques où l'on pourrait produire et vendre, l'Université artisanale dévolue à la formation des apprentis, ainsi qu'un musée dédié à l'artisanat. L'étude comprend la visite des différents sites possibles pour accueillir ce projet. 

    "Pour l'économie locale, devait commenter Fernand Ancely, ce sera le grand saut. Avec ce deuxième pôle d'attraction, nous allons exploiter enfin efficacement la masse de touristes qui passait par Carcassonne. La création des 250 emplois nécessaires est notre motivation prioritaire. De plus, nous savons que ce Club et ses installations ne seront pas fermées à la population autochtone, que le chantier n'échappera pas aux entreprises locales, que les artisanats locaux ne seront pas oubliés."

    La Cité des loisirs aurait dû ouvrir à la fin de l'année 1984, si le projet avait été mené à son terme. Mais l'étude présentée en février 1983 - à un mois du premier tour des élections municipales - est tombée à l'eau suite au changement de municipalité.

    Source

    Vivre à Carcassonne / Novembre 1982

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  • Les voitures à la Cité de Carcassonne de 1905 à 1978

    Depuis cet été il n'y a plus - en principe - aucun véhicule en stationnement aux pieds des remparts de la Cité médiévale. Voilà une mesure municipale conquise de haute lutte par Jean-François de Mialhe - conseiller municipal en charge de la Cité - que les amoureux et défenseurs du site ne peuvent que saluer. Ce blog qui n'a pas pour habitude de caresser dans le sens du poil, a toute légitimité pour applaudir cette décision. Pour les nostalgiques, il restera les photos et les souvenirs... C'est précisément pour eux que j'ai cherché dans ma boîte à chaussures les meilleurs clichés, d'un temps où les voitures étaient encore admises devant l'entrée de la Porte Narbonnaise.

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    La coupe des Pyrénées en 1905 : Départ d'une course automobile faisant étape à Carcassonne. A cette époque, le bruit et les échappements des Torpédos ne gênaient pas les riverains. Au contraire, tout le monde se passionnait pour ces petits bolides dont la vitesse de pointe ne dépassait pas 50 km/h

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    Vers 1930, quelques tractions de riches touristes... 

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    Oh ! le bel autobus... Un peu tape cul, mais quand même un bon moyen de transport pour visiter la Cité.

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    Pendant les années 1950, il semblerait que les mauvaises habitudes commencent à prendre de l'ampleur. On ne résiste pas tout de même devant la beauté de ces véhicules. Ce sont les débuts où les Carcassonnais pouvaient emprunter pour se payer une voiture... Notamment, la 4 cv Renault.

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    A ce propos, les concessionnaires n'hésitaient pas à choisir la Cité comme vitrine publicitaire.

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    1962... La dolce Vita à la Carcassonnaise. 

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    En 1978, c'est l'anarchie...

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