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  • Jacques Brel fit ses débuts au Théâtre municipal de Carcassonne

    Quand le "Grand Jacques" vint à Carcassonne à plusieurs reprises, il le fit au moyen de son avion de tourisme ; un Quadriplace Garban Horizon de couleur crème immatriculé F-BLPG. Détenteur du brevet de pilote depuis le mois de décembre 1964, Jacques Brel se posa à aérodrome de Salvaza à chaque fois qu'une tournée l'emmena dans la capitale audoise. On dit qu'il le connaissait bien pour y avoir passé le dernier degré de certification. Pour l'heure, nous n'avons pas pu vérifier cette information. 

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    © Bobbejaan Schoepen Archive

    Jacques Brel en 1955

    Le Carcassonnais Henri Gougaud a rencontré Jacques Brel à ses débuts au Théâtre municipal en 1954, alors qu'il n'était connu de personne. Doit-on présenter H. Gougaud qui fut lui-même par la suite chanteur, parolier, écrivain et conteur ? On lui doit les paroles de nombreuses chansons pour Juliette Gréco, Serge Reggiani, Jean Ferrat, etc. Avant de se produire pour la première fois à Carcassonne avec la tournée de Sidney Bechet, Jacques Brel venait d'essuyer un gros revers lors du concours de chant de Knokke-le-Zoute (Belgique). Il finit avant-dernier...  Maurice Ciantar, journaliste à Combat, écrivit quelques temps après un passage dans l'ombre de Gréco à l'Olympia :

    "Il écrit de belles chansons, le regrettable est qu'il persiste à les chanter"

    C'est lors de la tournée d'été organisée par Jacques Canetti du 25 juillet au 31 août 1954, que Brel débarque à Carcassonne. Parmi les vedettes qui l'accompagnent, on citera Sydney Bechet, Philippe Clay, Dario Moreno et Catherine Sauvage. 

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    Henri Gougaud a tout juste 18 ans lorsqu'il rencontre pour la première fois le jeune chanteur Belge, alors inconnu du grand public. Nous avons retrouvé son souvenir dans une biographie consacrée à Jacques Brel : Grand Jacques. Le roman de Jacques Brel / Marc Robine / 2008.

    "J'ai vu Jacques Brel pour la première fois un soir des années cinquante au théâtre municipal de Carcassonne, où j'étais venu écouter Sidney Bechet. Brel chantait quatre chanson, en première partie : "Sur la place", "Ça va (le diable)", sous un projecteur rouge, et les deux autres dont je n'ai pas le souvenir. Ce soir-là, il n'eut guère de succès. Sans doute était-il trop timide, trop perdu et poétiquement maladroit pour inspirer autre chose qu'un sentiment d'étrangeté. Moi, je lui fis un triomphe intime. J'étais un lycéen très sensible et timide. Cet homme venait de me planter au cœur l'immense envie d'être ce qu'il était : un poète solitaire sur une scène trop grande, avec cette fierté, cette gloire d'insuccès qui me paraissait plus enviable, en ces temps adolescents, que l'adoration des foules.

    A la sortie du théâtre, j'allai boire un verre avec quelques copains au "Bar de l'entracte", rue de la gare. Il y avait des militaires qui chahutaient des filles. Brel était au fond du bistrot, assis devant un demi, seul. J'aurais voulu aller m'asseoir en face de lui, dans ce brouhaha de minuit, lui parler, mais que lui dire ? Je n'ai pas osé. Ah, ces retenues au bord de l'audace, le cœur battant à tout casser ! Je me suis contenté de le regarder à la dérobée, obstinément, indifférent aux gros rires, aux bousculades de paroles qui m'environnaient. Je remarquai que lui aussi était indifférent à tout cela. Il regardait la rue. Il avait l'air fatigué. 

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    C'est là, au café de la Comédie, que Brel se tenait au fond de la salle

    Beaucoup plus tard, un jour de rencontre chez François Rauber (L'arrangeur de Brel, NDLR), j'ai dit à Brel mes sentiments de ce soir-là. Il ne se souvenait pas précisément de Carcassonne mais n'avait pas oublié sa tournée - la première de sa vie - avec Sidney Bechet. "J'étais seul comme un chien", me dit-il en grimaçant des lèvres pour cacher le mot "chien" avec plus de force. "Nom de Dieu, tu m'aurais fait du bien si tu étais venu me parler." Et il partit d'un grand éclat de rire triste.

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    Jacques Brel et A-M Pavarnès à Carcassonne

    Anne-Marie Pavarnès, la patronne du motel "La Croque-sel" qui se trouvait en bordure de la route de Narbonne avant d'arriver à Trèbes, raconte dans une interview que Brel a logé plusieurs fois chez elle. Ce dont elle est sûre c'est qu'il y a écrit une chanson, mais qu'elle n'a jamais osé lui demander laquelle. Est-ce La chanson de Jacky, dans laquelle il est question d'un "argentin de Carcassonne". Le mystère reste entier...

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  • Le philosophe Julien Benda parle en 1948 à la radio, de sa rencontre avec Joë Bousquet

    Voici un document exceptionnel et totalement inédit de six minutes, que nous avons retrouvé au milieu de quinze heures d'enregistrements de Radio Nîmes. L'écrivain Julien Benda qui séjourna pendant quatre années à Carcassonne de 1940 à 1944 - caché par le poète Joë Bousquet en raison de ses origines juives - accorde une interview à cette radio alors qu'il est de passage dans la capitale du Gard. Julien Benda fit partie des nombreux intellectuels et artistes, à visiter J. Bousquet dans sa chambre de la rue de Verdun. Nous avons retranscrit l'ensemble de cet échange, ô combien intéressant pour l'histoire de notre ville durant cette période. 

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    © Alchetron

    Et d'abord, quand avez-vous quitté Paris ?

    Eh ! bien, j'ai quitté Paris le 10 juin, convaincu d'ailleurs que j'allais y revenir quelques semaines plus tard, me refusant à admettre que l'armée française allait être anéantie en si peu de temps. Et après quelques tribulations, je me suis arrêté à Carcassonne où je retrouvais mon ami Jean Paulhan et où je suis resté quatre ans.

    Vous avez dû être bien malheureux ! Un parisien comme vous.

    Pas du tout ! J'ai admirablement travaillé, ne connaissant aucune distraction extérieure et même, n'étant pas fâché d'échapper à cette atmosphère parisienne. Le parisianisme, qui m'apparaît - autant que j'en puisse juger - être un élément de dissolution.

    Mais, des réunions littéraires avaient cependant bien lieu à Carcassonne ?

    J'allais d'une manière systématique chez le poète Joë Bousquet où je me trouvais l'objet d'un double comportement que j'ai très souvent rencontré dans ma vie. Une entière dissonance intellectuelle du fait de mon rationalisme impénitent, et d'autre part une très réelle sympathie affective. 

    Et qui retrouviez-vous à cette séance ?

    Le regretté Sire (Pierre Sire, NDLR) qui est mort récemment. René Nelli qui s'occupait du volume sur le génie d'Oc publié par les Cahiers du sud et son directeur Jean Ballard, lors de son passage. André Nadal, avant qu'il ne quittât le lycée de Carcassonne pour venir à Nîmes, où j'ai été si heureux de le retrouver l'autre soir. Ils étaient tous très attachants ces hôtes de Carcassonne, non seulement par leur valeur personnelle, mais aussi par leur quasi dévotion si justifiée, en raison de son bon caractère et de son admirable talent pour le grand blessé de guerre qu'est Joë Bousquet. 

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    © Conseil départemental de l'Aude

    La chambre de Joë Bousquet

    Et comment se termina cet agréable séjour ?

    De la manière suivante et qui implique que j'étais favorisé des dieux. Bien que mes amis fussent  tous extrêmement inquiets sur mon compte depuis ces quatre années, je vivais avec un sentiment de parfaite sécurité ; refusant à me mettre à l'abri, beaucoup plus par paresse que par héroïsme, ainsi qu'ils m'y conviaient très instamment et avec beaucoup de raison, particulièrement Jean Paulhan et Aragon.

    Cela pouvait, en effet, être dangereux.

    Evidemment ! Le 18 mai, je venais chez le proviseur du lycée, qui m'avait invité à habiter chez lui si j'avais le moindre ennui, lorsque je vis arriver une jeune fille qui demeurait dans mon immeuble, qui venait m'avertir courant elle-même de réels dangers car elle pouvait être suivie, que deux gaillards de la Gestapo venaient me chercher. Ils eurent même la naïveté apprenant que je n'étais pas là, de soupirer : "C'est bien dommage ! C'est bien dommage !" 

    Eh ! bien vous l'avez tout de même échappé belle.

    J'ai le train pour Toulouse où je suis resté sous un faux nom jusqu'à la Libération. Grâce en particulier au protectorat de l'Institut Catholique.

    Et à la libération de Toulouse ?

    J'y suis resté et ne suis allé à Paris qu'il y a peu de temps. Je suis alors retourné à Toulouse où je compte rester encore un peu de temps.

    Julien Benda raconte également avoir écrit dans sa "thébaïde" de Carcassonne, plusieurs textes pendant les quatre années qu'il passa caché dans notre ville. Certains de ces écrits ont été publiés après la guerre. Il s'agit de "La grande épreuve des démocraties" (Edition de la Maison française à New-York / 1942), "Du poétique selon l'humanité et non, selon les poètes" (Editions des trois collines / 1946), "Le rapport d'Uriel (1946 / Flammarion), "Du style d'idées (Gallimard / 1948), "La France byzantine" (Gallimard / 1945).

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    C'est dans cette maison sise au numéro 15 de la rue Montpellier que Julien Benda habita pendant quatre ans. C'est là qu'il passa son temps à écrire. C'est là qu'il fallait être arrêté par la Gestapo. Nous avons retrouvé le lieu grâce à l'ouvrage suivant : "Le fil des idées. Une éco-biographie d'Edgar Morin" de Françoise Bianchi (2001). Une plaque pour signaler ce lieu de mémoire serait désormais la bienvenue.

    Sources

    Radio Nîmes / 1948

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  • La destruction du lycée Paul Sabatier de Carcassonne

    Dès 1668, un ancêtre des Inspecteurs généraux de l'éducation nationale, M. de Froidour, écrivait dans son rapport suite à sa visite dans les collèges de la province du Languedoc que le Collège de Carcassonne "existait d'ancienneté" dans ces mêmes locaux. En effet, le Conseil de ville fonda en 1556 une école d'enseignement secondaire appelée Collegium, qui ne comptait que des externes.

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    Tout ce qu'il reste de l'ancien lycée de Carcassonne, rue de Verdun

    Ce collège était situé dans la rue de la Pélisserie (rue A. Ramond), à l'angle avec la traverse des moulins (rue Littré). Dans cette rue se trouvaient les cuisines, le réfectoire et certaines classes du Lycée. Au XVIe siècle, ce petit collège ne possédait que trois classes ; il n'y avait même pas assez de place pour loger les professeurs. Ceux-ci, insuffisamment payés, devaient occuper d'autres fonctions en ville - n'ayant pas de rapport avec l'enseignement - afin de subvenir à leurs besoins vitaux. Les rentes étant trop faibles pour entretenir la vie du Collège, les Consuls se mirent à chercher une solution. Par chance, l'édit du mois de septembre 1603 promulgué par Henri IV rappelait les Jésuites, prompts à s'emparer des établissements d'instruction. Intriguant à la cour du roi, l'évêque de Carcassonne avec l'accord de la municipalité, tente de faire donner le Collège au Jésuites en 1605. Henri IV y consent par le brevet du 12 août 1609, ratifié par lettres patentes d'avril 1610. Les négociations avec la ville durèrent douze ans, pendant lesquels celé n'empêcha pas la Compagnie de Jesus d'enseigner à Carcassonne. Dès lors, il ne resta plus qu'à ratifier l'accord le 16 mars 1623.

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    Ad maiorem Dei gloriam.

    (Pour une plus grande gloire de Dieu)

    Aussitôt, un certain nombre d'habitants se formèrent en syndicat pour protester contre l'installation des Jésuites. Arguant un système de fraude dans l'attribution du Collège aux Jésuites, ils se pourvoient devant le Sénéchal, puis devant le Parlement de Toulouse, après avoir menacé de ne pas payer l'impôt. Cet appel étant suspensif, l'enseignement est suspendu au mois de mars 1623. De nouvelles négociations aboutiront à un accord définitif le 1er juillet 1623. La ville octroie aux Jésuites une rente de 2000 livres et le diocèse 1000. A charge pour eux de subvenir à tous les frais de réparation et d'entretien des bâtiments. Pareils à des religieux de tout ordre, la Compagnie de Jesus va agrandir le Collège. En 1625, elle reçoit une subvention extraordinaire de la ville à hauteur de 200 livres pour édifier la porte d'entrée du Collège. Cette porte qui se trouvait dans la rue des Etudes à côté de l'entrée de la chapelle (Actuel auditorium), fut rasée en 1970 sans autre forme de procès.

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    Porte d'entrée (XVIe siècle) du Collège des Jésuites en 1969

    En 1636, le sieur Louis de Malecoste leur lègue 25 465 livres pour la construction de cette chapelle, qui sert aujourd'hui d'auditorium. Elle sera inaugurée en 1667 lors d'une session des Etats du Languedoc, avec procession conduite par l'Evêque.

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     En 1668, les Jésuites avait achevé de bâtir le nouveau Collège et leur église. A savoir, quatre grands corps de logis, avec en plus une basse-cour et autres commodités. L'ensemble occupait plus de la moitié d'un carron, à l'intérieur de la Bastide Saint-Louis.

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    Plan de 1729

    Le Collège compta 200 élèves, puis l'effectif diminua de façon constante en raison de l'implantation d'autres établissements à Limoux, Castelnaudary, Rieux et Mirepoix. En réalité, les Jésuites s'occupèrent moins du Collège qu'ils ne furent attachés aux prédications, visites des malades et autres fonctions spirituelles. Malgré tout, il purent conserver leur Collège et même annexer en 1727 le Séminaire diocésain, face à l'actuelle MJC (autrefois, Couvent des Pénitents noirs). Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, commençait à souffler un esprit nouveau entraînant les despotes éclairés, dans un courant de réformes. Les Jésuites n'étant plus en odeur de sainteté royale, le Collège de Carcassonne ne dut son salut qu'à leur remplacement par les Doctrinaires. Les lettres patentes du 26 septembre 1764 portent confirmation du Collège à Carcassonne.

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    Imposte au-dessus de la porte du Lycée, rue de Verdun

     Le Collège national de Carcassonne des Prêtres de la Doctrine Chrétienne sera emporté en 1792 par la Révolution française. Après cinq années d'atermoiements, le décret du 18 germinal an III (7 avril 1795) institua les Ecoles centrales des départements. Le citoyen Fabre fut chargé "d'organiser avec célérité" l'Ecole centrale de Carcassonne dans les locaux de l'ancien Collège. Elle disparut dans le courant de l'an XI (1803). C'est après l'achat de terrains et de maisons permettant l'extension de l'établissement entre 1846 et 1854, que le Lycée impérial sera inauguré le 8 novembre 1854. Ce lycée, devenu Paul Sabatier après 1941, fermera en 1962 après la construction d'un nouveau, rue Alfred de Mussuet.

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    Destruction du lycée, rue des Études.

    Tout ce qu'il en reste aujourd'hui se trouve actuellement visible dans la rue de Verdun. Car pour le reste... A partir du début du mois de septembre 1970, les premiers coups de bulldozers de l'entreprise Combe furent donnés contre des murs du XVIe siècle. On n'épargna presque rien et tout partit dans une carrière située à l'Arnouzette. Tout cela parce que la municipalité Gayraud avait voté la destruction des bâtiments pour dégager 5000 m2 de parking. Un espace de stationnement de près de 200 places pour donner un nouvel essor au commerce du centre-ville, paraît-il. 

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    "On peut estimer que les usagers Carcassonnais pourront utiliser ledit parking pour les prochaines fêtes de fin d'année. Un beau cadeau de noël en quelque sorte, n'est-il pas vrai ?"

    (La dépêche du midi / Sept 1970)

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    Quarante sept ans après, le centre-ville ne va pas mieux. Pire ! Par la folie destructrice de municipalités n'ayant eu aucune conscience pour nos héritages culturels, Carcassonne a perdu une très grande partie de son patrimoine historique. En 2015, sans l'intervention de Julien Llamas alors lycéen à Paul Sabatier, l'ensemble des archives du Lycée impérial seraient parties aux ordures. Tout avait été déposé dans une benne par M. Mercardal, proviseur du lycée. Nous avons alerté les archives de l'Aude qui sont venues in-extremis sauver l'ensemble de ces documents. Ils sont aujourd'hui conservés et consultables par tous.

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    Ce qu'il reste de 400 ans d'histoire. 

    Sources

    Vieux murs et vieux papiers du Collège-Lycée de Carcassonne / J. Poux / 1907

    Notes et synthèses / Martial Andrieu

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