Je n'irai pas cette année aux commémorations du massacre de Baudrigue, le 19 août prochain près de Roullens. Les valeurs que défendaient les victimes sont incompatibles, selon moi, avec la présence officielle de certains élus de la ville de Carcassonne, auprès desquels je ne souhaite pas me montrer. Il y avait notamment des syndicalistes parmi les victimes ; elles travaillaient à la mine de Salsigne. Elles avaient été capturées le 8 août 1944 à Trassanel par les nazis. Elles luttaient pour la liberté syndicale, interdite par le gouvernement de Pétain depuis le 16 août 1940. Je ne représente rien, à part deux livres publiés sur Baudrigue et Jean Bringer. Personne n'en a s'en émouvoir ; c'est une démarche morale personnelle. Cela ne m'empêchera pas de me recueillir à Baudrigue, seul et sans tra la la, à un autre moment.
Commentaires
Bravo pour votre attitude que je partage. Et les drapeaux occitans semblent avoir disparus de notre paysage...; un nouvel "anschluss" au centralisme jacobin parisien via le RN-FN?? Alors qu à Paris le RN-FN ne fait que 5%....Va t on retrouver Vichy-capitale? Courage et vivons!