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  • Carcassonne au Musée des Augustins de Toulouse

    Fermé depuis 2019 pour travaux, le célèbre Musée des Augustins de Toulouse vient d'ouvrir à nouveaux ses portes au public. Si une partie de ses collections est actuellement visible, le visiteur pourra néanmoins d'ici 2027 admirer des oeuvres ignorées des carcassonnais. Parmi celles-ci, notons deux reliefs funéraires qui se trouvaient autrefois dans l'église Notre-Dame des Carmes de Carcassonne. On ignore la raison pour laquelle ils entrèrent en possession d'Alexandre du Mège, avant de devenir la propriété de la ville de Toulouse. A défaut de musée archéologique dans notre ville où ils auraient pu revenir par le biais d'un prêt, il faudra se rendre au Musée des Augustins pour les admirer. 

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    © Mairie de Toulouse

    Relief funéraire de Jean de Saint-André

    Marbre sculpté, vers 1526-1550

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    BATALIE DAVANT PAVIE MORVT — A LADICTE BATALHE NOBLE IEHAN
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    © Mairie de Toulouse

    Relief funéraire de Pierre de Saint-André

    Sculpté par Girolamo Viscardi (1467-1522)

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    Le 65 rue Jean Bringer appartenait en 1472 à Bertrand de Saint-André, plusieurs fois consul, c'est-à-dire maire, puis juge, et en 1536 l'hôtel devient la propriété de son fils Pierre, président du parlement de Toulouse. Le style des ouvertures, caractéristique de la fin du XVe siècle, permet d'attribuer la construction de l'hôtel à l'un ou à l'autre de ces personnages. Cette famille devint célèbre car les petits-fils de Bertrand furent, l'un président du parlement de Paris et l'autre, Martin, évêque de Carcassonne de 1513 à 1546. Ami des arts et apparenté aux plus grands personnages du royaume, on lui doit les vitraux Renaissance de la cathédrale d'alors Saint-Nazaire. Au XVIIIe siècle la maison fut morcelée entre plusieurs propriétaires et remaniée au siècle suivant, ce qui explique la façade très différente sur la rue jean Bringer. (Claude Marquié)

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    Une porte dans la cour intérieur de l'hôtel particulier

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